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L’ANRT adopte la note d’orientations stratégiques

Le Conseil d’administration de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) a adopté, mardi à Rabat, la note d’orientations stratégiques du secteur des télécoms à l’horizon 2013, indique un communiqué de la Primature. Cette note vise la poursuite du développement du secteur à moyen terme à travers la mise en place des mécanismes nécessaires pour la réduction des prix dans le secteur et l’augmentation des investissements dans les réseaux haut débit afin de répondre aux besoins de convergence des réseaux et des services et l’élargissement de l’utilisation de l’Internet haut débit, précise le communiqué rendu public à l’issue du Conseil d’administration de l’ANRT, tenu sous la présidence du Premier ministre, M. Abbas El Fassi. La note d’orientations stratégiques du secteur des télécoms vise également à garantir les conditions de la concurrence loyale pour les opérateurs du secteur et à activer le chantier législatif et organisationnel afin de permettre à l’Agence de traduire dans les faits les dispositions de la note et accompagner le plan «Maroc Numeric 2013». map

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Energie solaire : Le Maroc a enfin son pétrole?

Un plan de 9 milliards de dollars signé. Le projet sera confié à une agence spéciale. Une production électrique de 2.000 mégawatts d’ici 2020. Une enveloppe de 9 milliards de dollars, soit 1/10e du PIB national, sera réservée au projet d’énergie solaire. Un programme ambitieux qui cadre avec une tendance internationale marquée par le recours aux énergies renouvelables. Le contexte marocain s’y prête davantage, avec une quasi-dépendance énergétique des marchés internationaux. Le projet, présenté le 2 novembre à Ouarzazate au Souverain, porte sur la production électrique d’une capacité de 2.000 mégawatts. Il sera érigé sur une superficie totale de 10.000 ha. Ouarzazate, Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Aïn Beni Mathar notamment sont désignées pour accueillir les différentes centrales solaires. L’objectif étant de porter à 42% la part des énergies renouvelables dans les besoins électriques du Royaume en 2020. De l’avis de Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national d’électricité (ONE), «ces centrales produiront en phase de croisière environ 4.500 GWh annuellement, soit l’équivalent de la consommation de Casablanca». Plus que ça, les enjeux économiques liés à la réalisation de ce projet sont énormes. Il permettra déjà de réduire la facture énergétique qui s’est élevée à plus de 6 milliards de dollars en 2008. D’après les prévisions du département de l’énergie, «le projet permettra une économie annuelle d’un million de tonnes de pétrole, soit près de 500 millions de dollars. Et cela évitera l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an». Par ailleurs, selon Fassi Fihri, une partie de l’énergie produite sera exportée vers l’Europe. D’ores et déjà, la mise en œuvre du projet sera confiée à l’Agence marocaine pour l’énergie solaire. Elle aura en charge la conduite du programme de production d’électricité (qualification des sites, conception, études, choix des opérateurs, le suivi de la réalisation et l’exploitation)… «Cette entité sera dotée de capitaux publics avec la participation de l’Etat, le Fonds Hassan II, la Société d’investissement énergétique et l’ONE», explique le DG de l’ONE. Reste à trouver le montage financier adéquat pour accompagner le projet. Il ressort de la rencontre d’Ouarzazate que le financement sera assuré par des fonds public et privé nationaux et étrangers. Concrètement quelques pistes sont avancées notamment une participation du Fonds Hassan II au financement du projet. Mais également une contribution de la Banque mondiale dans le cadre du projet Energie solaire concentrée (ESC) dans la région Mena. Détail des projets Les premiers appels d’offres seront lancés en juin prochain. La centrale de Ouarzazate sera opérationnelle dès 2015. Les énergies renouvelables se positionnent aujourd’hui en tant que sources alternatives aux énergies conventionnelles. Avec le projet d’énergie solaire et l’importante manne financière qui l’accompagne, c’est également un marché immense qui s’ouvre pour les professionnels. Déjà la mise en service de la première centrale est attendue en 2015. Il s’agit du site de Ouarzazate qui accaparera plus de 2 milliards de dollars, sur un total de 9 milliards (voir page 2). Selon Ali Fassi Firhi, directeur général de l’ONE, «la pré-qualification des candidats pour la centrale de Ouarzazate interviendra en juin 2010. S’ensuivront les dossiers d’appel d’offres à l’endroit des sociétés et groupement pré-qualifiés en septembre». Par ailleurs, la réalisation du projet d’énergie solaire demandera un recours important aux ressources humaines étrangères. Le Maroc ne disposant pas de l’expertise nécessaire dans le domaine. De ce fait, un centre de recherche dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et des matériaux sera créé afin de capitaliser sur le savoir-faire étranger. «La concrétisation du projet solaire s’accompagnera du développement d’un tissu industriel national spécialisé, à travers le transfert du savoir-faire et de la technologie», relève le DG de l’ONE. Dans le détail, l’utilisation de l’énergie produite par les centrales s’accordera avec les besoins des différentes régions: Site de Ouarzazate: Ce site abritera une centrale d’une puissance de 500 mégawatts, sur une superficie de 2.500 ha. Elle permettra de réaliser une production annuelle de 1.150 GWh. n Site de Ain Beni Mathar: La centrale sera réalisée sur une superficie de 2.000 ha. Celle-ci développera une puissance de 400 mégawatts pour une production annuelle de 835 GWh. Site de Foum Al Ouad: L’infrastructure qui sera érigée sur une superficie de 2.500 ha aura une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle de ce site sera de l’ordre de 1.150 GWh. Par ailleurs, une partie de l’électricité générée par cette centrale sera utilisée pour le dessalement de l’eau de mer. Et ce en vue de satisfaire les besoins en eau potable de la région de Laayoune. Site de Boujdour: Il y sera implanté une centrale d’une puissance de 100 mégawatts, étalée sur une superficie de 500 ha. la production annuelle de cette centrale sera de 230 GWh. Comme sur le site de Foum Al Ouad, une partie de l’énergie générée servira au dessalement de l’eau de mer. Site de Sabkhat Tah: Le site abritera sur 2.500 ha une centrale d’une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle sera de 1.040 GWh. A noter que la région de Tarfaya accueillera un parc éolien de 300 mégawatts. D’un autre côté une étude de faisabilité sur la capacité de production d’électricité à partir de l’eau de mer est en cours. Potentialités Le Maroc bénéficie entre 2.800 et 3.400 heures d’ensoleillement par an. Ce qui renforce ses capacités de développement en énergie solaire. A côté, avec 3.500 km de côte, le potentiel éolien exploitable est de 6.000 mégawatts. Le potentiel total étant estimé à plus de 50.000 mégawatts. A cela s’ajoute une capacité importante en biomasse, avec 9 millions d’hectares de forêt. leconomiste.com

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Casablanca/Tramway : 340 millions de DH pour le centre de maintenance

Début des travaux fin 2010. Il accueillera 55 rames. Le tramway de Casablanca aura son centre de maintenance. Après le démarrage des travaux de sa première ligne en février 2009, l’on apprend aujourd’hui l’adoption du projet de construction de son «atelier-dépôt». «C’est dans ce local, qui sera implanté sur un terrain d’environ 7,5 ha dans l’arrondissement de Sidi Moumen, que toutes les fonctions vitales du tramway se dérouleront», indique Youssef Draiss, directeur de Casa Transport, maître d’ouvrage du projet de tramway. A noter que ce terrain fait partie d’un don royal devant contribuer à la réalisation d’un nouveau stade à Casablanca et les diverses installations s’y rapportant (parc, installations commerciales, aires de sports, etc.). Selon Draiss, «le futur centre de maintenance sera le véritable cœur de l’exploitation du réseau, de l’entretien et de la maintenance du matériel roulant». Il devrait, ainsi, recevoir un parc de 39 rames de 65 mètres de long chacune. A terme, les installations de maintenance et de remisage devraient accueillir 55 rames. C’est dans le pôle «atelier-dépôt» que seront regroupées toutes les infrastructures nécessaires au remisage et à la maintenance des véhicules et des installations fixes. Dans ce sens, l’on prévoit la mise en place d’une «station-service» qui sera dédiée spécialement aux vérifications techniques et à l’exploitation de la ligne du tramway en général. «L’atelier-dépôt du tram permettra également les circulations adaptées aux divers véhicules pour desservir les espaces auxquels ils doivent accéder», poursuit Draiss. Outre son atelier-dépôt, le centre de maintenance du tramway sera doté de trois autres pôles. Le premier sera dédié à la mission de gestion et d’exploitation. Les espaces majeurs étant les salles d’exploitation «trafic» et de régulation du tramway. Celles-ci devront gérer le contrôle continu de la circulation des rames, l’activité des voyageurs en station, la signalisation ferroviaire, le système d’information des voyageurs en temps réel, ainsi que le réseau d’alimentation électrique des lignes aériennes. Un autre pôle sera centré, quant à lui, sur les activités de conduite du tramway, de contrôle et de vente. «Il comprendra des salles de prise de service, des vestiaires et des sanitaires pour les conducteurs et le personnel chargé des opérations de contrôle et de vente», précise le directeur de Casa Transport. Le troisième pôle se chargera des activités administratives, des finances et du contrôle sécurité et qualité. Il regroupera, aussi, l’ensemble des missions de direction et de gestion des ressources humaines, commerciales et marketing. S’agissant des travaux de construction, il est prévu de les entamer au dernier semestre 2010. Un appel d’offres international sera lancé incessamment pour désigner la société qui se chargera de cette mission. Par ailleurs, le projet, dont le coût est estimé à 340 millions de DH, devrait être opérationnel avec la mise en service du tramway fin 2012. leconomiste.com

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Commerce mondial : L’OMC prévoit une régression de plus de 10%

Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a prévu une régression de plus de 10% des échanges commerciaux mondiaux au cours de 2010 en raison de la crise financière économique. «Le commerce est la victime de la crise financière (…) Il est estimé que le commerce mondial va régresser de 10 à 11% au cours de 2010», a indiqué le patron de l’OMC dans une déclaration publiée mercredi par «Al Ahram Hebdo». Il a qualifié de «normale» cette régression ainsi que l’adoption des pays de «mesures protectionnistes» en raison de la crise qui a affecté les négociations étant donné que «les pays dont les importations ont baissé, optent pour la mise en place de contraintes à l’accès aux importations». M. Lamy a, par ailleurs, affirmé que «l’OMC n’est plus une scène de dispute entre pays développés et en développement», faisant état de «divergences» d’intérêts même entre les pays en développement qui se divisent en plusieurs clans. Il a toutefois fait savoir que le seul moyen pour sortir de la crise consiste à conclure les négociations de Doha, relevant que «toutes les parties n’auront pas à payer le même prix». Revenant sur les points de discorde entre le nord et le sud surtout sur le dossier agricole et l’annulation des subventions au coton, M. Lamy a indiqué que les pays développés et en développement s’étaient mis d’accord sur 85% des concessions demandées dans ces deux dossiers entravant le cycle de Doha. M. Lamy a indiqué que des pays comme la Chine et l’Inde seront plus affectés par ces mesures du fait que «les quotas seront plus vite supprimés et les marchés seront ouverts plus rapidement aux pays les plus pauvres», précisant que «cette libéralisation peut s’étendre sur un à cinq ans, selon les résultats des négociations». MAP

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Marché du travail : Le taux de chômage s’établit à 9,8% au terme du troisième trimestre

Entre le troisième trimestre 2008 et la même période de 2009, 34.000 postes d’emploi ont été créés, résultat d’une création de 105.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 71.200 autres postes en milieu rural. Sur le front de l’emploi, l’étau se serait quelque peu desserré et une accalmie tout aussi relative que précaire aura concerné le marché du travail. Au terme du troisième trimestre, alors que le taux du sous-emploi s’est inscrit dans un trend haussier, celui du chômage a stagné. Selon le Haut Commissariat au Plan, «la population active en chômage a reculé de 1,6% au niveau national, passant de 1.123.000 au troisième trimestre 2008 à 1.105.000 chômeurs à fin septembre, soit 18.000 chômeurs en moins». Conséquence : le taux du chômage est passé de 9,9 à 9,8%. Dans les villes, il a avoisiné les 14,8%, alors qu’en milieu rural, il est passé de 3,9 à 4,3%. Au niveau sectoriel, les créations d’emplois ont concerné exclusivement les services avec 72.400 postes nouveaux (soit une augmentation de l’emploi dans le secteur de 1,6%) et le BTP avec 68.800 postes (soit +7,6%). Les autres secteurs ont connu, en revanche, une perte d’emplois ayant atteint 107.200 postes répartis sur l’« agriculture, forêt et pêche» (96.500 emplois perdus), l’industrie y compris l’artisanat (4.400 postes perdus). lematin.ma

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Office des changes : Recul de 36,9 pc des importations de blé à fin septembre 2009

Les importations du Maroc en blé ont accusé une baisse de 36,9 pc, passant de 2,8 millions de tonnes à fin septembre 2008 à quelque 1,76 million durant la même période de 2009, l’année qui devrait enregistrer une production céréalière nationale record de 102 millions de qx. Selon l’Office des changes, cette régression du volume importé a été accompagnée par le recul de 52,3 pc des dépenses générées par les achats de blé, qui sont passées de 8,9 milliards de dirhams à quelque 4,23 milliards. Les principaux fournisseurs du Maroc en blé, durant la période janvier-septembre, sont la France (831.300 tonnes), le Canada (453.200 tonnes), la Lituanie (78.200 tonnes), l’Ukraine (71.400 tonnes) et la Russie (59.700 tonnes), précise l’Office qui vient de publier les dernières statistiques sur les échanges extérieurs du Maroc. En raison des conditions climatiques favorables dans la plupart des zones agricoles, la production céréalière nationale 2008-2009 avoisinerait le chiffre record de 102 millions de qx, en hausse de 98,3 par rapport à la campagne précédente et 77 pc par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette production est répartie entre le blé tendre à hauteur de 43,4 millions de qx, l’orge pour 37,8 millions de qx et le blé dur avec 20,3 millions de qx. MAP

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Le projet marocain de l’énergie solaire ouvre de nouveaux horizons pour les investissements nationaux et étrangers

Le projet de l’énergie solaire, dont la cérémonie de présentation a été présidée lundi à Ouarzazate par SM le Roi Mohammed VI, ouvre de nouveaux horizons pour les grands investissements nationaux et étrangers, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar. “Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’ouverture et de partenariats entre le Maroc et plusieurs pays de son environnement”, a affirmé M. Mezouar dans une déclaration diffusée par la chaîne de télévision “Al Aoula” dans son journal du soir. Les cinq sites identifiés pour le lancement de ce projet, ont été sélectionnés dans des régions qui ont besoin de projets structurés générant de nouveaux emplois et investissements, a ajouté le ministre. Les retombées directes de ce projet, dont la réalisation nécessite des investissements financiers d’une valeur de 9 milliards dollars, se manifestent par le recul de la dépendance du Maroc en matière d’énergie et de développement de l’industrie se rapportant à ce domaine, a-t-il dit. Le projet marocain de l’énergie solaire, rappelle-t-on, vise la mise en place, en 2020, d’une capacité de production de 2.000 mégawatts, soit 38 pc de la puissance installée à fin 2008 et 14 pc de la puissance électrique à l’horizon 2020. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée conformément aux Hautes Directives du Souverain. MAP

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Loi de Finances 2010 : La fiscalité qui fait trembler le non-coté

IR: les cessions d’actions passent de 15 à 20% dans le projet de budget. Dégâts collatéraux pour l’investissement? Nous sommes vraisemblablement à la veille d’une polémique qui rappelle celle de la suppression de l’abattement sur cessions d’actifs en 2006. Sauf que cette fois-ci, c’est le non-coté qui est concerné et pour un autre impôt: l’IR. En effet, il s’agit d’une nouveauté du projet de loi de Finances 2010: les cessions d’actions non cotées à la Bourse seront taxées au titre de l’IR à 20% au lieu de 15%. Le dispositif concerne toutes les actions non cotées à la Bourse, à savoir les actions ou parts d’Opcvm dont l’actif est investi en permanence à hauteur d’au moins 60% d’actions, les actions de sociétés anonymes, les parts sociales de Sarl… La décision a d’ailleurs été débattue au cours d’une réunion provoquée samedi dernier au sein du Parlement par le groupe du Parti de l’Istiqlal sur le projet de budget. En 2008, le projet de loi de Finances 2009 avait lui aussi prévu une taxation au titre des cessions des actions non cotées à hauteur de 20% au lieu de 15%. Mais le ministre des Finances s’est finalement ravisé suite à l’examen du projet de loi de Finances au niveau du Parlement. «Nous sommes en droit de nous poser la question de l’opportunité et du timing de cette décision à un moment où la conjoncture traverse une crise très difficile et a surtout besoin d’une stratégie globale, cohérente quant au rôle de cet instrument qu’est la fiscalité», souligne un opérateur. Quelles motivations pourraient expliquer cette hausse? Selon un expert-comptable, «il pourrait s’agir d’une mesure pour encourager le marché financier qui est en ce moment en difficulté». Pour un autre professionnel des chiffres, il s’agit d’un pas vers l’instauration de l’équité fiscale. «Il n’y a pas de raison que les salariés soient soumis à un taux marginal de 38% et que les investisseurs qui placent leurs économies dans les actions non cotées soient taxés à seulement 15%», explique-t-il. De toute façon, il s’agit toujours d’un taux préférentiel puisqu’il est loin du taux marginal appliqué aux salariés», ajoute-t-il. En somme, déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul. Bien entendu, tout dépend du camp dans lequel l’on se situe. Les hommes d’affaires qui vont supporter le surcoût fiscal pourront toujours faire valoir des arguments en termes d’investissement ou d’emploi. Reste à savoir si, pendant la phase de la discussion du projet de loi de Finances, cette augmentation sera validée par le Parlement ou si elle sera reportée à la prochaine loi de Finances. Retour en force La taxation du non-coté à la Bourse à 20% au lieu de 15% avait déjà été annoncée il y a deux ans, mais suspendue à la dernière minute. Tel que précisé dans le Code général des impôts (CGI) de 2009, la taxation des plus-values était fixée à 10% selon l’article 73, alinéa 3, du CGI. Ce dispositif ne faisait pas de distinction entre actions cotées et non cotées. L’alinéa 3 a été abrogé par la loi de Finances, qui a prévu une taxation à 15% pour les plus-values des actions cotées aussi bien que celles qui ne sont pas cotées. LECONOMISTE.COM

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Le Maroc a engagé un vaste programme de réformes visant à favoriser la création de l’investissement

Le Maroc a engagé un vaste programme de réformes visant à favoriser la création de l’investissement, seul moyen pour générer des richesses, a estimé, jeudi à Skhirat, le ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, M. Ahmed Réda Chami. Pour définir ces programmes, «nous avons déterminé les filières les plus prometteuses» à travers des recherches et des études qui ont permis l’élaboration de plans et de pactes portant sur divers secteurs, a précisé M. Chami qui intervenait sur les «Stratégies d’attractivité et d’accompagnement des investissements» dans le cadre de l’axe «les nouvelles opportunités d’investissement» qui marque la deuxième journée du congrès international des femmes investisseurs arabes. Il a, à cet égard, cité le pacte Emergence, le Plan vert et la stratégie Maroc Numeric 2013, rappelant, d’autre part, que le Royaume a signé des Accords de libre échange, notamment avec la Turquie, l’Union européenne et des pays arabes ainsi que la conclusion prochaine d’accords similaires avec des pays africains. Ce faisant, a-t-il dit, le Maroc œuvre à améliorer son classement au Doing Business, rappelant que l’offre marocaine d’investissement repose sur une infrastructure industrielle intégrée, la formation des ressources humaines dans les secteurs industriels vitaux et l’octroi du soutien à l’investissement. De son cô té, M. Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a axé son intervention sur la formation et la qualification des ressources humaines et la réduction des écarts, notamment en matière du genre. Il a, dans ce sens, indiqué que le Maroc a engagé, lors de la dernière décennie, une panoplie de réformes, avec pour élément central la dimension sociale. Il a, à cet égard, cité l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), le renforcement du partenariat Etat/société civile, la stratégie nationale sur l’approche genre, la stratégie nationale pour la promotion des conditions de l’enfant et l’augmentation des budgets réservés au secteur social. Il a, dans ce cadre, rappelé des extraits du discours prononcé par SAR la Princesse Lalla Hasna à l’ouverture du Congrès, dans laquelle Son Altesse Royale a plaidé pour l’éducation et la formation des filles « qui doivent être les pré-requis incontournables, sans lesquels aucune transmission optimale des savoirs et savoir-faire au féminin n’est possible pour garantir la progression de la culture entrepreneuriale auprès des femmes”. De son cô té, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), M. Mohamed Horani a estimé que la femme arabe a fait preuve de hautes compétences dans la gestion des entreprises. M. Horani a appelé, à ce propos, les femmes à se doter du courage et du sens de responsabilité et de travailler inlassablement pour réaliser leurs objectifs. Le Congrès des femmes arabes investisseurs, ouvert mercredi à Skhirat, se poursuit ce jeudi dans le cadre du 2-ème axe prévu à l’ordre du jour de cette rencontre. Organisée par l’Union des femmes investisseurs arabes (UFIA), sous le thème “quelle stratégie de développement de l’investissement au féminin”, cette manifestation, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et dont la séance d’ouverture a été présidée par SAR la Princesse Lalla Hasna, se propose notamment l’élaboration de solutions alternatives et la mise en place de toute une panoplie de plans pour la consolidation de l’investissement au féminin. MAP

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Le patron de la CDG fait le point sur l’épargne longue

La croissance de l’économie nationale telle que le ministre de l’Economie et des Finances l’a présentée, repose en grande partie sur le renforcement de la demande intérieure, la consommation et l’investissement. L’investissement selon M. Mezouar sera porté cette année à 160 MMDH. L’effort est toujours soutenu même en période de crise et le rythme des investissements, en augmentation de 20%, ne cesse d’augmenter. Mais pour financer la relance, maintenir le rythme de la croissance et la dynamique des grands chantiers qui transforment à vue d’œil le Maroc, il faut s’assurer de capacités financières suffisantes, et en premier lieu mobiliser l’épargne longue. Comment, avec quelle politique, quels mécanismes et outils à mettre en place pour mobiliser et transformer cette épargne en investissements productifs et alignés avec les objectifs de développement économique et humain ? C’est l’objet de cet entretien avec Anass Alami, DG de la Caisse de dépôt et de gestion à l’occasion de la journée mondiale de l’épargne qui a lieu le 30 octobre. La CDG a inscrit, conformément à ses statuts, le développement de l’épargne, sa transformation en emplois d’utilité collective et la contribution et l’animation des marchés financiers au centre des missions qui lui sont dévolues. Elle centralise l’équivalent de 35% du stock de l’épargne institutionnelle et totalise en actifs sous gestion plus de 150 milliards de DH. Elle est le principal investisseur en valeurs du Trésor avec plus de 60% des actifs gérés. Outre sa position de leader sur le marché obligataire, la CDG, ses filiales et ses organismes gérés détiennent plus de 10% de l’ensemble de la capitalisation boursière. Reste que le développement de la collecte de l’épargne s’inscrit dans un environnement devant réunir les conditions optimales. L’attractivité du Maroc n’en sera que plus renforcée comme l’attractivité de l’épargne entravée actuellement par de multiples contraintes évoquées dans cet entretien par le directeur de la Caisse de dépôt et de gestion. lematin.ma

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