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J’ai lu pour vous… : « Blog Marketing » de Jérémy WRIGHT

Par Didier Thebaut ( chroniqueur exclusif ) – Fondateur de joujou de Paris J’ai lu pour vous… Ce mois ci

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Vos clients sont vos meilleurs vendeurs

Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) – Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation Oui, je sais, cette affirmation est bizarre , voire paradoxale mais elle est vraie …et souvent négligée. Vos clients, qu’ils soient contents ou même mécontents sont les vecteurs – bénévoles – de votre marque, de vos produits, de vos services. Le bouche à oreille a de tous temps été un puissant vecteur de recommandation. Aujourd’hui, la puissance de ce « média » est décuplée par les nouveaux moyens, plus rapides et plus faciles, mis à la disposition des clients : forums, sites comparateurs de prix, réseaux sociaux dont plus particulièrement Twitter et Facebook. De plus en plus, les consommateurs qui sont dans une phase active d’achat, vont s’informer sur Internet en prenant en compte les avis de gens comme eux qui ont déjà acheté les produits qu’eux-mêmes projettent d’acheter. Les ¾ des clients adoptent cette démarche, et les marques sont relativement absentes de ces espaces où pourtant l’on parle d’elles. C’est dommage. Des sociétés de service ont eu une démarche a priori iconoclaste et sont parties de l’idée d’inscrire les témoignages clients directement sur les sites des entreprises. J’entends d’ici les réflexions : mais les clients mécontents vont tuer mon image, ils vont me faire de la contre – publicité, la plupart des Français sont des râleurs congénitaux, ça va me décrédibiliser et tuer mon activité, etc. Eh bien, dans la réalité, c’est l’inverse qui se passe ! D’abord, contrairement à ce à quoi on pouvait s’attendre, 80% des témoignages sont des témoignages positifs*. Et les 20% négatifs donnent d’une part de la crédibilité aux témoignages positifs et d’autre part ne « cassent » pas les ventes : ce qui est un point négatif pour M. Durand ne concerne peut-être pas M. Dupont. Et les clients apprécient la transparence et le courage des entreprises auxquelles ils s’adressent. Cerise sur le gâteau, ces témoignages mis en scène par les entreprises augmentent sensiblement leur Chiffre d’affaires. Parmi les sociétés de conseil qui installent ce genre de prestation, je recommande la société Bazaar Voice… · il faut néanmoins mettre au point un système de modération léger pour éviter les attaques contre les concurrents, les insultes, les témoignages de faux clients émanants de vrais concurrents…

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Méfiez vous de la publicité !

Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) – Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation Un publicitaire cracherait-il dans la soupe ? Non, je suis convaincu que la publicité est LE moteur du développement économique. Mais elle y a des limites, et je vais vous inviter à réfléchir au fonctionnement de la pub et au mécanisme d’interaction qui s’installe entre tout émetteur et tout récepteur. Quand une entreprise conçoit et vend un produit (ou un service), elle le décrit dans une fiche technique, factuelle, a priori honnête. Elle confie cette fiche technique à un publicitaire dont le rôle est de détecter où se trouvent les consommateurs potentiels, puis de leur délivrer un message, de susciter leur désir et enfin de déclencher leur acte d’achat. Pour éveiller le désir, le publicitaire ne va pas faire de l’information mais de la publicité , c’est-à-dire qu’il va sublimer les qualités du produit/service et tenter de faire rêver le client. Et c’est là qu’il y a danger. En effet, face à ce message sublimé, le client va commencer à saliver, puis à rêver et prêter au produit/service des qualités qu’il n’a pas. Un fantasme se met en place dans son esprit, lié à la différence entre la réalité « vraie » et la réalité perçue. Au moment crucial de la prise en main du produit, plusieurs cas peuvent se passer : – soit le produit rempli les besoins et les rêves du client et donc tout va bien. C’est le début, ou la consolidation, de la fidélisation – soit le produit a été survendu et il y a un écart plus ou moins important entre ses qualités réelles et ce que le client attendait – rêvait –. Là, cet écart se traduit par la déception, laquelle enchaine à son tour le mécontentement, les réclamations, la perte de confiance et le début de l’infidélité ; et comme on dit maintenant, le démarrage du « bad buzz ». Pour éviter cela, les américains ont inventé le principe : Under promissing Over delivering : promettez moins que ce que vous allez fournir. Conclusion : Faites rêver vos clients, racontez leur des histoires qui vont les captiver et les séduire… Mais assurez vous que le produit ou le service que vous allez fournir est à la hauteur de vos promesses. Sinon, votre vente ne sera qu’un feu de paille. Et comme chacun le sait, les feux de paille ne chauffent guère et ne durent jamais bien longtemps.

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ISFOTEG : Centre de Formation Continue

Activités : Le Centre de Formation Continue de l’ISFOTEG organise ainsi des stages, des cycles diplômants et certifiants qui permettent à chacun d’actualiser leurs connaissances et leurs compétences spécifiques et transversales. Pour nous, il est déterminant de pouvoir vous offrir une palette de prestations la plus complète possible et des services toujours plus personnalisés. Les actions de formation continue déjà réalisées au profit des entreprises ont couvert les domaines principaux suivants : – Informatique générale – Pratique de logiciels – Langues anglaise, française et espagnole – Langue Commerciale, Langue des affaires – Marketing – Méthodes quantitatives de gestion – Finance – Management des Ressources Humaines – Communication – Comptabilité – Gestion financière – Audit et Contrôle de Gestion – Gestion de la Production – Gestion des stocks et Approvisionnements – Management de la Qualité – Banque et Assurances – Logistique – Formation des formateurs Adresse: 47, Bd Pasteur, 90000, Tanger. Téléphone fixe : 0539937101 FAX : 0539371771 E-mail: isfoteg@menara.ma Site : http://www.isfoteg.net.ma

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MIT Opencourseware : se former gratuitement sur le net

Par Philippe Bertrand (chroniqueur exclusif) – Entrepreneur et Manager Internet n’est pas synonyme de nouvelle économie pour rien : il a transformé notre accès à l’information et l’utilisation que l’on peut en faire.

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Première édition du Salon «Marca Maghribia» du 3 au 6 décembre à Casablanca

L’objectif de cet événement est la promotion des produits et services de la marque marocaine. Le ministère du Commerce extérieur organise, du 3 au 6 décembre à l’Office des Foires et Expositions de Casablanca, la première édition du salon “Marca Maghribia”. Il s’agit d’un rendez-vous destiné à la promotion et la valorisation des produits et services de la marque marocaine, pour tous secteurs confondus, aussi bien à l’échelle nationale qu’internationale, indique un communiqué du ministère. Cette exposition est vouée à être une vitrine et un espace de promotion de produits et services marocains, dont certains sont de notoriété internationale, vise à mettre en valeur les efforts déployés par le Royaume en matière de propriété intellectuelle et de développement de marques, ajoute le communiqué. Ce salon cherche en outre à vulgariser les potentialités de l’offre marocaine auprès du consommateur national et de l’encourager à en consommer, et sera progressivement ouvert sur les acheteurs internationaux des marques marocaines. Cette manifestation cherche également à sensibiliser les entreprises marocaines à développer leurs marques, pour renforcer la fidélité des clients, puisqu’elle est une assurance de qualité et assurer leur entrée aux nouveaux marchés, précise la même source. Outre l’aspect purement marketing de ce salon, des conférences et ateliers seront organisés au profit des responsables marketing et commerciaux des entreprises participantes, afin d’apporter toutes les informations relatives aux avantages multiples que procure une marque déposée. Quatre tables rondes sont également prévues le 4 et 5 décembre sous les thèmes suivants, “la marque : valeur et attractivité”, “comment s’informer, se protéger et faire valoir ses droits en matière des marques ?”, “Programme Rawaj” et “les accords de libre-échange : une opportunité pour les marques marocaines”. la vie eco

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Commerce mondial : L’OMC prévoit une régression de plus de 10%

Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a prévu une régression de plus de 10% des échanges commerciaux mondiaux au cours de 2010 en raison de la crise financière économique. «Le commerce est la victime de la crise financière (…) Il est estimé que le commerce mondial va régresser de 10 à 11% au cours de 2010», a indiqué le patron de l’OMC dans une déclaration publiée mercredi par «Al Ahram Hebdo». Il a qualifié de «normale» cette régression ainsi que l’adoption des pays de «mesures protectionnistes» en raison de la crise qui a affecté les négociations étant donné que «les pays dont les importations ont baissé, optent pour la mise en place de contraintes à l’accès aux importations». M. Lamy a, par ailleurs, affirmé que «l’OMC n’est plus une scène de dispute entre pays développés et en développement», faisant état de «divergences» d’intérêts même entre les pays en développement qui se divisent en plusieurs clans. Il a toutefois fait savoir que le seul moyen pour sortir de la crise consiste à conclure les négociations de Doha, relevant que «toutes les parties n’auront pas à payer le même prix». Revenant sur les points de discorde entre le nord et le sud surtout sur le dossier agricole et l’annulation des subventions au coton, M. Lamy a indiqué que les pays développés et en développement s’étaient mis d’accord sur 85% des concessions demandées dans ces deux dossiers entravant le cycle de Doha. M. Lamy a indiqué que des pays comme la Chine et l’Inde seront plus affectés par ces mesures du fait que «les quotas seront plus vite supprimés et les marchés seront ouverts plus rapidement aux pays les plus pauvres», précisant que «cette libéralisation peut s’étendre sur un à cinq ans, selon les résultats des négociations». MAP

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Comment défricher de nouveaux espaces en période de crise ?

Par Vincent Rivalle (chroniqueur exclusif) – KDZ’ID (Accompagnement au développement de TPE et PME) – TRAD ONLINE (Associé – Société de traduction) En discutant avec de nombreux chefs d’entreprise, il semble que beaucoup d’entre eux aient la tête pleine de nouvelles idées (nouveaux produits, nouvelles activités, nouvelles manières d’adresser leurs marchés, etc.), au point qu’il est parfois difficile de commencer des réunions, ateliers ou petits-déjeuners en commun sur des sujets très opérationnels et courts termes. Pourtant, la très grande majorité d’entre eux se raccroche au trop rapidement utilisé « la tête dans les étoiles et les pieds dans la glaise ». Ils ne sont pas les seuls dans leurs entreprises et leur écosystème à avoir des idées, leurs collaborateurs, leurs sous-traitants, leurs clients…les sources d’idées sont nombreuses. Que faire de toutes ces idées, intuitions, nouvelles pistes ? N’est-il pas dommage de les oublier, de les mettre de côté dans le meilleur des cas, de les enterrer dans le pire…et au final, d’avoir l’impression de s’autocensurer et de brider sa créativité et celle de ses collaborateurs. Avoir une idée n’est que la première étape…on peut souvent lire et entendre ça et là que l’étape cruciale est la mise en application, le passage à l’opérationnel. Une même idée innovante germe dans beaucoup d’esprits au même moment…c’est la personne qui sait comment, avec qui et quand la mettre en application qui « remporte la bataille ». Je me pose la question : que nous manque-t-il, que manque-t-il aux responsables d’entreprises aujourd’hui pour expérimenter de nouvelles voies ? Une première réponse évidente : les ressources… Toutes nos entreprises sont aujourd’hui dimensionnées au minimum en ce qui concerne les ressources. Comment faire aujourd’hui pour détourner ces personnes de toutes les taches nécessaires à la bonne marche de l’activité ? C’est un vrai sujet. Une deuxième réponse : les compétences nécessaires… Les entreprises regorgent de collaborateurs avec des compétences pointues, qu’elles soient connues ou cachées. Si les compétences manquent…les moyens aujourd’hui permettant de les identifier sont très nombreux (réseaux physiques, réseaux sociaux, partenaires, recommandations, etc.). Cela ne semble pas être le sujet central. Un point important certes, mais gérable. Il faut aussi noter que les livres de management et la pensée "globale/généraliste" répètent inlassablement… « il faut avoir une stratégie qui priorise et concentre ses actions et ne pas se disperser »…ce n'est pas totalement faux, mais cela renforce par la même cette frustration d’avoir parfois la sensation de passer à côté d’une opportunité. Alors pourquoi toutes ces idées se perdent ? 3M a souvent été cité pour sa gestion de l’innovation. Les managers devaient permettre (voire même, encourager) aux collaborateurs le souhaitant de prendre du temps « sur leur temps de travail » pour développer de nouvelles idées et mener des expérimentations. Cet espace d’expérimentation en interne est ou était possible au regard de la taille de l’entreprise…Dans les PME ou TPE…cela semble être, dans une très grande majorité des cas, un peu difficile à organiser… J’ai rencontré D.Guillard de la société Daydream qui, dans son offre, propose une approche bien particulière qui a fait tilt chez moi : Daydream, qui est spécialisé dans un ou deux secteurs technologiques bien précis (les plastiques notamment), mets à disposition une équipe projet dédiée en deux temps : · En amont, aider ses clients à passer, si je peux résumer ainsi, d’une intuition à une certitude quant à l’existence d’un marché · En aval, mettre à disposition une force commerciale dédiée qui, en fonction des clients, se charge de tester ce nouveau marché, défricher, et procéder aux premières ventes. Ensuite, le client décide de ré-internaliser la compétence et le sujet, de continuer avec les équipes de Daydream ou d’abandonner le projet. Je résume et simplifie : Daydream, sur son secteur bien précis, permet à ses clients de passer du rêve à la réalité (qui peut être rude dans certains cas) et d’avancer avec des faits et non des suppositions. Quand on aborde le thème de l’innovation, les bonnes pratiques suggèrent souvent de « tuer » ou, beaucoup mieux, « de recaler ou reconfigurer » des idées que de les laisser en suspend…Ceci pour des questions de frustrations, d’énergie dépensée, etc. Tout cela a renforcé mes convictions. D’autres entreprises prospèrent agréablement en temps normal, mais surtout en période de crise. L’offre proposée est simple : « laissez-nous regarder, fouiller chez vous, soulever la poussière, vider vos fonds de tiroir,…et, en nous appuyant sur notre expertise multisectorielle, nous dénicherons des pépites que vous valoriserons pour vous, ou nous vous les achèterons ». Ces pépites peuvent prendre la forme de brevets dans le cas où un portefeuille de brevets vieillissant ou sous utilisés serait livré à l'analyse de ces acteurs. Il peut s'agir aussi de sous-produits, technologies, savoirs-faires, outils-maisons, processus, réseaux de distribution, sous-traitants maitrisés, etc. Je pose ici une question : quel avenir pour une entreprise qui aurait pour mission d'aider les entreprises à explorer de nouvelles voies, en les accompagnant sur la création de la nouvelle offre et en prenant en charge le développement de l'activité pendant les premiers temps. Une sorte de spin-off, cadrée par un contrat et des engagements "bétons", et très souples, agrégeant des experts autour d'un noyau dur, garant du processus et détenant les savoirs-faires au cœur de la démarche "de l'offre à la mise sur le marché". Je parle de projets tels qu’expérimenter un nouveau service, identifier un partenaire et structurer une nouvelle offre, … Le gain pour l'entreprise : capitaliser sur ses actifs sans prendre de risques forts d'investissements lourds, sans disperser ses troupes (allez faire vendre à un commercial un nouveau produit pour lequel il doit évangéliser ses prospects…alors que "ses" produits traditionnels se vendent déjà très bien et sans effort supplémentaire…pas si simple, non ?). Pour finir, non une question, mais une proposition cette fois. Créer un nouveau dispositif – oui, encore un…mais s'il est bien outillé, simple et connu…je me porte (presque) garant de son succès et de sa rentabilité pour la TPE ou la PME – un dispositif sur le modèle du Cifre (axés sur les thèses), avec une dose du dispositif VIE mais sans avoir pour but un projet de recherche s'inscrivant dans un parcours de doctorant, ni avoir comme but le soutien à l'internationalisation, mais avec un objectif clair de "défricheur de nouveaux marchés ou offres, d'intrapreneur permettant de mener de tels projets pour la PME en mal de nouveaux territoires. Financé par l'état car s'inscrivant dans cette volonté de faire se développer nos trop nombreuses petites entreprises pour passer le cap fatidique en terme de taille et pourquoi pas, mettre en place un système de rémunération du dispositif (permettant de financer à son tour des nouveaux "intrapreneurs" en fonction de la réussite du projet ? En allant un cran plus loin, on pourrait même parler d’une avance remboursable en cas de succès du projet, sauf si embauche en CDI de l’intrapreneur. On dit souvent qu’en France, on a des idées mais que ce sont les autres qui réussissent à les transformer…. Faisons en sorte que cela change.

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L’autorité par le respect

Par M’hamed Drissi ( chroniqueur exclusif ) – Ph.D Management Si l’autorité génère du respect, elle traduit une réciprocité respectueuse entre personnes qui crée une relation d’autorité ès qualité, entre le dirigeant et ses collaborateurs. Cette relation part du respect comme autolimitation de son action pour aller jusqu’au respect mutuel. En effet, le dirigeant moderne est plutôt appelé à dispenser aide et assistance à son personnel de manière à ce que celui-ci le considère comme un dirigeant et non comme un chef, une aide plutôt qu’un « patron » à l’ancienne. Logiquement, les individus s’inscrivent dans la logique de l’autorité « respectueuse » mais non pas pour subir les caprices du « chef ». Il importe à cet effet de préciser qu’une autorité découle soit d’un statut au sein d’une entreprise, soit d’un sociogramme . La première est issue d’un organigramme, d’une hiérarchie ou d’une instance reconnue faisant autorité dans l’organisation. La seconde relève d’un système où les relations sociales sont informelles : celle-ci est octroyée par le regard des autres. Quelle que soit son origine, l’autorité est réelle et s’exerce simplement et de façon naturelle, adoptant souplesse et fermeté, mais sans déviation vers l’autoritarisme. Diriger exige en effet une certaine fermeté, mais il ne consiste pas à écraser ses collaborateurs. Un bon manager c’est celui qui montre la voie, qui encadre et crée l’adhésion à un projet d’entreprise. Il ne faut surtout pas généraliser car l’autorité ne peut pas s’exercer d’une manière uniforme. Tout dépend des caractéristiques personnelles des managers et de leur style de management : plus leur maturité est élevée, plus l’autorité est partagée par le biais de la délégation. C’est là un défi pour le manager actuel, qui a pour rôle majeur de créer l’environnement de travail opportun et de fournir des conseils pour donner aux membres de son équipe les moyens d’atteindre les objectifs intermédiaires auxquels il ne peut espérer contribuer lui-même en raison du rythme du changement et des pressions dues au temps. Le temps est en effet devenu de nos jours une denrée rare et périssable qu’il convient impérativement d’utiliser à bon escient car elle est une ressource irremplaçable et incompressible. Il s’ensuit que le manager moderne doit utiliser au mieux son temps, en déléguant davantage de responsabilités tout en accordant une place importante à l’exemple qu’il donne et aux compétences qu’il peut acquérir car c’est sur elles , et non sur un pouvoir autocratique, que reposera son autorité. En fait, si l’autorité est bien utilisée, elle conditionne les actions et le comportement de l’ensemble du personnel de l’entreprise. Elle est le fil commun qui relie les diverses unités de l’organisation, rendant ainsi possible l’existence même de l’entreprise et un travail collectif efficace de tout le personnel. Généralement, l’autorité réelle s’acquiert avec le temps et l’expérience. Elle a comme base cinq ressources du pouvoir qu’un individu peut avoir sur les autres : le pouvoir légitime, le pouvoir de coercition, le pouvoir de gratification, le pouvoir de la compétence et le pouvoir de l’exemple. Chacun de ces différents types de pouvoir peut être exercé par le dirigeant, mais nous estimons que ces bases du pouvoir, même si elles influencent effectivement à tous les niveaux, elles ne conditionnent pas nécessairement la mise en œuvre de l’autorité. Traditionnellement, l’autorité est descendue du haut d’une organisation vers le bas, des propriétaires ou actionnaires vers le conseil d’administration, vers le président, vers les vices- présidents, vers les cadres intermédiaires et vers les employés de différentes positions hiérarchiques. Néanmoins, les bases du pouvoir ou de l’influence ne conditionnent pas l’usage de l’autorité, mais elles ont plutôt des effets sur la façon dont l’autorité est exercée par les dirigeants et acceptée par les collaborateurs. A titre d’exemple, un conseil d’administration composé d’individus très expérimentés et respectés exercera un style d’autorité plus orienté vers la compétence, qui sera probablement accepté par le président et les subordonnés. Par contre, un conseil incompétent peut exercer la même dose d’autorité par la coercition ou par l’influence des gratifications, mais il est probable que l’exécution des ordres sera moins bien acceptée : d’autant qu’une atmosphère de peur et suspicion n’a jamais contribué à la réussite de l’entreprise. Au contraire, elle est source de conflits et de marasme. Aussi, estimons – nous que dans la mesure où le dirigeant respecte le principe de parité entre l’autorité et la responsabilité ( obligation pour un individu de réaliser les activités qu’on lui a assignées du mieux qu’il peut), les choses se passeront dans de meilleures conditions. A vrai dire, la responsabilité donne à la personne l’obligation de mener à bien les tâches qui lui sont confiées grâce à l’exercice de son autorité. Mais l’autorité, sans la responsabilité, n’a pas de fin ultime qui justifie son existence. De même la responsabilité, sans autorité nécessaire pour l’accomplissement des tâches assignées sonne creux. Elle-même source de stress du « responsable ». Par ailleurs, le fait que quelqu’un n’assume pas la responsabilité de l’accomplissement des tâches assignées est une situation non moins mauvaise au plan de la gestion qui porte préjudice à l’entreprise. D’où la nécessité d’accorder à ses collaborateurs la responsabilité doublée d’une autorité suffisante pour qu’ils puissent assumer leur rôle au sein de l’entreprise dans les meilleures conditions possibles. Les plus compétents d’entre eux auront en plus l’avantage d’inspirer confiance et respect ce qui leur donne un avantage supplémentaire par rapport à ceux qui jouissent de la seule autorité hiérarchique.

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Pourquoi l’entreprise doit-elle s’engager dans le Développement Durable ?

Par Michael Damiati ( chroniqueur exclusif ) – Spratley-Conseil Sud Parisien J’ai choisi de traiter cette question car j’ai eu en retour de mon dernier message (qui n’engage pourtant que ma vision), des réactions sur ce que considèrent les "détracteurs" comme une « mode du verdissement ». Il semble donc utile de rappeler que dans quelque système que ce soit, la raison d’être d’une entreprise est de créer de la valeur…. Et non de régler tous les maux de la planète. Toutefois, ce qui se fait dans l’entreprise a forcément (de manière plus ou moins importante en fonction de la nature de son activité) un impact sur l’environnement. Heureusement que dans notre société il y a des acteurs plus légitimes pour gérer la problématique environnementale, je pense bien entendu aux politiques, aux ONG, aux tissus associatifs….Mais les entreprises ont aussi leur rôle à jouer. Pourquoi me direz-vous ? Pourquoi les entreprises doivent-elle s’engager dans une démarche de développement durable ? Tachons d’avoir des réponses en gardant à l’esprit la raison d’être de l’entreprise : LA CREATION DE VALEURS   Tout d’abord pouvoir continuer à créer de la valeur dans de bonnes conditions. La protection de l’entreprise à travers la protection de la planète. Le bien-être de la première dépend du bien-être de la seconde.   Ca a l’air tellement simple qu’il est nécessaire de le rappeler. Les entreprises ont tout intérêt à participer activement aux actions locales, nationales, voire internationales pour qu’il continue de faire bon vivre sur la planète. La Palisse n’aurait pas dit mieux….. Ensuite s’adapter aux pressions réglementaires qui depuis quelques années sont de plus en plus fortes et ne risquent pas de s’inverser. Ainsi ces dernières années, nous avons pu constater la multiplication de directives en faveur de l’environnement, notamment dans le domaine de l’habitat, du transport … A titre d’exemple, aujourd’hui en moyenne un véhicule émet 160gr/CO² par Kilomètre.   Une directive Européenne impose en 2012 (c’est-à-dire demain) une émission de 130 gr/CO² par kilomètre soit – 20%. Cela représente déjà un bel effort….. Oui mais. Mais Bruxelles prévoit dés 2020 (c'est-à-dire après demain) un objectif de 95gr/CO² par kilomètre avec de lourdes pénalités : 5€ au premier gramme dépassé, 15€ pour le deuxième, 25€   pour le troisième, et 95 € pour le quatrième. . Quelle entreprise pourra s’astreindre de cette nouvelle directive??? Enfin profiter du développement durable comme levier de performance pour l’entreprise en améliorant son efficacité économique et financière. A condition bien sûr de dépasser l’idée du Greenwashing (c’est-à-dire le verdissement qui n’agirait uniquement que sur l’image de l’entreprise). Ou comment bénéficier de véritables réductions de coût et d’une amélioration des procédures de travail au profit de la planète mais aussi du social et des salariés(égalité professionnelle homme-femme, le handicap, la lutte contre les discrimination…). Evidemment ces changements prennent du temps, mais au bout du compte, en tant qu’entreprise vous devrez vous conformer à ces nouveaux règlements. Pour répondre à la question en titre, deux attitudes sont envisageables : Soit vous attendez le dernier moment et le plus souvent vous n’avez ni le temps, ni les moyens de vous mettre rapidement en conformité. Vous vous retrouvez donc dos au mur et cela vous coute cher, aussi bien financièrement (pénalités), qu’en termes d’image auprès de vos clients et fournisseurs.   Ou alors vous gardez un œil, sur ces nouvelles règles, vous pouvez alors anticiper au mieux ces évolutions. En général, se mettre en conformité dans les temps, vous coutera au final moins cher (aides et subventions) et au passage, vous vous ferez "bien voir" par vos clients et par les pouvoirs publics, ce qui n’est pas à négliger. D’une pierre deux réponses….

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