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L’importance de la formulation des objectifs dans la gestion des entreprises

Par M’hamed Drissi ( chroniqueur exclusif ) – Ph.D Management L’objectif est le mot clé de toute entreprise moderne qui planifie la réalisation de ses projets sur la base d’un programme d’action bien précis. Fixer un objectif exprime la bonne démarche de l’entreprise et manifeste la clarté et le sérieux que ce soit dans le travail qu’elle désire effectuer ou les projets qu’elle compte réaliser. Ce terme exprime le plus exactement possible ce que l’entreprise veut atteindre, dans le détail et généralement à plus court terme. Une fois défini, l’objectif implique un engagement personnel du dirigeant, d’où l’importance majeure de la formulation des objectifs dans la gestion d’entreprise. En effet, tout objectif de gestion de projet est sujet à interprétation. Aussi, conviendrait-il de bien évaluer ledit projet et veiller à ce que les objectifs définis préalablement soient clairs et précis afin que l’exécution du projet ou de l’opération soit effectuée dans de meilleures conditions. A vrai dire, pour progresser, l’entreprise doit fixer des objectifs car rien ne se produit si l’on ne se fixe pas d’objectifs à court, moyen et long termes. Privée d’objectifs, l’entreprise se laisse souvent aller à la dérive. Elle se heurte aux difficultés aussi bien en interne qu’en externe, sans jamais connaître sa direction : son travail restera toujours anarchique et flou. Se fixer des objectifs est donc fondamental voire vital pour la pérennité d’une entreprise. La définition des objectifs fait partie des techniques de gestion des organisations. Ces techniques se présentent comme suit: l’organisation, la planification, le contrôle et l’activation. La formulation des objectifs fait partie de la planification, l’une des fonctions fondamentales de la gestion de l’entreprise. Et si celle-ci néglige volontairement ou accidentellement une ou plusieurs de ces fonctions, elle encourt le très grave risque de faillite, d’où sa chute et par conséquent sa disparition. Il importe de rappeler à cet effet que la gestion est un ensemble de techniques issues de l’art et de la science : elle est une science prouvée et prouvable et la planification englobe toutes ces techniques. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle est scientifique puisqu’elle prévoit, calcule, applique et contrôle l’exécution des mesures prises pour atteindre les objectifs escomptés. Il est par ailleurs essentiel de préciser à cet égard que la fixation des objectifs dans la gestion d’entreprise nécessite bien entendu de mettre obligatoirement des moyens pour leur réalisation. Aussi, ces moyens sont d’ordre financier, humain, intellectuel, matériel et commercial. Un projet nécessite souvent de pouvoir disposer de moyens financiers plus ou moins importants, en fonction, notamment de l’importance des opérations à effectuer et de la taille du projet. Il est donc, recommandé d’évaluer au mieux les besoins en matière de ressources financières , et ce , eu égard aux multiples considérations devant être appréciées par les bailleurs de fonds selon qu’il s’agisse d’organismes financiers traditionnels ou de sociétés d’investissement. En fonction de l’importance du projet, il importe également de définir les moyens matériels et/ou commerciaux à apporter et/ou à mettre à disposition. C’est aussi à ce stade qu’il faudra s’interroger sur l’éventuelle vétusté des instruments et outillage de production. N’est-il pas besoin d’envisager de nouveaux investissements, avec en corollaire une analyse des moyens financiers précités ? Tout projet exige également la mobilisation des ressources humaines suffisantes pour le réaliser dans les meilleures conditions possibles et dans les délais prescrits. Généralement, les PME et PMI, en raison du coût social du personnel, ont tendance à restreindre l’effectif de l’entreprise. Cette politique peut porter préjudice à la réussite du projet voire à la crédibilité de l’organisation. Aussi, conviendrait –il de recourir au recrutement du personnel qualifié pour la réalisation des projets de grande envergure ou tout au moins recourir à la sous traitance. En effet, tout projet nécessite l’implication des hommes aux compétences spécifiques et de qualité pour le mettre en œuvre, et éventuellement faire appel à des personnes extérieures spécialisées qui pourraient réaliser le projet selon les engagements pris. Lorsqu’il s’agit d’un projet complexe, il est recommandé de lui affecter des gens de qualité, formés en la matière ayant une meilleure expertise dans le domaine. Il est également indiqué de choisir dans la structure des personnes favorables à la coopération, à la communication et qui adhèrent au travail d’équipe. Cette affectation de compétences constitue d’ailleurs, bien avant les moyens matériels et financiers, un élément clé de la réalisation des objectifs fixés au préalable.

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Vous n’êtes pas Bill Gates et vous ne le serez jamais

Par Michael Ferrari (chroniqueur exclusif) – Consultant BPM et animateur du site Esprit-riche.com L'entreprenariat est entouré de nombreux mythes dont l'un des plus néfastes est sans conteste l'ensemble des success story que l'on aime à entendre. Je me souviens que lorsque j'étais à la recherche d'une idée de business, je m'étais naturellement tourné vers ceux qui avaient réussi pour espérer trouver de l'inspiration. En étudiant leurs histoires et leurs attitudes, j'espérais trouver quelque chose qui pourrait me servir et provoquer un déclic chez moi. La lecture des histoires étonnantes de ces grands noms (Gates, Brin & Page, Trump, Buffett, Ellison…) provoque cependant plus d'effets négatifs que d'enthousiasme : elles vous renvoient à votre situation et le poids du mythe vous écrase. Il démobilise. Il désarme. Comment, vous, avec ce que vous avez actuellement pouvez imaginer marquer l’histoire de votre nom ? La manière dont sont racontées ces histoires est souvent trompeuse et très romancée. Lorsqu'on y regarde de plus près, on constate que ces noms ont un point commun : ils ont, à un moment ou à un autre eu énormément de chance. Oh, je sais vous allez me dire que la chance se provoque et vous aurez raison : je partage cette idée mais je sais aussi que parfois, la chance favorise particulièrement un projet ou une personne. Pourquoi n'y a-t-il pas un second Gates ? Et si certains avaient plus de chance que d'autres ? Si l'on regarde encore plus en détail, on voit aussi que ces réussites ne sont totalement pas hasardeuses : ce n'est la chance seule qui a mis en place, d'un coup de baguette magique, l'ensemble des conditions nécessaires à leur réussite. Ils avaient réunis l'ensemble de ces conditions auparavant. L'histoire de Bill Gates est étonnante, on y apprend par exemple que sa mère avait un réseau de connaissances qui lui a permis de rencontrer de nombreux dirigeants dont notamment ceux d'IBM, les premiers clients qui, par l'une des plus coûteuses erreurs de jugement sur l'intérêt commercial du logiciel, participa à la création de Microsoft. Il a donc bénéficié d’un contexte favorable : l’accès à l’informatique à une époque où une salle se louait à l’heure, un cursus scolaire dans l’une des meilleures écoles du monde… Gates n’a pas parié sa vie en prenant un risque inconsidéré. Ainsi je rencontre régulièrement des gens qui attendent d'avoir une idée géniale à la hauteur des success story que l'on connait : ils essaient d'écrire, avec un certain romantisme, leur success story à l'avance. Nous avons tendance à vouloir ressembler à ceux qu'on admire en oubliant que la possibilité de réussir que l'on possède est intimement liée à ce que nous sommes au plus profond de nous même et pas à ce qu’on essaie de copier chez les autres. Le « mythe du Gates » crée cette illusion écrasante qui détourne de nombreuses personnes de leurs envies de projet. Le mythe du Gates est d'ailleurs parfois illustré quelqu'un de plus local, proche de soi comme un collègue, un parent ou un ami mais dans tous les cas ce que vous êtes est votre meilleur atout pour créer votre recette du succès et ce n’est pas en voulant ressembler à un autre que l’on peut exploiter ses talents. Alors que cela soit dans la préparation du projet ou durant son exécution, n'oubliez pas que les formidables histoires qu'aime particulièrement la presse ne doivent pas vous désarmer mais vous inspirer. Elles sont là pour nous montrer que nous pouvons aller beaucoup plus loin que prévu. Elles sont aussi là pour nous rappeler que nous devons être suffisamment intelligents pour reconnaitre lorsque nous avons de chance. Provoquez la chance et profitez-en mais n'attendez pas d'être une bonne histoire pour agir.

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Innover ou disparaître : telle est la question !

Par Karim Bouassem (contributeur exclusif) – Chef de Projet« Être ou ne pas être » est la célèbre réplique que Shakespeare a mise dans la bouche de Hamlet regardant un crâne qu’il tient à la main ! Cette réplique théâtrale n’est plus un jeu quand elle vient à l’esprit de l’Entrepreneur qui réfléchit sur le sens de l’existence de son entreprise dans un environnement de crise. En effet, devant une conjoncture mondiale gravitant autour de l’astre « Crise » l’Entrepreneur tenant à la main son bilan ainsi que son tableau de bord, n’a plus d’autres choix « Innover ou disparaitre !» L’innovation devient, par la force des choses, omniprésente dans la vision et la culture même de l’entrepreneur. Toutefois, elle garde sa particularité d’incertitude. Son management repose ainsi sur un double paradoxe : – concilier vision et créativité d’une part, rigueur et contrôle d’autre part ; – mener à bien simultanément les activités d’exploitation des produits existants, sources des revenus actuels de l’entreprise, et les activités d’exploration aboutissant au lancement de produits nouveaux, sources de ses revenus de demain. Ce paradoxe constitue aujourd’hui un véritable défi d’entrepreneuriat. Le management de l’innovation suppose la mise en œuvre de dispositifs à la fois instrumentaux (critères d’évaluation des projets d’innovation potentiels, cahier des charges fonctionnel d’un futur produit, planning d’un projet) et organisationnels (groupes de projet, structures de pilotage des projets, dispositifs permettant la création et le transfert de connaissances). Ainsi, le management de l’innovation s’exprime à trois niveaux différents du management de l’entreprise : – un niveau stratégique : quelle place pour l’innovation dans la stratégie et le management global de l’entreprise? – un niveau opérationnel : comment faire émerger et conduire chaque projet d’innovation? – mais aussi un niveau tactique : comment arbitrer entre les projets d’innovation, comment créer des synergies entre eux? A lire dans ce sujet : – François Romon, Management de l’innovation de la Stratégie aux Projets, Vuibert 2006 – Jean Yves PRAX, Objectif : Innovation, DUNOD 2005 En effet, l'entreprise peut être modélisée comme un ensemble de composantes (stratégie, structure, comportement…) et d'interactions donnant naissance à une organisation dont les caractéristiques résultantes sont souvent différentes de celles des composantes initiales (incertitudes, phénomènes inattendus, paradoxes…). Un calcul vectoriel complexe, multi variable et multi dimensionnel Un management performant ne s'avère pas facile à construire dans cette logique. A nom sens, quand on commence à se poser des questions aussi fondamentales, c’est le début du salut. Qu’est ce que vous en pensez ? je serai heureux de partager.

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Deux idées pour lancer un business automatisé en France

Par Olivier Roland (contributeur exclusif) – Entrepreneur et blogueur de Des Livres Pour Changer de Vie Créer son entreprise, c’est bien. C’est même le rêve de nombreux Français. Une aventure exceptionnelle, incomparable de part les risques pris et les récompenses attendues. Et l’idée, enfin, de voler de ses propres ailes, d’être son propre patron, de construire sa liberté à la sueur de son front. Sauf que : il existe un risque dont peu de personnes parlent, et c’est que le beau rêve ne se transforme en prison de laquelle il semble impossible de s’échapper. 70 heures de travail par semaine, un stress intense et le sacrifice de nombreux plaisirs de la vie, pour un salaire horaire inférieur à celui d’un employé avec deux fois moins de travail et de responsabilités dans le même domaine. Car de nombreux créateurs d’entreprise ont une approché biaisée dès le départ : ils créent leur job plutôt que de créer un business. Ayant une approche technicienne de leur entreprise – je sais faire ce métier dans ma boîte actuelle, donc je saurai gérer une boîte que je créé pour proposer mes compétences – ils font l’erreur de travailler dans leur entreprise plutôt que sur leur entreprise. Ils se focalisent sur le service ou produit proposé plutôt que sur le système complet. En résulte un manque de procédures, de réflexions et de systématisation qui fait que toute l’entreprise tourne autour d’un seul homme – le créateur – pièce centrale et indispensable de la machine sans laquelle tout s’effondre, qui est alors homme-orchestre plutôt que chef d’orchestre. C’est exactement ce que j’ai fait. J’ai créé mon entreprise de services informatiques à 19 ans, et j’ai pendant de longues années travaillé six jours par semaine de 8H à 22H pour la lancer, la développer, embaucher et gérer mes premiers salariés… Au fil du temps, le déséquilibre que je m’étais imposé à commencé à me peser, et j’ai cherché et trouvé des moyens de réduire mon temps de travail, avec un succès mitigé – mais au moins pouvais-je profiter de mon dimanche. Puis au bout de 6 ans dans cette TPE de 3 salariés qui était mon bébé, j’aspirai clairement à autre chose. Mais que pouvais-je faire ? Mon entreprise, complètement articulée autour de moi, ne pouvait être vendue. Elle représentait ma seule source de revenus et l’arrêter revenait à me retrouver à la rue, sans aucune possibilité de toucher les Assedics. Mon beau rêve enfin réalisé avait acquit une inertie qui m’entraînait de force à sa suite, et je ne voyais aucune manière d’y échapper. Clairement je ne regrette pas d’avoir créé ma boîte si jeune, un bac moins deux en poche : ce fut une aventure humaine extraordinaire qui m’a fait passer de l’adolescence à l’âge adulte, et un formidable moyen d’assoir mon indépendance, très jeune. Mais j’aspirai à autre chose, et j’ai cherché des solutions. Et je suis tombé coup sur coup sur deux livres qui m’ont ouverts de nouveaux horizons et proposé des solutions pour changer de vie : La Semaine de 4 Heure s et The E-myth Revisited : Why Most Small Businesses Don’t Work and What To Do About It . Le premier a même complètement révolutionné ma vision des choses, et toutes les actions que j’accompli aujourd’hui, du revirement stratégique de mon entreprise jusqu’à mon blog et mon défi de lire 52 des meilleurs livres de business en 52 semaines proviennent de réflexions que j’ai eues à la suite de sa lecture. Ces deux livres enseignent comment créer des business qui tournent sans nous, des systèmes à part entière qui peuvent être vendus ou dupliqués. The Emyth se focalise sur les franchises et les entreprises offlines, alors que La semaine de 4 heures se focalise sur les entreprises onlines, dans le but de créer des business entièrement automatisés nécessitant une intervention minime de votre part. L’idée est de dissocier le temps que l’on passe – notre bien le plus précieux, ni stockable ni empilable – de l’argent que l’on gagne, en se constituant des sources de revenus demandant un temps minime pour être entretenues, ce qui nous donne la liberté de faire ce que l’on souhaite : n’étant plus obligés de travailler pour vivre, nous pouvons alors faire ce que nous souhaitons, y compris travailler sur ce qui nous passionne. Cela fait rêver non ? Hé bien c’est difficile à mettre en place, mais pas impossible. Comme toute entreprise, créer un business automatisé demande du temps, de l’énergie, et une discipline obstinée et de la détermination, mais contrairement à de nombreuses entreprises qui se créent, une fois passé un certain seuil, la nôtre tournera toute seule ou presque, et pourra être gérée de n’importe quel endroit du monde d’où vous pourrez vous connecter à Internet. Imaginez une vie d’entrepreneur globe-trotter, passant trois mois à Sydney, trois à Tokyo, trois à Santiago, trois autres à Los Angeles, en ne devant travailler pour vivre que quelques heures par semaine tout au plus… Note : la philosophie qui sous-tend ce point de vue particulier sur l’entreprenariat est ici à peine esquissée. Pour approfondir, je vous invite à écouter mon podcast 10 raisons pour lesquelles vous ne devriez pas être salarié . Le rêve non ? Comment serait-ce possible ? Les deux piliers sur lesquels nous pouvons construire un business automatisé sont Internet et les produits numériques, c'est-à-dire les produits de contenu, comme une chanson ou un livre, proposés sous forme de fichiers numériques (MP3 ou PDF par exemple). La combinaison d’Internet et des produits numériques a en effet de nombreux avantages : • Une étude de marché peut être conduite à des prix défiant toute concurrence et jamais vu dans l’histoire jusqu’à présent. • Le coût de lancement d’un produit peut être dérisoire, en particulier pour un produit numérique. • Un accès potentiel et à coût très bas à l’ensemble des marchés du monde. Pour nous francophones, cela signifie l’accès aux marchés du Québec, de la Suisse, de la Belgique, et dans une moindre mesure du Maghreb et de l’Afrique francophone pour presque rien. • Les faibles coûts de distribution, l’annihilation de la distance géographique et la recherche par mots-clés font que de petites niches autrefois non rentables – par exemple, les collectionneurs de serpents mexicains – deviennent exploitables sur Internet • De nombreuses niches sur le marché Français sont inexploitées et recèlent un formidable potentiel – alors que le marché Américain commence lentement mais sûrement à se saturer. Et il est fréquent de voir débarquer en Europe se qui se passait aux Etats-Unis il y a 3 ou 4 ans. Il faut donc agir maintenant pendant qu’il y a encore beaucoup de places. • Un produit numérique ne coûte quasiment rien à produire, à stocker et distribuer partout dans le monde : si vous vendez 10 ou 10 000 ebooks au format PDF par mois, vous devrez peut-être investir dans un serveur web un peu plus costaud, mais en gros les coûts de production, stockage et distribution seront minimes en regards des bénéfices et n’augmenteront pas du tout au même rythme que les ventes. Il y a 20 ans c’était très différent, car si vous vendiez 10 000 livres par mois il fallait les imprimer, les stocker, les envoyer dans les magasins, gérer les retours des invendus et les stocks qui en découlent, etc. • C’est le client qui fait tout : il se rend sur le site qui propose le produit, parce qu’il a tapé un terme relatif à votre produit, puis il lit la page de vente, et s’il est convaincue par elle que votre produit correspond à son besoin, achète le produit en donnant tous les éléments nécessaires, et reçoit ensuite son produit par email ou peut le télécharger à partir du site. • Il est très facile de promouvoir son produit en proposant une commission importante – de 40 à 70% – sur la vente du produit à des sites partenaires, puisque votre coût de production est proche de 0. • Que vous vendiez livres ou musique, vendre de manière électronique sur Internet permet de s’affranchir de tous les intermédiaires habituels – producteurs, distributeurs, revendeurs – et de dégager une marge qui peut être supérieure à 95%, alors que la majorité des auteurs et compositeurs touchent entre 5 et 10% du prix d’un produit. • Enfin, un business uniquement online vendant des produits numériques peut se gérer de n’importe quel endroit du monde disposant d’une connexion Internet ! Cela fait un paquet d’endroits potentiels ;) . Ok. Mais que faire si je n’ai pas l’âme d’un auteur ou d’un artiste, me direz-vous. Hé bien ce n’est nullement un pré-requis. Suivez le guide. • Idée de business automatisée 1 : Vendre un ebook répondant à des interrogations courantes dans une niche non exploitée La première chose à faire est d’identifier une niche rentable et peu concurrentielle. Pour commencer, je vous invite à lister dix de vos passions. Les deux ou trois premières viendront facilement, puis plus vous avancerez et plus vous aurez des difficultés à en trouver. N’arrêtez pas tant que vous n’en avez pas trouvé dix. Faites-le maintenant. Si vous avez une passion, il y a de fortes chances que vous vous soyez intéressé au sujet et que vous ayez plus de connaissances à son propos que 90% de la population. Cela fait de vous un expert pour tous les débutants, peut-être nombreux, qui se lancent dans cette passion. Des débutants qui se posent de nombreuses questions, et qui font des erreurs – parfois coûteuses. Et qui recherchent sur Internet des solutions. Vous pouvez la leur fournir, sous forme d’ebook, ou de livre audio, ou de logiciel, ou de milles et une autres manières – même sous forme de produits physiques si vous le souhaitez. Pour cela il faut : • Identifier une niche dans laquelle un nombre suffisant d’amateurs se lancent régulièrement, et peu concurrentielle. • Construire un site ou un blog autour du thème de cette niche. • Créer un ebook ou un autre produit numérique à vendre sur ce site. • Amener du trafic sur ce site, via : – Le trafic naturel (celui qui vient via les moteurs de recherche), grâce à des articles publiés sur le site. – La publicité sur Internet, comme le programme Adwords de Google. – Les affiliés, des sites partenaires qui enverront du trafic sur votre site en échange d’une commission sur les produits vendus. • Optimiser le site – et notamment la page de vente – au fur & à mesure, en faisant notamment des tests de comparaison entre deux pages de vente différentes, et en retenant à chaque fois celle qui a le meilleur taux de conversion. L’outil gratuit de Google, l’Optimiseur de site , est parfait pour cela. Pour identifier une niche rentable et peu concurrentielle, prenez chacune de vos passions, puis : • Faites une recherche avec le générateur de mots-clés Adwords de Google sur les termes relatifs à votre passion les plus utilisés, pour déterminer quel est le trafic mensuel moyen que votre niche génère sur Google. • Faites une recherche sur les thèmes les plus courants liés à cette passion et identifiez les principaux sites qui sont articulés autour d’elles. • Repérez si des forums existent à propos de votre passion, en tapant tout simplement « non de votre passion forum », par exemple « bonsaïs forum » si une de vos passions est les bonsaïs. Repérez ensuite si les forums en question sont fréquentés en examinant le nombre d’utilisateurs inscrits, le nombre de messages postés (en bas de la page), et les récents sujets. • Repérez si des blogs existent en tapant « nom de votre passion blog ». • Faites de même avec les livres et les ebooks en tapant « nom de votre passion livre » et « nom de votre passion ebook ». • Faites une recherche sur Amazon afin de voir s’il y a des livres autour de votre passion, et s’ils se vendent bien, en examinant les commentaires utilisateurs et le classement de vente du livre chez Amazon (vers le milieu de la page du produit). En creusant tous ces éléments, et utilisant votre imagination, vous serez capable de faire une étude de marché exhaustive et à très petit budget pour chacune de vos passions, et repérer celle ou celles qui ont un potentiel. Il faudra ensuite créer le site, puis l’ebook (étapes qui peuvent être sous-traitées, sur Elance , par exemple) et commencer à amener du trafic et optimiser le taux de conversion. Cela sort du cadre de cet article, et fera peut-être l’objet d’un second article. Comme je l’ai dit, cela peut demander beaucoup de travail, mais une fois lancé, vous n’aurez plus grand-chose à faire à part répondre aux emails des clients ! Et rien ne vous empêche ensuite de lancer un deuxième site sur une deuxième niche, où vous irez beaucoup plus vite car vous bénéficierez de l’expérience acquise pour votre premier lancement… • Idée de business automatisée 2 : Vendre les ebooks des autres Hé oui, je vous ai indiqué plus haut que l’affiliation rend possible la promotion de vos produits par des partenaires en échange d’une commission sur les ventes. Mais pourquoi ne pas promouvoir des produits existants pour justement bénéficier de cette commission ? Cela peut se faire par un site dédié, ou en complément de votre propre produit ou sur un site ou blog vous appartenant et traitant du sujet. Comment faire pour trouver de tels produits ? Il faut vous inscrire gratuitement à une place de marché qui sert d’intermédiaire entre 1) les vendeurs et les acheteurs – ces plateformes servent donc aussi si vous vendez vos propres produits numériques – et 2) entre les vendeurs et les affiliés. Vous sélectionnez les produits que vous voulez promouvoir, en fonction de leur thématique, de leur prix, de leur commission, de leur facilité à se vendre, etc. , puis vous aurez un lien avec votre code affilié qu’il vous suffira d’insérer dans votre site, blog ou newsletter pour percevoir automatiquement une commission sur chaque produit vendu via votre intermédiaire. Il y a en France deux places de marché essentielles, dont voici les caractéristiques : • 1TPE – Plateforme Française – Des milliers de produits (la plupart de piètre qualité toutefois) – Interface peu esthétique et peu fonctionnelle – Un mode de fonctionnement quelque peu archaïque : il faut envoyer une facture à la fin de chaque mois à 1TPE, qui nous paie ensuite par chèque ! Pas très pratique pour les entrepreneurs globe-trotters… • Clickbank – Plateforme américaine venant juste d’arriver en France – Des milliers de produits en Anglais, mais seulement moins d’une centaine en Français – Interface esthétique et fonctionnelle – Clickbank gère tous les détails administratifs : pas besoin d’envoyer une facture… – Après deux encaissements par chèque, possibilité d’avoir des virements automatiques, très pratique pour les entrepreneurs globetrotters ! – Malgré le fait que les clients payent en euros, les paiements effectués par Clickbank sur votre compte sont en dollars, donc prenez soin de mettre le seuil de déclenchement des paiements à au moins 500$ pour que les frais fixes ne prennent pas une trop grosse part de la somme. Comme vous le voyez, chaque plateforme a ses avantages et ses inconvénients. Le mieux est d’explorer les deux et de choisir celle qui vous convient le mieux, en sachant bien sûr que leurs caractéristiques sont amenées à évoluer. Pour promouvoir ce genre de produit, il est nécessaire que vous disposiez d’une source de trafic sur Internet, que ce soit sous forme de site, de newsletter ou même de publicité. Rien ne vous empêche d’ailleurs de créer un site proposant du contenu autour d’une thématique bien précise pour promouvoir plusieurs ebooks ou produits sur cette thématique. La beauté de ce type de business, c’est qu’une fois que votre source de trafic est en place et fonctionne, vous n’avez rien à faire à part encaisser les commissions : vous n’êtes qu’un intermédiaire, et n’avez absolument rien à gérer au niveau de la relation client. Faites attention toutefois à ne promouvoir que des produits que vous aurez testé et que vous estimerez sincèrement pouvoir apporter quelque chose aux acheteurs, sous peine de voir votre réputation – et votre estime de vous-même – endommagée. Du coup, étant donné que tout est géré par le vendeur, rien ne vous empêche également de promouvoir des produits physiques ou des services : de nombreuses grandes sociétés réputées pratiquent l’affiliation, en particulier sur la plateforme Commission Junction . La commission sur les produits physiques est moindre que sur les produits numériques – de l’ordre de 5-10% en général – mais ceux proposés sur Commission Junction sont souvent de grande qualité, et proposés par des entreprises dont la réputation n’est plus à faire. Vous voilà en possession de deux idées pour lancer des business automatisés. Il y a de nombreuses autres business models à explorer – Internet est encore une vaste friche – et cet article est loin d’être un mode d’emploi exhaustif, mais j’espère qu’il pourra donner la motivation et l’impulsion nécessaire pour un approfondissement de ces notions et permettre certains d’entre vous de disposer dans quelques temps de sources de revenus automatisées ;) .

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Planifier une pause d’activité

Par Céline Fénié ( chroniqueur exclusif ) – Créatrice de Maman Shopping.com Que ce soit pour une fermeture estivale ou pour d'autres raisons comme un congé maternité, quand on est entrepreneur et que l'on travaille seul, s'octroyer un congé signifie fermer boutique !!! Alors comment gérer cet arrêt momentané de l'activité ? Même planifiée, cette cessation temporaire d'activité de x semaines nécessite des aménagements, car les charges continuent à courir, mais il n'y a plus de rentrée d'argent. Il faut non seulement optimiser sa trésorerie pour le mois X, mais surtout il faut être capable de payer 12 mois de charges avec seulement 11 mois de CA. Alors quelle solution pour pouvoir s'arrêter quelques temps ? Fermer boutique ? Embaucher quelqu'un pour faire l'intérim ? Externaliser une partie de l'activité ? Difficile de trouver la solution optimale …

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"Petite chronique boursière" : Retour sur VF Corporation : un an (et une crise mondiale) plus tard …

Par Vincent Colot ( chroniqueur exclusif ) – Analyste financier Il y a un peu plus de an, je consacrais une chronique à l’épineuse question suivante : est-il possible de se faire rapidement une idée quant à la cherté d’une action ? Prenant l’exemple du groupe américain de vêtements et accessoires d’extérieur VF Corporation (connu pour ses marques Lee, Wrangler, North Face, Kipling, etc.), je vous avais proposé une petite méthodologie pour parvenir en un quart d’heure maximum à une première conclusion. Pour rappel, il s’agissait d’établir la capacité bénéficiaire moyenne du groupe sur la période d’un cycle économique et d’en inférer la valeur de l’action hors de toute considération de croissance future. Pour les détails techniques, reportez-vous à cette chronique .   Je rapprochais alors la valeur obtenue (68 USD) du cours boursier de l’époque (80 USD) pour aboutir au diagnostic suivant : VF Corporation n’était pas, a priori, une action suffisamment chère que pour ne pas approfondir le dossier.   Un an (et une crise mondiale) plus tard, où en sommes-nous ?   Au terme de cette période extrêmement troublée, VF Corporation n’aura finalement perdu ni plus ni moins que l’indice général américain, le S&P 500, à savoir quelque 10%. L’action cote en effet aux alentours de 72 USD (au 21 septembre). A tout le moins, lorsqu’une action n’apparaît pas comme grossièrement surévaluée, il ne faut jamais désespérer quels que soient les environnements économique ou boursier : perdre 10% dans un contexte très perturbé n’est en effet pas la fin du monde.   Allons cependant un peu plus dans le détail. Que constatons-nous ? Dans un premier temps, le cours de l’action VF Corporation a perdu sensiblement plus de terrain que l’indice : dans le creux du mois de novembre, victime de la panique générale quant aux perspectives de l’économie américaine, l’action avait perdu 50% pour coter aux alentours de 40 USD ; dans le même temps, la perte de l’indice restait en deçà de 40%. Certes, après coup, il est toujours facile de faire son malin. Il n’empêche : à ce cours de 40 USD, soit à un niveau largement inférieur à celui de 68 USD diagnostiqué alors comme étant celui correspondant à la capacité bénéficiaire du groupe, l’action pouvait être considérée comme bon marché, vu le rebond de 80% opéré depuis lors. C’est là une des vertus de cette méthodologie : une forte décote du cours par rapport à cette valeur doit attirer d’autant plus l’attention de l’analyste en quête de bonnes affaires. Un indicateur utile mais pas suffisant, rappelons-le : il ne doit pas se substituer à une analyse plus fine du profil du groupe.   Au cours de 72 USD, la bonne affaire n’est évidemment plus aussi évidente. Ajoutons en effet les données de 2008 pour actualiser le calcul : la rentabilité sur fonds propres en 2008 était de 16,7%, ce qui donne un bénéfice par action moyen de référence de 5,7 USD ; en utilisant un taux d’actualisation de 9% comme il y a un an, on obtient une valeur de 63,3 USD. La prime du cours boursier de 14% (72 USD par rapport à 63,3 USD) est à peu près comparable à celle qui existait il y a un an (80 USD par rapport à 68 USD). Cette prime semble, à première vue, raisonnable étant donné les perspectives de croissance rentable du groupe et sa structure financière saine. Mais seule une analyse plus détaillée des fondamentaux du groupe apportera des éléments plus probants pour étayer cette thèse. A tout le moins, en cas de nouvel affaiblissement de la Bourse, si le cours de VF Corporation devait tomber largement sous la barre des 63,3 USD, cette analyse mériterait d’être menée à son terme ! Car je n’insisterai jamais assez un point qui me paraît fondamental : l’investisseur fera toujours mieux d’acheter une action lorsque son cours est faible plutôt que de tabler sur l’hypothétique excellence d’une stratégie d’entreprise.

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Vous n’osez pas entreprendre ? Et bien intraprenez !

Par Bertrand Duperrin ( chroniqueur exclusif ) – Consultant en Management Entreprendre n'est, quoi qu'il en soit, pas une chose aisée. Et comme vous l'avez sans doute entendu avoir une bonne idée ne suffit pas, il faut savoir la mettre à execution, ce qui nécessite des moyens qui ne sont pas toujours facile à acquérir (surtout par les temps qui courent), et de savoir s'entourer de personnes d'expériences (si possible meilleures que soi). Ajoutons à cela qu'entreprendre fait sortir certains de leur zone de confort ce qui n'est pas à proprement parler une bonne chose et que, parfois, c'est même à regret qu'on quitte une entreprise qu'on aime pour aller créer ailleurs ce que souvent on ne pouvait faire en interne. Bref on peut avoir une bonne idée, avoir envie de construire quelque chose, sans pour autant pouvoir réunir les moyens de le faire ou tout simplement être la bonne personne pour créer quelque chose en partant de zéro. En effet, au delà de la mise à exécution du plan il y a le fait de créer, faire grandir, et administrer une structure humaine et juridique qui est la partie ingrate du travail, chronophage, et à l'importance trop souvent négligée au départ). N'y a t-il point de salut pour les nombreuses personnes qui se retrouvent dans ce cas ? Il semble que oui, et dans beaucoup plus de situations qu'on ne le pense. La liste des entreprises parties de rien qui ont fini par créer un produit, de l'emploi et au final de la valeur est immense. Mais un nombre croissant d'analyses convergent pour dire que les projets qui, en valeur absolue, ont eu les résultats les plus flagrants viennent des grandes entreprises. Enfin de certaines. Derrière l'image traditionnelle du grand groupe lourd, peu innovant, souvent pris en défaut par des "petits" plus agiles capables d'exploiter plus vite une idée, une innovation de rupture, certains de ces géants ont mis en place en leur sein les outils organisationnels, managériaux et financiers permettant de soutenir l'intrapreneuriat. De quoi s'agit il ? De permettre à ses salariés de se comporter comme des entrepreneurs mais au sein de l'entreprise. L'objectif étant de leur faire bénéficier de la structure de celle-ci, de ses moyens, de son cadre en les protégeant de son inertie. Le meilleur moyen de capter la part de fibre entrepreneuriale qui existe chez certains tout en diminuant le risque de part et d'autres. Intéressant pour le salarié comme pour l'entreprise qui se donne les moyens de tirer le meilleur du potentiel de chacun et se protège contre une perte possible de talent et d'opportunités. Combien d'entreprises sont un jour amenées à acheter, parfois à prix d'or, une jeune pousse montée par ses anciens collaborateurs qui n'avaient pu réaliser leur projet en interne (ou pire…voient l'entreprise de leurs anciens collaborateurs rachetée par un concurrent) ? Cela laisse à réfléchir. Certains se verront en serial intrapreneur, repartant régulièrement d'une feuille blanche pour créer un nouveau business….au sein de leur entreprise. Pour d'autres, ce sera la répétition ultime avant d'aller enfin créer leur entreprise (avec une expérience que les investisseurs sauront valoriser). Et contrairement à ce qu'on peut penser, il y a de nombreuses entreprises qui sont ouvertes à ce genre de projet, pour peu qu'on arrive avec une idée solide, un business plan qui tienne la route…tout comme s'il s'agissait d'une vraie entreprise à créer. Pour les autres, celles qui ne conçoivent pas ce type de pratiques, que dire sinon qu'elle ratent quelque chose tant au niveau de la conservation de leurs salariés qui ont la fibre entrepreneuriale qu'au niveau de la mise en place de ce qui sera peut être leur business de demain. Dommage.  

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N’ayez pas peur…

Par Sylvain Bourg (contributeur exclusif) – Entrepreneur – www.lescravates.com et www.lesbouclesdoreilles.com Beaucoup d'entre vous parcourent le web à la recherche d'idées nouvelles, de recettes miracles ou bien encore discutent avec leurs amis, leur famille de leur (idée) projet mais souvent sans aller au bout de leur désir d'entreprendre. Les raisons sont multiples et variées comme la peur de "l'inconnu", le manque de connaissance, un entourage trop fermé à leurs idées, un manque de confiance en soi, etc…Certes il est important de tenir compte de la conjecture et de l'avis des tiers, mais vous dans tout çà ? Que voulez vous vraiment ? Croyez bien que je n'ai nullement la prétention d'établir en quelques lignes la "bible" de l'entrepreneur mais remettre simplement "l'envie" au coeur du débat. Sachez que toutes les idées sont bonnes à condition bien-sûr de bien les préparer et par dessus tout croire en sa bonne étoile et à son travail. Nous avons la chose de disposer aujourd'hui d'outils fabuleux qui sont là pour mener à bien notre projet. Certes il y a les institutions reconnues par l'état comme l'apce mais aussi des blogs, (le blog enviedentreprendre bien-sûr) des associations dans chaque grandes villes et surtout des bénévoles au service du "futur" entrepreneur. Voilà, j'avais juste envie d'écrire et de partager avec vous ces quelques pensées avant de retourner à mes occupations.

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La minute patrimoniale : Evolution des patrimoines

Par Yves Gambart de Lignières ( chroniqueur exclusif ) – Conseil Financier et Conseil en Gestion de Patrimoine Indépendant La crise bancaire et économique que nous venons de connaître a impacté les patrimoines tant en France qu’à l’étranger. Le recul de 50% de la capitalisation boursière mondiale et la chute des marchés immobiliers, par leur intensité et leur concomitance, font que les ménages n’ont jamais vu leur patrimoine se replier si fortement. Voici quelques chiffres pour illustrer ce mouvement et le relativiser au regard des dernières années qui viennent de s’écouler.   Evolution du patrimoine des français Les prévisions du BIPE indique que, pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, la valeur des avoirs financiers et immobiliers des français a perdu 3% en 2008 puis perdra 2% en 2009.   Cependant, sur 20 ans, leur patrimoine a progressé, en moyenne, de 6% par an contre 3,5% pour leur revenu disponible. Il atteignait, selon le dernier recensement de l’ Insee en 2004, 220.000€ en moyenne et, selon la Cour des Comptes , 380.000€ en 2007. Ces différentes études indiquent que l’immobilier représente, grosso modo, 60% de leur patrimoine. S’agissant de leurs actifs financiers, selon la Banque de France , ils sont principalement investis (35%) en assurance-vie au détriment de l’épargne liquide (21%) qui a fortement chuté ces trente dernières années. Le solde se répartit, notamment, entre dépôts à terme et épargne logement (8%), actions (17%) et autres Opcvm (9%). On estime que les 10% de ménages français les plus riches possèdent la moitié du patrimoine brut… ce qui est moins inégalitaire qu’à l’étranger. S’agissant des français soumis à l’ISF, leur nombre a reculé, en 2009, de 2% à environ 540.000 assujettis avec un montant d’ISF en repli de 17%. Evolution du patrimoine des plus riches dans le monde Le rapport annuel de CGML analyse l’évolution du patrimoine des « Hnwi », high net worth individuals , qui sont les ménages disposant de plus d’un million de dollars de patrimoine, hors résidence principale. La moitié d’entre eux se situent aux Etats-Unis, au Japon et en Allemagne. Suivent ensuite Chine, Royaume-Uni, France… L’édition 2009 enregistre un recul du nombre de « riches » de 14,9% avec un recul, en dollar, de 19,5% de leur patrimoine mais seulement de 0,2% à taux de change identique. Les pays les plus touchés ont été Hong Kong, l’Inde, la Russie… le Royaume-Uni, les Etats-Unis, le Canada… à l’inverse, Allemagne, Japon et France ont été moins concernés. Les 77.400 ménages les plus riches, ceux disposant de plus de 30 millions de dollars, ont été plus fortement impactés avec un recul de leur patrimoine, en dollar, de près de 24%… ménages qui représentent moins de 1% de la population mondiale mais plus d’un tiers de la richesse mondiale !   S’agissant de la composition du patrimoine des riches, les actions sont logiquement moins représentés (25% des patrimoines) de même que les investissements alternatifs (7%) tandis qu’immobilier (18%) et, surtout, obligations (29%) et dépôts (21%) progressent sensiblement. Et après ? Comme l’indique la dernière cartographie établie par l’ AMF , la nette préférence des ménages pour les actifs moins risqués pourrait être durable et s’avérerait, alors, en contradiction avec le besoin de se constituer une épargne longue pour financer nos futures retraites. Ce mouvement pourrait, également, fragiliser certaines sociétés de gestion d’actifs qui pourraient, alors, inciter leurs clients à être moins prudents… Soyez donc vigilants aux recommandations qui vous sont faites au regard de vos objectifs, de votre horizon d’investissement et de votre aversion au risque.

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Chaleur sans fièvre

Par Alix de La Tour du Pin ( chroniqueur exclusif ) – AdL Accompagne des Leaders Extrait de Développe-Moi Durable ? Comment rester chaleureux sans nous donner nos virus ? Dans certains pays il y a longtemps que l’on ne se serre plus la main, par soucis d’hygiène. Dans nos pays latins, ce n’est pas admis culturellement pour l’instant, à nous d’inventer . En attendant, lavons nous les mains plus souvent.

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