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Energie solaire : Le Maroc a enfin son pétrole?

Un plan de 9 milliards de dollars signé. Le projet sera confié à une agence spéciale. Une production électrique de 2.000 mégawatts d’ici 2020. Une enveloppe de 9 milliards de dollars, soit 1/10e du PIB national, sera réservée au projet d’énergie solaire. Un programme ambitieux qui cadre avec une tendance internationale marquée par le recours aux énergies renouvelables. Le contexte marocain s’y prête davantage, avec une quasi-dépendance énergétique des marchés internationaux. Le projet, présenté le 2 novembre à Ouarzazate au Souverain, porte sur la production électrique d’une capacité de 2.000 mégawatts. Il sera érigé sur une superficie totale de 10.000 ha. Ouarzazate, Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Aïn Beni Mathar notamment sont désignées pour accueillir les différentes centrales solaires. L’objectif étant de porter à 42% la part des énergies renouvelables dans les besoins électriques du Royaume en 2020. De l’avis de Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national d’électricité (ONE), «ces centrales produiront en phase de croisière environ 4.500 GWh annuellement, soit l’équivalent de la consommation de Casablanca». Plus que ça, les enjeux économiques liés à la réalisation de ce projet sont énormes. Il permettra déjà de réduire la facture énergétique qui s’est élevée à plus de 6 milliards de dollars en 2008. D’après les prévisions du département de l’énergie, «le projet permettra une économie annuelle d’un million de tonnes de pétrole, soit près de 500 millions de dollars. Et cela évitera l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an». Par ailleurs, selon Fassi Fihri, une partie de l’énergie produite sera exportée vers l’Europe. D’ores et déjà, la mise en œuvre du projet sera confiée à l’Agence marocaine pour l’énergie solaire. Elle aura en charge la conduite du programme de production d’électricité (qualification des sites, conception, études, choix des opérateurs, le suivi de la réalisation et l’exploitation)… «Cette entité sera dotée de capitaux publics avec la participation de l’Etat, le Fonds Hassan II, la Société d’investissement énergétique et l’ONE», explique le DG de l’ONE. Reste à trouver le montage financier adéquat pour accompagner le projet. Il ressort de la rencontre d’Ouarzazate que le financement sera assuré par des fonds public et privé nationaux et étrangers. Concrètement quelques pistes sont avancées notamment une participation du Fonds Hassan II au financement du projet. Mais également une contribution de la Banque mondiale dans le cadre du projet Energie solaire concentrée (ESC) dans la région Mena. Détail des projets Les premiers appels d’offres seront lancés en juin prochain. La centrale de Ouarzazate sera opérationnelle dès 2015. Les énergies renouvelables se positionnent aujourd’hui en tant que sources alternatives aux énergies conventionnelles. Avec le projet d’énergie solaire et l’importante manne financière qui l’accompagne, c’est également un marché immense qui s’ouvre pour les professionnels. Déjà la mise en service de la première centrale est attendue en 2015. Il s’agit du site de Ouarzazate qui accaparera plus de 2 milliards de dollars, sur un total de 9 milliards (voir page 2). Selon Ali Fassi Firhi, directeur général de l’ONE, «la pré-qualification des candidats pour la centrale de Ouarzazate interviendra en juin 2010. S’ensuivront les dossiers d’appel d’offres à l’endroit des sociétés et groupement pré-qualifiés en septembre». Par ailleurs, la réalisation du projet d’énergie solaire demandera un recours important aux ressources humaines étrangères. Le Maroc ne disposant pas de l’expertise nécessaire dans le domaine. De ce fait, un centre de recherche dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et des matériaux sera créé afin de capitaliser sur le savoir-faire étranger. «La concrétisation du projet solaire s’accompagnera du développement d’un tissu industriel national spécialisé, à travers le transfert du savoir-faire et de la technologie», relève le DG de l’ONE. Dans le détail, l’utilisation de l’énergie produite par les centrales s’accordera avec les besoins des différentes régions: Site de Ouarzazate: Ce site abritera une centrale d’une puissance de 500 mégawatts, sur une superficie de 2.500 ha. Elle permettra de réaliser une production annuelle de 1.150 GWh. n Site de Ain Beni Mathar: La centrale sera réalisée sur une superficie de 2.000 ha. Celle-ci développera une puissance de 400 mégawatts pour une production annuelle de 835 GWh. Site de Foum Al Ouad: L’infrastructure qui sera érigée sur une superficie de 2.500 ha aura une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle de ce site sera de l’ordre de 1.150 GWh. Par ailleurs, une partie de l’électricité générée par cette centrale sera utilisée pour le dessalement de l’eau de mer. Et ce en vue de satisfaire les besoins en eau potable de la région de Laayoune. Site de Boujdour: Il y sera implanté une centrale d’une puissance de 100 mégawatts, étalée sur une superficie de 500 ha. la production annuelle de cette centrale sera de 230 GWh. Comme sur le site de Foum Al Ouad, une partie de l’énergie générée servira au dessalement de l’eau de mer. Site de Sabkhat Tah: Le site abritera sur 2.500 ha une centrale d’une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle sera de 1.040 GWh. A noter que la région de Tarfaya accueillera un parc éolien de 300 mégawatts. D’un autre côté une étude de faisabilité sur la capacité de production d’électricité à partir de l’eau de mer est en cours. Potentialités Le Maroc bénéficie entre 2.800 et 3.400 heures d’ensoleillement par an. Ce qui renforce ses capacités de développement en énergie solaire. A côté, avec 3.500 km de côte, le potentiel éolien exploitable est de 6.000 mégawatts. Le potentiel total étant estimé à plus de 50.000 mégawatts. A cela s’ajoute une capacité importante en biomasse, avec 9 millions d’hectares de forêt. leconomiste.com

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Commerce mondial : L’OMC prévoit une régression de plus de 10%

Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a prévu une régression de plus de 10% des échanges commerciaux mondiaux au cours de 2010 en raison de la crise financière économique. «Le commerce est la victime de la crise financière (…) Il est estimé que le commerce mondial va régresser de 10 à 11% au cours de 2010», a indiqué le patron de l’OMC dans une déclaration publiée mercredi par «Al Ahram Hebdo». Il a qualifié de «normale» cette régression ainsi que l’adoption des pays de «mesures protectionnistes» en raison de la crise qui a affecté les négociations étant donné que «les pays dont les importations ont baissé, optent pour la mise en place de contraintes à l’accès aux importations». M. Lamy a, par ailleurs, affirmé que «l’OMC n’est plus une scène de dispute entre pays développés et en développement», faisant état de «divergences» d’intérêts même entre les pays en développement qui se divisent en plusieurs clans. Il a toutefois fait savoir que le seul moyen pour sortir de la crise consiste à conclure les négociations de Doha, relevant que «toutes les parties n’auront pas à payer le même prix». Revenant sur les points de discorde entre le nord et le sud surtout sur le dossier agricole et l’annulation des subventions au coton, M. Lamy a indiqué que les pays développés et en développement s’étaient mis d’accord sur 85% des concessions demandées dans ces deux dossiers entravant le cycle de Doha. M. Lamy a indiqué que des pays comme la Chine et l’Inde seront plus affectés par ces mesures du fait que «les quotas seront plus vite supprimés et les marchés seront ouverts plus rapidement aux pays les plus pauvres», précisant que «cette libéralisation peut s’étendre sur un à cinq ans, selon les résultats des négociations». MAP

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Office des changes : Recul de 36,9 pc des importations de blé à fin septembre 2009

Les importations du Maroc en blé ont accusé une baisse de 36,9 pc, passant de 2,8 millions de tonnes à fin septembre 2008 à quelque 1,76 million durant la même période de 2009, l’année qui devrait enregistrer une production céréalière nationale record de 102 millions de qx. Selon l’Office des changes, cette régression du volume importé a été accompagnée par le recul de 52,3 pc des dépenses générées par les achats de blé, qui sont passées de 8,9 milliards de dirhams à quelque 4,23 milliards. Les principaux fournisseurs du Maroc en blé, durant la période janvier-septembre, sont la France (831.300 tonnes), le Canada (453.200 tonnes), la Lituanie (78.200 tonnes), l’Ukraine (71.400 tonnes) et la Russie (59.700 tonnes), précise l’Office qui vient de publier les dernières statistiques sur les échanges extérieurs du Maroc. En raison des conditions climatiques favorables dans la plupart des zones agricoles, la production céréalière nationale 2008-2009 avoisinerait le chiffre record de 102 millions de qx, en hausse de 98,3 par rapport à la campagne précédente et 77 pc par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette production est répartie entre le blé tendre à hauteur de 43,4 millions de qx, l’orge pour 37,8 millions de qx et le blé dur avec 20,3 millions de qx. MAP

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Le projet marocain de l’énergie solaire ouvre de nouveaux horizons pour les investissements nationaux et étrangers

Le projet de l’énergie solaire, dont la cérémonie de présentation a été présidée lundi à Ouarzazate par SM le Roi Mohammed VI, ouvre de nouveaux horizons pour les grands investissements nationaux et étrangers, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar. “Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’ouverture et de partenariats entre le Maroc et plusieurs pays de son environnement”, a affirmé M. Mezouar dans une déclaration diffusée par la chaîne de télévision “Al Aoula” dans son journal du soir. Les cinq sites identifiés pour le lancement de ce projet, ont été sélectionnés dans des régions qui ont besoin de projets structurés générant de nouveaux emplois et investissements, a ajouté le ministre. Les retombées directes de ce projet, dont la réalisation nécessite des investissements financiers d’une valeur de 9 milliards dollars, se manifestent par le recul de la dépendance du Maroc en matière d’énergie et de développement de l’industrie se rapportant à ce domaine, a-t-il dit. Le projet marocain de l’énergie solaire, rappelle-t-on, vise la mise en place, en 2020, d’une capacité de production de 2.000 mégawatts, soit 38 pc de la puissance installée à fin 2008 et 14 pc de la puissance électrique à l’horizon 2020. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée conformément aux Hautes Directives du Souverain. MAP

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Faut-il démonopoliser la distribution les médicaments ?

Bras de fer entre Roche et les pharmaciens. Ces derniers lui reprochent de les court-circuiter pour certains produits. «C’est une multinationale qui viole la loi marocaine». L’accusation de Mohamed Tadlaoui, secrétaire général de la Fnspm (Fédération nationale des syndicats des pharmacies du Maroc), à l’encontre du laboratoire Roche est grave. Un sit-in de protestation a été organisé par la fédération, hier matin, en face du siège de Roche. L’objet de l’indignation des pharmaciens est la commercialisation directe de médicaments par Roche au client final. Tadlaoui invoque l’article 26 du code du médicament et de la pharmacie qui stipule que la distribution en gros des médicaments ne peut être effectuée que par les établissements pharmaceutiques grossistes. «Roche n’a pas le droit de distribuer des médicaments aux patients, un circuit de distribution doit être respecté», selon Tadlaoui. A noter que la distribution des médicaments suit le cheminement suivant: laboratoire puis grossiste et enfin pharmacie. Chaque intermédiaire ayant alors une marge de distribution. Sami Zerreli, directeur général de Roche région Maghreb, ne voit pas les choses du même œil. Selon lui, «les seuls produits vendus directement aux patients sont les produits hospitaliers non disponibles dans les pharmacies en raison de leur condition sensible de stockage et le niveau élevé de leurs prix». Lesdits produits sont pour la plupart des anti-cancéreux, des médicaments ayant des indications couvrant les transplantations ou encore les hépatites comme l’interféron. D’après la direction de Roche, seul un prix hospitalier a été homologué par le ministère de la Santé afin d’éviter la majoration liée aux marges de distribution. Ces dernières atteignant parfois les 40%. «Nous ne pouvons pas fournir des produits aux pharmaciens si le prix pharmacie n’est pas fixé par les autorités de tutelle» affirme Zerreli. Et d’ajouter qu’aujourd’hui «ces médicaments sont vendus sans aucune marge de distribution dont bénéficierait Roche». La Fnspm se dit, quant à elle, indignée de voir que des patients affluent de tout le Maroc pour acheter des médicaments dans un seul guichet: le siège de Roche à Casablanca. «Il faut que les pharmaciens puissent disposer de ces produits, et nous sommes prêts à faire des efforts sur nos marges», assure Tadlaoui. Pour Kamal Belhaj, président de la Fnspm, «il est hors de question de discuter des marges des pharmaciens avec un laboratoire». Autre point nourrissant la polémique: l’absence d’autorisation écrite accordée à Roche par les autorités compétentes pour assurer cette distribution. La direction du laboratoire assure avoir informé régulièrement le ministère de la Santé de ces opérations et ce, depuis plusieurs années. leconomiste.com

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Le Maroc a engagé un vaste programme de réformes visant à favoriser la création de l’investissement

Le Maroc a engagé un vaste programme de réformes visant à favoriser la création de l’investissement, seul moyen pour générer des richesses, a estimé, jeudi à Skhirat, le ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, M. Ahmed Réda Chami. Pour définir ces programmes, «nous avons déterminé les filières les plus prometteuses» à travers des recherches et des études qui ont permis l’élaboration de plans et de pactes portant sur divers secteurs, a précisé M. Chami qui intervenait sur les «Stratégies d’attractivité et d’accompagnement des investissements» dans le cadre de l’axe «les nouvelles opportunités d’investissement» qui marque la deuxième journée du congrès international des femmes investisseurs arabes. Il a, à cet égard, cité le pacte Emergence, le Plan vert et la stratégie Maroc Numeric 2013, rappelant, d’autre part, que le Royaume a signé des Accords de libre échange, notamment avec la Turquie, l’Union européenne et des pays arabes ainsi que la conclusion prochaine d’accords similaires avec des pays africains. Ce faisant, a-t-il dit, le Maroc œuvre à améliorer son classement au Doing Business, rappelant que l’offre marocaine d’investissement repose sur une infrastructure industrielle intégrée, la formation des ressources humaines dans les secteurs industriels vitaux et l’octroi du soutien à l’investissement. De son cô té, M. Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a axé son intervention sur la formation et la qualification des ressources humaines et la réduction des écarts, notamment en matière du genre. Il a, dans ce sens, indiqué que le Maroc a engagé, lors de la dernière décennie, une panoplie de réformes, avec pour élément central la dimension sociale. Il a, à cet égard, cité l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), le renforcement du partenariat Etat/société civile, la stratégie nationale sur l’approche genre, la stratégie nationale pour la promotion des conditions de l’enfant et l’augmentation des budgets réservés au secteur social. Il a, dans ce cadre, rappelé des extraits du discours prononcé par SAR la Princesse Lalla Hasna à l’ouverture du Congrès, dans laquelle Son Altesse Royale a plaidé pour l’éducation et la formation des filles « qui doivent être les pré-requis incontournables, sans lesquels aucune transmission optimale des savoirs et savoir-faire au féminin n’est possible pour garantir la progression de la culture entrepreneuriale auprès des femmes”. De son cô té, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), M. Mohamed Horani a estimé que la femme arabe a fait preuve de hautes compétences dans la gestion des entreprises. M. Horani a appelé, à ce propos, les femmes à se doter du courage et du sens de responsabilité et de travailler inlassablement pour réaliser leurs objectifs. Le Congrès des femmes arabes investisseurs, ouvert mercredi à Skhirat, se poursuit ce jeudi dans le cadre du 2-ème axe prévu à l’ordre du jour de cette rencontre. Organisée par l’Union des femmes investisseurs arabes (UFIA), sous le thème “quelle stratégie de développement de l’investissement au féminin”, cette manifestation, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et dont la séance d’ouverture a été présidée par SAR la Princesse Lalla Hasna, se propose notamment l’élaboration de solutions alternatives et la mise en place de toute une panoplie de plans pour la consolidation de l’investissement au féminin. MAP

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Gaz et carburants : Hausse des prix à partir de janvier 2010?

Le butane va augmenter de 1 à 2 DH, selon le projet de budget. Les prix à la pompe de 20 centimes par litre. La hausse de la TVA va-t-elle être répercutée sur le consommateur? D’après les premières simulations, les prix à la pompe devraient augmenter de 20 centimes par litre et la bonbonne de gaz butane de 1 à 2 DH dès le 1er janvier 2010. La partie n’est cependant pas complètement jouée, puisque les syndicats vont chercher à infléchir les choix du gouvernement. Et la décision finale reviendra au législateur, qui aura la lourde tâche de cautionner cette décision que certains qualifient de bombe sociale. Ce n’était certes pas le schéma initialement prévu, mais la réforme de la TVA laissait déjà envisager des répercussions. Les premiers concernés, qui tombent «sous le sens», selon Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie, sont les produits subventionnés, notamment la farine de blé tendre et les produits pétroliers. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme de la TVA dont l’objectif du gouvernement consiste à en mettre en place une à deux taux, ce sur quoi travaillent déjà le département des Finances et la Direction générale des impôts. Un premier à 10% et un second compris entre 15 et 18%, selon le niveau de développement des recettes fiscales. Voilà qui justifie la hausse de 7 à 10% du taux sur certains produits, mais «le gouvernement verra comment répercuter de manière progressive cette augmentation fiscale». Pour Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, la réforme de la compensation entamée au début de l’année commence à donner ses fruits: «L’optimisation du système de compensation a permis dans le cadre de la restructuration de la Caisse d’enlever le mou et le gras pour faire en sorte que les prix qui sont compensés correspondent aux prix et coûts réels de ces produits». Grâce à la mise en place d’un système de contrôle externalisé, confié à deux cabinets d’audits dont un étranger, qui devront produire un rapport de conformité des prix tous les 3 mois. Le ciblage (l’essence même de cette réforme), destiné aux populations les plus démunies, est également lancé. Il concerne le transfert monétaire direct conditionnel au profit des populations pauvres pour combattre l’abandon scolaire, qui touche chaque année 300.000 enfants. L’objectif assigné au programme Tissir, qui a déjà bénéficié à 80.000 élèves, va être étendu à 280.000 dès l’année prochaine. La Caisse de compensation leur accorde entre 60 et 100 DH pour les maintenir sur les bancs de l’école. leconomiste.com

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Exonérations fiscales : Les secteurs les plus gourmands

La présentation des dépenses fiscales par type d’impôt, par secteur et par objectif, permet d’adosser l’évaluation des exonérations à la politique fiscale globale. La ventilation des niches permet ainsi de préciser la part des dépenses afférentes à chaque impôt et sa part dans les recettes propres. Ainsi, et par type d’impôt, les dépenses fiscales pour 2009 ont essentiellement bénéficié aux activités immobilières pour un montant de TVA de 1 milliard de DH, sur un total de 4 milliards, tous impôts confondus. C’est en substance ce qui ressort du rapport sur les dépenses fiscales. Ce dernier est destiné aux parlementaires afin de leur permettre d’effectuer des arbitrages et des réajustements durant les débats sur le projet de la loi de Finances 2010. De fait, selon le document, les dépenses fiscales les plus importantes semblent être essentiellement générées par la TVA. Il faut dire qu’à ce niveau, pas moins de 100 mesures dérogatoires ont été évaluées pour un montant de 14 milliards en 2009, et qui ont pesé plutôt lourd. Si on exclut de ce montant les dépenses fiscales afférentes aux réductions de taux, l’estimation s’élève à seulement 10 milliards de DH. En matière d’impôt sur les sociétés, le montant des dépenses fiscales estimées est de 4,8 milliards de DH en 2009. La plupart de ces dépenses continuent à bénéficier aux entreprises (4,7 milliards dont 1,8 pour les entreprises exportatrices). Quant aux droits d’enregistrement et de timbre, le montant des dépenses fiscales y afférent s’est situé à 3,4 milliards de DH, soit 12,1% de l’ensemble. Celui-ci porte essentiellement sur les activités immobilières (1,8 milliard de DH). Les niches fiscales estimées au niveau de l’impôt sur le revenu laissent apparaître un montant de 3,4 milliards de DH dont près de la moitié en faveur des ménages. Avec un montant de 1,4 milliard de DH, les taxes intérieures de consommations interviennent pour 5,1% dans l’ensemble des niches fiscales qui portent essentiellement sur le fuel et autres carburants utilisés par les centrales électriques, la pêche et le transport maritime. Les dépenses liées à la TVA totale et rapportées aux recettes fiscales générées par cette même taxe représentent une proportion de 22,5%. Celles liées à l’impôt sur le revenu représentent 11,9% des recettes fiscales au titre de cet impôt. Les dépenses fiscales relatives à l’impôt sur les sociétés rapportées aux recettes fiscales générées par cet impôt représentent une proportion de 11,3%. La part belle aux entreprises En 2009, les dépenses fiscales auront principalement bénéficié aux entreprises, avec pas moins de 54% du total et pour un montant de 15,5 milliards de DH. Les ménages viennent en seconde place avec près de 35%, totalisant 9,9 milliards de DH. Les services publics arrivent au troisième rang, engrangeant environ 11% des dépenses pour une cagnotte qui monte à 3,1 milliards de DH. Au titre de l’IS, les principaux bénéficiaires des mesures dérogatoires sont bien évidemment les entreprises, qui brassent un montant de 4,7 milliards de DH en dépenses fiscales en 2009, soit la quasi-totalité du pactole (98,4%!). Immobilier Le secteur immobilier bénéficie de 14,2% des dépenses fiscales évaluées au titre de l’année 2009, pour un montant de 4 milliards de DH contre 4,5 milliards en 2008. Agriculture et pêche L’essentiel des dépenses fiscales relatives à l’agriculture et la pêche concerne la TVA, dont le montant passe de 2,3 milliards de DH en 2008 à 2,6 milliards en 2009. Electricité, pétrole et gaz Les dérogations concédées par l’Etat à ce secteur en TVA et en taxes intérieures de consommation sont estimées à 2,6 milliards de DH en 2009 contre 2,7 milliards en 2008. Industries alimentaires L’essentiel des dépenses relatives aux industries alimentaires concerne la TVA dont le montant passe de 2,3 milliards de DH en 2008 à 2,3 milliards en 2009. Transport et tourisme Le secteur du transport bénéficie de 4,4% des niches évaluées, pour un montant de 1,2 milliard de DH. Le secteur du tourisme bénéficie, quant à lui, de 1,5% des dépenses fiscales estimées au titre de l’année 2009, pour un montant de 433 millions de DH. leconomiste.com

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Production oléicole "record" de 1,5 million tonnes durant la campagne 2009-2010

La production oléicole a atteint 1,5 million tonnes (T), selon les premières estimations de la campagne 2009-2010, soit une production “record” en hausse de 76 pc par rapport à la dernière campagne et de 102 pc par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, ce taux permettra la production de 160.000 T d’huile d’olive, soit près du double du tonnage produit lors de la campagne précédente et 90.000 T d’olive de table. Cette production, représentant un chiffre d’affaires global de 4,5 à 6 milliards DH, permettra l’amélioration sensible des revenus de près de 400.000 agriculteurs pratiquant l’oléiculture, indique la même source, notant que près de 400.000 T d’olives produites sont auto-consommées directement par les agriculteurs. Le ministère explique cette augmentation importante de la production par l’entrée en production des jeunes plantations installées au cours de la dernière décennie (100.000 Ha), réalisées à travers un soutien accru de l’Etat dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA), notamment par la distribution de plants d’olivier subventionnés et l’octroi des primes à l’investissement. Cette hausse est due aussi aux précipitations importantes, ayant permis une amélioration significative des rendements dans la plupart des régions oléicoles, ainsi qu’aux efforts déployés par les agriculteurs pour le développement des itinéraires techniques et ce grâce aux actions de vulgarisation menées par les agents d’encadrement du ministère. Les plus fortes augmentations sont enregistrées dans la région de Taza-Al Hoceima-Taounate avec 100 pc et de Marrakech-Tensift-Al Haouz (80 pc) par rapport à la campagne 2008-2009, indique le communiqué, précisant que le rendement moyen national est de l’ordre de 1,9 T/Ha avec un maximum de 3,4 T/Ha obtenu dans la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz. La qualité de la production est globalement satisfaisante et les attaques des parasites et maladies ont été insignifiantes, souligne le communiqué, ajoutant que la récolte est prédominée par des fruits de petit à moyen calibre en raison de la forte charge des arbres. MAP

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E-commerce : Émergence dans la douleur

Le e-commerce fait ses premiers pas au Maroc. Quoique quelques sites marchands aient vu le jour au Royaume depuis plusieurs années, tel celui développé par l’OMPIC en 2003. Un portail qui offre déjà le paiement en ligne de certaines prestations de services, comme la consultation des états financiers des entreprises. Mais «il aura fallu attendre le début 2008, pour qu’une vraie dynamique ne se crée, suite, entre outre, à l’apparition de nombreux sites marchands», fait savoir Samira Gourroum, directeur Business Developpement de Maroc Telecommerce. À fin 2008, le nombre de transactions confirmées et payées par cartes bancaires a dépassé 9.000 opérations, pour un montant total de 31 millions de DH. Ces chiffres sont réalisés uniquement par 10 e-marchands. Bien évidemment, si l’on intègre les opérateurs qui ne font pas appel à la plateforme de paiement en ligne de Maroc Telecommerce et qui préfèrent se faire payer par versement, virement ou en espèce, les chiffres prennent certainement de l’ampleur. Et ce, malgré le fait que «le paiement en ligne par carte bancaire représente environ 80 à 85%», estime-t-on auprès de l’Association marocaine pour le e-commerce et les services en ligne (AMECSEL). Par activité, c’est le e-tourisme qui a la cote. En effet, agences de voyages, compagnies aériennes, agences de location de voitures, hôtels…, réalisent une bonne partie de leur chiffre d’affaires grâce à Internet. En deuxième lieu se trouve le paiement de factures et de taxes (Lydec, Maroc Telecom, Meditel, la Trésorerie Générale du Royaume…) via le net. Si on se réfère au nombre de transactions, c’est le shopping qui se réserve la tête du podium. Pour 2009, l’optimisme est de mise. Maroc Telecommerce table sur 20.000 opérations pour un chiffre d’affaires de 100 MDH, qui seront réalisées par 60 marchands. Malgré cette tendance haussière, les sites marchands pourront faire mieux, à condition de «faire sauter plus d’un verrou», laisse entendre Kawthar Bouachrine, porte-parole de l’AMECSEL. Outre l’aspect culturel privilégiant «toucher avant d’acheter», le plus important reste le vide juridique. En effet, «la réglementation marocaine sur l’échange électronique des données juridiques est de caractère restrictif. Elle s’applique aux données juridiques échangées par voie électronique et à l’équivalence des documents établis sur support papier et sur support électronique et à la signature électronique», explique Tawfik El Idrissi, promoteur du premier hypermarché en ligne. C’est dire «qu’il n’y a pas une réelle réglementation du e-commerce au Maroc». En outre, en l’absence d’une loi protégeant le consommateur, en particulier l’OPC (offre préalable de crédit), difficile de proposer le crédit en ligne au Maroc (avec zéro papier); même chose pour souscrire des contrats d’assurance sur Internet. Et en cas de fraude ou non livraison, il n’y a aucune assurance pour protéger les e-marchands ainsi que les cyberconsommateurs. Conséquence, les internautes marocains se montrent méfiants vis-à-vis du commerce en ligne. Le préalable est d’établir la confiance entre les vendeurs et les acheteurs en ligne. Et c’est ce que compte faire l’AMECSEL. «Nous allons prochainement mettre en place un label garantissant un environnement de confiance et de sécurité pour les transactions et les échanges électroniques», déclare Yahya Qachach, président fondateur de l’AMECSEL. Ce certificat délivré par l’association, ajoute-t-il, assure l’authentification et le professionnalisme des sites marchands et garantit la qualité du produit proposé, notamment en ce qui concerne les prestataires techniques… Côté Etat, plusieurs chantiers sont ouverts, mais jusqu’à maintenant rien de concret. En attendant que tout soit mis en ordre, «les professionnels essayent de faire avec». Maroc Telecommerce vs e-marchand Plusieurs promoteurs de sites web marchands trouvent que les contrats qu’ils doivent signer avec Maroc Telecommerce pour intégrer la plate-forme de paiement électronique par carte bancaire sont contraignants. D’autant plus qu’ils ne sont pas négociables. Auprès de Maroc Telecommerce, on souligne que ces contrats ne sont pas du tout pénalisants et que leur élaboration est faite sur la base des best practices. Côté tarification, elle ne dépend que du volume. Autrement dit, avec l’essor que connaîtra le e-commerce dans les prochaines années, les tarifs seront revus à la baisse. Cela ne veut pas dire, indique-t-on toujours auprès de Maroc Telecommerce, que les tarifs actuels sont exorbitants ; «ils sont même comparables à ceux praticables dans plusieurs pays».

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