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Loi de Finances 2010 : La fiscalité qui fait trembler le non-coté

IR: les cessions d’actions passent de 15 à 20% dans le projet de budget. Dégâts collatéraux pour l’investissement? Nous sommes vraisemblablement à la veille d’une polémique qui rappelle celle de la suppression de l’abattement sur cessions d’actifs en 2006. Sauf que cette fois-ci, c’est le non-coté qui est concerné et pour un autre impôt: l’IR. En effet, il s’agit d’une nouveauté du projet de loi de Finances 2010: les cessions d’actions non cotées à la Bourse seront taxées au titre de l’IR à 20% au lieu de 15%. Le dispositif concerne toutes les actions non cotées à la Bourse, à savoir les actions ou parts d’Opcvm dont l’actif est investi en permanence à hauteur d’au moins 60% d’actions, les actions de sociétés anonymes, les parts sociales de Sarl… La décision a d’ailleurs été débattue au cours d’une réunion provoquée samedi dernier au sein du Parlement par le groupe du Parti de l’Istiqlal sur le projet de budget. En 2008, le projet de loi de Finances 2009 avait lui aussi prévu une taxation au titre des cessions des actions non cotées à hauteur de 20% au lieu de 15%. Mais le ministre des Finances s’est finalement ravisé suite à l’examen du projet de loi de Finances au niveau du Parlement. «Nous sommes en droit de nous poser la question de l’opportunité et du timing de cette décision à un moment où la conjoncture traverse une crise très difficile et a surtout besoin d’une stratégie globale, cohérente quant au rôle de cet instrument qu’est la fiscalité», souligne un opérateur. Quelles motivations pourraient expliquer cette hausse? Selon un expert-comptable, «il pourrait s’agir d’une mesure pour encourager le marché financier qui est en ce moment en difficulté». Pour un autre professionnel des chiffres, il s’agit d’un pas vers l’instauration de l’équité fiscale. «Il n’y a pas de raison que les salariés soient soumis à un taux marginal de 38% et que les investisseurs qui placent leurs économies dans les actions non cotées soient taxés à seulement 15%», explique-t-il. De toute façon, il s’agit toujours d’un taux préférentiel puisqu’il est loin du taux marginal appliqué aux salariés», ajoute-t-il. En somme, déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul. Bien entendu, tout dépend du camp dans lequel l’on se situe. Les hommes d’affaires qui vont supporter le surcoût fiscal pourront toujours faire valoir des arguments en termes d’investissement ou d’emploi. Reste à savoir si, pendant la phase de la discussion du projet de loi de Finances, cette augmentation sera validée par le Parlement ou si elle sera reportée à la prochaine loi de Finances. Retour en force La taxation du non-coté à la Bourse à 20% au lieu de 15% avait déjà été annoncée il y a deux ans, mais suspendue à la dernière minute. Tel que précisé dans le Code général des impôts (CGI) de 2009, la taxation des plus-values était fixée à 10% selon l’article 73, alinéa 3, du CGI. Ce dispositif ne faisait pas de distinction entre actions cotées et non cotées. L’alinéa 3 a été abrogé par la loi de Finances, qui a prévu une taxation à 15% pour les plus-values des actions cotées aussi bien que celles qui ne sont pas cotées. LECONOMISTE.COM

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Casanearshore traîne encore des boulets

La concurrence des voisins. L’atout linguistique s’amenuise. Booster la formation. Casanearshore, La première plateforme de l’offshoring au Maroc. Une première concrétisation aussi de la stratégie «offshoring Maroc 2010» recommandée par le plan Emergence. Elle s’est propagée, par la suite, vers d’autres régions (Rabat, Fès, etc.). Faut-il le rappeler, Casanearshore a été officiellement lancé le 22 décembre 2005. Il s’est propulsé deux ans plus tard au rang de premier centre d’affaires francophone dédié aux activités BPO (Business Process Outsourcing), c’est-à-dire externalisation des processus métiers et ITO (Information Technology Outsourcing qui veut dire externalisation des traitements informatiques). L’attractivité du nearshore casablancais est une conclusion de l’étude McKinsey. Il est démontré que Casablanca figure au top 5 des destinations offshore préférées par les opérateurs francophones. Sur 37 villes, à travers le monde, proposées aux opérateurs francophones intéressés par l’offshoring, Casablanca est jugée être la meilleure destination par ces opérateurs. Deux bémols, cependant, à cette conclusion. Primo, l’étude n’a porté que sur des villes autres que celles d’Afrique du Nord qui partagent avec la ville de Casablanca l’argument de proximité géographique et l’argument langue. Secundo, il faut se rendre à l’évidence que ces conclusions sont déjà anciennes de quelques années. Entre-temps, d’autres pays de la région ont investi ou se préparent à investir le créneau de l’offshoring. La destination pourrait en prendre un coup. Le parc d’activités tertiaires Casanearshore est une plateforme compétitive au plan de ses prestations techniques et technologiques. Mais, les services annexes ne suivent pas forcément comme le transport, une restauration à la portée des bourses des employés (voir encadré). D’ailleurs, des restaurateurs ont déjà mis la clef sous le paillasson. Le parc fait part large, et presque en exclusivité, au nearshore francophone et, dans une moindre mesure, hispanophone. «Notre ambition est de maintenir Casablanca comme la meilleure destination pour le nearshore européen, et de faire de Casanearshore un pôle d’excellence au service des performances des investisseurs internationaux de divers secteurs», avait déclaré un responsable. D’ailleurs, c’est l’application stricte du conseil du cabinet McKinsey. Il faut se positionner, en plus du nearshore francophone, sur le nearshore hispanophone. La contrainte de langue réduit l’éventail des choix. C’est elle qui a commandé le critère géographique. Les capacités linguistiques des Marocains affaiblissent l’offensive marocaine. C’est pourquoi le pragmatisme de l’étude McKinsey recommande uniquement les pays francophones, en l’occurrence la Belgique, la Suisse et la France et le seul pays hispanophone près de nous, à savoir l’Espagne. Chemin faisant, il y aura certainement ratage des opérateurs autres que francophones, anglophones essentiellement. Surtout dans une économie mondialisée où la langue anglaise élargit de plus en plus ses frontières. Par ailleurs, Casablanca doit faire face à une compétitivité accrue venue de ses voisins. La rivalité ne fait que commencer. L’offre incitative et l’offre infrastructures sont d’un très bon niveau, certes. Mais il reste encore des failles. «L’offre Maroc a d’excellents atouts, mais des gaps de compétitivité à combler rapidement», reconnaît la stratégie offshoring Maroc 2010. En matière de formation, il reste encore beaucoup à faire. C’est, au demeurant, le maillon faible des quatre axes de l’offre marocaine (la formation, la promotion, le cadre sectoriel et les infrastructures). Chose que ne cachent pas nos clients de l’Europe. Une délégation européenne en a fait part aux responsables marocains lors d’une visite en 2008 et a même fait acte d’un don financier en vue de soutenir la formation de lauréats adéquats en profils et en nombre. Défi difficile à relever dans un contexte de chute libre du niveau scolaire, cela en dépit de nombreuses commissions depuis le début des années 90 et de nombreux plans dont le dernier-né est le plan d’urgence concocté par le département d’Akhchichine. Par ailleurs, les jeunes salariés de Casanearshore disent souffrir le martyre. D’abord, le parc n’est pas desservi de façon suffisante par un réseau de transport adéquat. La desserte se limite à deux lignes de bus (les lignes numéros 7 et 53) et à quelques autres lignes de grands taxis (à destination du centre-ville, Derb Soltane, Mâarif et Sbata). La ligne 7 relie Sidi Maârouf au centre-ville. La ligne 53 relie Sidi Maârouf à la place Sraghna (Derb Soltane). Les gens qui habitent les nombreux autres quartiers comme Anassi, Salmiya, Sidi Othmane… se débrouillent comme ils peuvent aussi bien pour rejoindre leur lieu de travail que pour rentrer chez eux le soir. «Je dois me lever à 6 heures du matin. C’est un calvaire de tous les jours. C’est le transport clandestin qui nous dépanne parfois. Souvent aussi nous devons emprunter deux bus en plus d’un taxi. Et toujours, nous arrivons en retard à nos bureaux», raconte un jeune. Et même si la défaillance du transport peut être surmontée par les navettes collectives ou un service de transport du personnel, celle du dépassement de la capacité de la voirie est difficile à relever. Restauration La restauration sur place ne fait pas le bonheur des employés. «Il faut compter pas moins de 50 DH pour le déjeuner, soit le quart de notre salaire. Nous préférons aller manger dans les snacks et les laiteries d’à côté», souligne un employé. D’ailleurs, l’enseigne de restauration La Grillardière a plié bagage. Il faut aussi repenser l’espace réservé au stationnement. «Le parking est insuffisant. C’est pourquoi dernièrement des employés du parc garent leurs voitures à l’extérieur. Sans pour autant qu’il y ait un service de gardiennage», indique un salarié. leconomiste.com

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Faut-il démonopoliser la distribution les médicaments ?

Bras de fer entre Roche et les pharmaciens. Ces derniers lui reprochent de les court-circuiter pour certains produits. «C’est une multinationale qui viole la loi marocaine». L’accusation de Mohamed Tadlaoui, secrétaire général de la Fnspm (Fédération nationale des syndicats des pharmacies du Maroc), à l’encontre du laboratoire Roche est grave. Un sit-in de protestation a été organisé par la fédération, hier matin, en face du siège de Roche. L’objet de l’indignation des pharmaciens est la commercialisation directe de médicaments par Roche au client final. Tadlaoui invoque l’article 26 du code du médicament et de la pharmacie qui stipule que la distribution en gros des médicaments ne peut être effectuée que par les établissements pharmaceutiques grossistes. «Roche n’a pas le droit de distribuer des médicaments aux patients, un circuit de distribution doit être respecté», selon Tadlaoui. A noter que la distribution des médicaments suit le cheminement suivant: laboratoire puis grossiste et enfin pharmacie. Chaque intermédiaire ayant alors une marge de distribution. Sami Zerreli, directeur général de Roche région Maghreb, ne voit pas les choses du même œil. Selon lui, «les seuls produits vendus directement aux patients sont les produits hospitaliers non disponibles dans les pharmacies en raison de leur condition sensible de stockage et le niveau élevé de leurs prix». Lesdits produits sont pour la plupart des anti-cancéreux, des médicaments ayant des indications couvrant les transplantations ou encore les hépatites comme l’interféron. D’après la direction de Roche, seul un prix hospitalier a été homologué par le ministère de la Santé afin d’éviter la majoration liée aux marges de distribution. Ces dernières atteignant parfois les 40%. «Nous ne pouvons pas fournir des produits aux pharmaciens si le prix pharmacie n’est pas fixé par les autorités de tutelle» affirme Zerreli. Et d’ajouter qu’aujourd’hui «ces médicaments sont vendus sans aucune marge de distribution dont bénéficierait Roche». La Fnspm se dit, quant à elle, indignée de voir que des patients affluent de tout le Maroc pour acheter des médicaments dans un seul guichet: le siège de Roche à Casablanca. «Il faut que les pharmaciens puissent disposer de ces produits, et nous sommes prêts à faire des efforts sur nos marges», assure Tadlaoui. Pour Kamal Belhaj, président de la Fnspm, «il est hors de question de discuter des marges des pharmaciens avec un laboratoire». Autre point nourrissant la polémique: l’absence d’autorisation écrite accordée à Roche par les autorités compétentes pour assurer cette distribution. La direction du laboratoire assure avoir informé régulièrement le ministère de la Santé de ces opérations et ce, depuis plusieurs années. leconomiste.com

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Le Maroc a engagé un vaste programme de réformes visant à favoriser la création de l’investissement

Le Maroc a engagé un vaste programme de réformes visant à favoriser la création de l’investissement, seul moyen pour générer des richesses, a estimé, jeudi à Skhirat, le ministre du Commerce, de l’Industrie et des Nouvelles technologies, M. Ahmed Réda Chami. Pour définir ces programmes, «nous avons déterminé les filières les plus prometteuses» à travers des recherches et des études qui ont permis l’élaboration de plans et de pactes portant sur divers secteurs, a précisé M. Chami qui intervenait sur les «Stratégies d’attractivité et d’accompagnement des investissements» dans le cadre de l’axe «les nouvelles opportunités d’investissement» qui marque la deuxième journée du congrès international des femmes investisseurs arabes. Il a, à cet égard, cité le pacte Emergence, le Plan vert et la stratégie Maroc Numeric 2013, rappelant, d’autre part, que le Royaume a signé des Accords de libre échange, notamment avec la Turquie, l’Union européenne et des pays arabes ainsi que la conclusion prochaine d’accords similaires avec des pays africains. Ce faisant, a-t-il dit, le Maroc œuvre à améliorer son classement au Doing Business, rappelant que l’offre marocaine d’investissement repose sur une infrastructure industrielle intégrée, la formation des ressources humaines dans les secteurs industriels vitaux et l’octroi du soutien à l’investissement. De son cô té, M. Jamal Rhmani, ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle a axé son intervention sur la formation et la qualification des ressources humaines et la réduction des écarts, notamment en matière du genre. Il a, dans ce sens, indiqué que le Maroc a engagé, lors de la dernière décennie, une panoplie de réformes, avec pour élément central la dimension sociale. Il a, à cet égard, cité l’Initiative Nationale pour le Développement Humain (INDH), le renforcement du partenariat Etat/société civile, la stratégie nationale sur l’approche genre, la stratégie nationale pour la promotion des conditions de l’enfant et l’augmentation des budgets réservés au secteur social. Il a, dans ce cadre, rappelé des extraits du discours prononcé par SAR la Princesse Lalla Hasna à l’ouverture du Congrès, dans laquelle Son Altesse Royale a plaidé pour l’éducation et la formation des filles « qui doivent être les pré-requis incontournables, sans lesquels aucune transmission optimale des savoirs et savoir-faire au féminin n’est possible pour garantir la progression de la culture entrepreneuriale auprès des femmes”. De son cô té, le président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), M. Mohamed Horani a estimé que la femme arabe a fait preuve de hautes compétences dans la gestion des entreprises. M. Horani a appelé, à ce propos, les femmes à se doter du courage et du sens de responsabilité et de travailler inlassablement pour réaliser leurs objectifs. Le Congrès des femmes arabes investisseurs, ouvert mercredi à Skhirat, se poursuit ce jeudi dans le cadre du 2-ème axe prévu à l’ordre du jour de cette rencontre. Organisée par l’Union des femmes investisseurs arabes (UFIA), sous le thème “quelle stratégie de développement de l’investissement au féminin”, cette manifestation, placée sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI et dont la séance d’ouverture a été présidée par SAR la Princesse Lalla Hasna, se propose notamment l’élaboration de solutions alternatives et la mise en place de toute une panoplie de plans pour la consolidation de l’investissement au féminin. MAP

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Le Fonds pour les Technologies Propres adopte le plan marocain pour le développement des projets à faible teneur en carbone

Le Comité exécutif du Fonds pour les Technologies Propres (FTP) a adopté, mardi au siège de la Banque Mondiale à Washington, le Plan d’investissement présenté par le Maroc pour le développement à grande échelle des projets à faible teneur en carbone. L’enveloppe accordée au Maroc, dans ce cadre, s’élève à 150 millions de dollars, indique, mercredi, un communiqué du ministère délégué chargé des Affaires économiques et générales. Accordé à des conditions concessionnelles, cette enveloppe vise à soutenir le Fonds de Développement de l’Energie (FDE) mis en place par le gouvernement marocain pour développer plus particulièrement les énergies renouvelables et les programmes d’efficacité énergétique. A travers ce Fonds, le FTP apportera un appui financier, particulièrement pour la production de l’électricité, le transport de phosphate par pipeline et le transport urbain à Casablanca, ajoute la même source. Le Plan d’investissement marocain a été fortement salué par le Comité exécutif du Fonds pour les technologies propres, compte tenu de l’approche novatrice adoptée par le Maroc combinant le FDE et le FTP, le grand potentiel des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique du Royaume et son expérience réussie dans ces domaines. Ce programme s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement visant à assurer la préservation et la protection de l’environnement. Dans ce cadre et en application des Directives Royales, une charte nationale de l’environnement et de développement durable, permettant la sauvegarde des espaces, des réserves et des ressources naturelles dans le cadre du processus de développement durable, est en cours de préparation par le gouvernement, précise le ministère. Dans ce domaine, et parallèlement à l’approbation du Plan d’investissement du Maroc, la Banque Mondiale avait procédé, en marge des Assemblées annuelles tenues au début du mois d’octobre à Istanbul, à la signature avec le Fonds d’Equipement Communal (FEC) d’un accord de partenariat en matière de gestion environnementale du secteur des déchets solides portant sur la mise en place d’un dispositif incitatif pour la promotion du développement propre au niveau des décharges publiques. MAP

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Le Fonds pour les Technologies Propres adopte le plan marocain pour le développement des projets à faible teneur en carbone

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La 2ème conférence internationale sur les Textiles Intelligents et la "Mass Customisation”, du 12 au 14 novembre à Casablanca

La 2ème conférence internationale, sur les Textiles Intelligents et la ”Mass Customisation” (ITMC 2009) aura lieu, du 12 au 14 novembre prochain, à Casablanca. Cette manifestation vise à placer le Maroc dans le futur et ouvrir l’industrie et les universités nationales à des recherches et des formations porteuses d’avenir, a déclaré à la MAP, M. Mohamed Lahlou, président du Directoire de l’Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (ESITH), lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion. Cette 2ème édition, a-t-il souligné, ambitionne également de sensibiliser les pouvoirs publics sur le nouveau développement du textile et informer le grand public d’une façon générale et la jeunesse marocaine, en particulier sur la dynamique que connaît le secteur textile, en pleine mutation, au service de l’ensemble des secteurs industriels (santé, sécurité, environnement, génie civil, géotextiles, ameublement, automobile, aéronautique). Les textiles intelligents ou “smart textiles” et la “Mass Customisation” vont conditionner l’avenir du secteur industriel au niveau mondial, a-t-il poursuivi, précisant qu’à travers l’organisation d’une telle rencontre, l’ESITH, souhaite positionner le Maroc et assurer un impact certain sur le rayonnement de son industrie textile et habillement. Initiée par l’Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (ESITH) en collaboration avec l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (ENSAIT Roubaix), cet événement réunira plus de 200 conférenciers, chercheurs, doctorants et industriels en provenance des cinq continents. En parallèle à ”ITMC 2009”, l’Esith organise également une exposition itinérante ”Futurotextiles” qui aura lieu du 12 novembre au 12 décembre prochain à Casablanca et mettra en exergue les prototypes qui illustrent l’avenir du textile dans le Monde, a-t-il ajouté, soulignant que ”Futurotextiles” représente un module d’exposition itinérante associant la science et la technologie à l’art du textile. Elle proposera aux visiteurs de partir à la découverte du monde du textile, s’approprier son incroyable diversité, de la fibre au tissage et à la maille, en passant par les composites et les non-tissés, a-t-il fait savoir. Plus de 60 entreprises principalement européennes et de nombreux et prestigieux prêteurs participeront à cette exposition dont le vernissage aura lieu le 17 novembre prochain à l’Esith. ”Futurotextiles” est une première au Maroc et la 5ème exposition au niveau international après celle de Lille (France) en 2006, Istanbul (Turquie) en 2007, Courtrai (Belgique) en 2008 et Bangkok (Thaïlande) en juillet 2009. MAP

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L’énergie occupe une place stratégique dans le développement humain et économique d’un pays

La problématique des ressources énergétiques et les impacts environnementaux constituent une des préoccupations majeures des organisations mondiales et des gouvernements, ont souligné les participants à un colloque à Oujda sur le thème “Développement des énergies renouvelables dans l’Oriental du Maroc: potentialités et perspectives”. L’énergie occupe une place stratégique dans le développement humain et économique d’un pays, ont-ils fait remarquer, notant que la mise en place de politique énergétique faisant appel aux Energies Renouvelables (ER) semble être une des priorités des instances gouvernementales. L’énergie est l’un des moteur du développement des sociétés et la civilisation industrielle s’est bâtie autour de l’exploitation du charbon à la fin du 18ème siècle, du pétrole au milieu du 20ème siècle puis du nucléaire, a indiqué l’universitaire algérien Aomar Ait Aider, avant d’ajouter qu’en ce début du siècle encore, une grande partie de l’énergie consommée dans le monde provient de gisements fossiles (pétrole, gaz, et uranium). Pourtant, ces ressources traditionnelles d’énergie, amenées à s’épuiser dans un avenir relativement proche, posent de nombreux problèmes, en particulier celui de la pollution, a-t-il dit, estimant que l’utilisation des énergies renouvelables, très peu polluantes et qui bénéficient d’avancées technologiques et de processus de développement depuis quelques années, préserve l’environnement tout en développant l’emploi local. De son cô té, M. Mourad Hajjaji, du Centre de Développement des Energies Renouvelables (CDER), a relevé que le paysage énergétique actuel se caractérise par l’incertitude mondialisée, mettant l’accent sur l’accroissement continu de la demande mondiale, le coût élevé des investissements, la question des réserves des énergies fossiles, les prix à la hausse et les changements climatiques. Selon lui, plusieurs scénarios sont possibles pour remédier à cela, à savoir la limitation de la consommation des énergies fossiles à un niveau raisonnable, le développement des énergies nouvelles et renouvelables et la maîtrise de la consommation de l’énergie. Et M. Hajjaji de souligner que le potentiel national en énergie renouvelable (solaire, éolien, biomasse) est très important, et plusieurs projets pilotes l’ont démontré. Cependant, a-t-il déploré, “le cadre réglementaire et incitatif ne permet pas toujours l’intensification de l’utilisation de ces ressources”. “L’acuité du problème énergétique est différemment ressentie par chaque pays suivant le contexte général qui y prévaut”, a estimé, pour sa part, le président de l’Université Mohammed Premier (UMP) d’Oujda, M. Mohamed El Farissi, ajoutant que le Maroc, qui a engagé des plans et des stratégies pour initier une transition vers des énergies plus engagées envers l’environnement, se positionne ainsi avec une vision mais également avec des moyens. La maîtrise de l’énergie est une stratégie doublement gagnante et compte tenu des potentialités en matière d’énergies renouvelables au Maroc, des acteurs de diverses catégories doivent participer à l’exploitation de ces filières énergétiques. Les lieux du savoir en premier, à travers notamment une formation de pointe, une recherche excellente et l’innovation au travers de sa valorisation. L’UMP s’est penchée sur la question de l’environnement de façon générale et sur celle des énergies propres déjà depuis plus d’une décennie et a inscrit les ER dans sa stratégie de recherche institutionnelle et dans le cadre de la coopération internationale en écho aux Plan d’Action National pour la protection de l’Environnement et la stratégie nationale et régionale en matière de développement des énergies renouvelables. L’adoption d’une réglementation stricte du secteur et un accroissement des fonds consacrés à la recherche, outre des avantages fiscaux et autres destinés à stimuler les investissements par les entreprises et les particuliers dans ce secteur, s’avèrent nécessaire, a souligné M. El Farissi. Les travaux de cette rencontre scientifique (26-27 octobre) ont été marqués par plusieurs interventions ayant permis notamment d’exposer les expériences et les stratégies de certains pays dans le domaine des ER et de l’efficacité énergétique, de créer une synergie entre chercheurs, décideurs et industriels et d’ouvrir de nouvelles perspectives de recherche dans le domaine des énergies renouvelables. MAP

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Le Kit De Demarrage De L’entrepreneur.

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