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SM le Roi pose à Fnideq la première pierre pour la construction d’un ISTA
SM le Roi Mohammed VI a procédé, mercredi dans la ville de Fnideq, à la pose de la première pierre pour la construction d’un Institut spécialisé de Technologie appliquée (ISTA), pour un coût total s’élevant à 23 millions de DH. Cet institut, dont la réalisation est confiée à l’Office de la Formation professionnelle et de la Promotion du travail (OFPPT), permettra de renforcer le dispositif de formation professionnelle dans la région et de favoriser l’insertion des jeunes dans la vie active à travers une large offre de formation. Le nouvel ISTA, qui contribuera à doter le tissu économique local des compétences nécessaires, sera réalisé dans le cadre de la concrétisation du programme intégré de mise à niveau économique et sociale de la région du Nord. L’ISTA de Fnideq ouvrira ses portes en septembre 2011 et devra accueillir près de 700 jeunes annuellement dans les niveaux Technicien spécialisé, Technicien, Qualification et Spécialisation. Les cursus de formation dispensés couvrent les filières de gestion d’entreprise, réseaux informatiques, comptabilité, secrétariat et bureautique, électricité, réparation équipements électroménagers, mécanique générale, plomberie sanitaire et menuiserie aluminium. Le futur établissement sera érigé sur une superficie de 3.000 m2 pour une enveloppe estimée à 23 millions de DH, dont 16 millions consacrés aux études et à la construction et 7 millions à l’acquisition des équipements. Il sera composé de cinq salles de cours, 7 ateliers, une salle spécialisée, une autre d’informatique, une unité de ressources didactiques et un bloc administratif. Ce projet vient renforcer le dispositif de formation de l’OFPPT en forte progression pour accompagner l’essor économique et social de la wilaya de Tétouan qui compte en 2009-2010 quelque 14 établissements de formation professionnelle, permettant d’accueillir près de 8700 stagiaires et offrant 74 cursus dans des secteurs porteurs en termes d’emploi et d’insertion (industrie, hô tellerie-tourisme, BTP, technologies de l’information, offshoring, tertiaire). Par la même occasion, le Souverain a suivi une présentation du projet de création de l’internat de l’Institut spécialisé en Hôtellerie et Tourisme Tamuda Bay à M’diq, dont le coût s’élève à 34 millions de DH. D’une capacité d’accueil de 200 bénéficiaires, dont 100 filles, le projet d’internat répond à un besoin d’hébergement des stagiaires provenant des zones éloignées et favorise notamment l’accès à la formation des jeunes filles. Cette future structure sera édifiée sur une superficie de 4.280 m2 et sera composée d’un dortoir pour filles et d’un dortoir pour garçons ainsi que d’espaces communs (réfectoire, foyer, salle de conférences et une autre d’études). L’accueil des stagiaires internes est prévu pour la rentrée 2010-2011. Le coût des études et de la construction de cet internat s’élève à 32 MDH et celui de l’équipement à 2 MDH. Le nouvel internat sera construit dans l’enceinte de l’ISHT Tamuda Bay, établissement qui offre une capacité d’accueil de près de 1.700 stagiaires pour des formations couvrant diverses filières (animateur touristique, accueil et information touristique, gestion hô telière, agence de voyage, hébergement, réception, cuisine, boulangerie-pâtisserie, gastronomie marocaine, maintenance hôtelière). map
Full StoryLe 3ème Salon Automoto du 27 février au 7 mars prochain à Marrakech
La troisième édition du Salon professionnel “Automoto” se tiendra du 27 février au 7 mars prochain à l’espace Essâada à Marrakech, avec la participation d’une quarantaine d’exposants. Ce Salon qui réunit une palette de participants parmi les représentants des secteurs de voitures, voitures utilitaires, 4/4, camions, motos, ainsi que des sociétés d’accessoires, de pièces de rechange, de pneumatique, et autres services, sera aménagé sur une superficie de 5.000 m2. Selon les organisateurs, cette exposition se veut un véritable espace pour l’établissement de relations directes entre consommateurs et vendeurs, mais également une occasion pour s’ouvrir sur les dernières nouveautés dans ce domaine. Ce Salon auquel sont attendus plus de 90.000 visiteurs, selon les organisateurs, se propose de s’ouvrir sur d’autres régions du Royaume, de permettre aux opérateurs de ce secteur d’établir des liens d’affaires directs, et de mettre à la disposition des visiteurs une large gamme de véhicules. Cette nouvelle édition se tient dans un contexte particulier, celui d’une éventuelle relance du secteur de l’automobile, surtout après une chute des ventes chiffrées à 9 pc, par rapport à l’année précédente, ont-ils expliqué. map
Full StoryManagement : Comment gérer les personnalités difficiles
Il est impératif de bien se positionner pour gérer au mieux et détendre l’ambiance au sein de l’équipe. Qui d’entre nous n’a pas eu affaire à un collaborateur qui a une personnalité difficile (dépressif ou narcissique), cependant le challenge reste celui de savoir se comporter avec lui ou elle sans heurts. Pour les managers, la tâche est plus compliquée. Cette personne en question accomplit bien son travail, il serait difficile de s’en débarrasser, à défaut de lui trouver un bon remplaçant si son comportement devient insupportable pour l’employeur et l’équipe de travail. Or si cette personne à problème n’est pas indispensable et que la qualité de son travail laisse à désirer, autant s’en séparer et en finir avec ce casse-tête. Insultes, affrontements physiques… l’éventail est large des comportements imprévisibles qui laissent les managers souvent impuissants. Alors comment adopter la meilleure attitude ? Pour les managers soucieux de bien gérer leurs équipes, des formations sont proposées toute l’année par des cabinets de formation. Ils peuvent également lire un bon nombre d’ouvrages qui traitent de ce volet où les auteurs livrent la liste de personnalités qui posent problème. Ces guides proposent des solutions thérapeutiques, des conseils sur les comportements à adopter. Et pour cause, en comprenant mieux chaque facette de la personnalité de l’interlocuteur, le manager pourra éviter la confrontation. Le premier conseil est de ne pas pratiquer la politique de l’autruche car cela ne servira à rien de se voiler la face. Quand l’ambiance devient invivable, il est judicieux de se pencher sur ce problème et d’essayer de détendre la tension en canalisant les attitudes de ces collaborateurs indomptables. Il faut bien se positionner pour bien gérer l’autre, ne cessent de conseiller les spécialistes. Et pour cause, l’enjeu est de taille : il faut pacifier les relations au sein de l’entreprise. « Il faut savoir se protéger lorsqu’on communique avec ce type de personnalités, que ce soit lors d’entretiens, au téléphone, ou pendant des réunions. Il importe de savoir s’adapter et disposer des techniques adéquates pour réagir face à leurs attaques », souligne Marie Normand, formatrice chez Bernard Bruche France. En fait, la consultante propose de comprendre le comportement des personnalités dites « difficiles » et leurs réactions de défense (peur, frustration, motivation), analyser leur « jeu » pour mieux les convaincre et, surtout, apprendre des attitudes et des méthodes permettant de mieux vivre le moment présent. In fine, gérer un collaborateur qui «sort de ses gonds», n’est pas une mince affaire, autant s’armer pour garantir une paix et une bonne ambiance à l’intérieur des bureaux. Bonne chance. « Il faut savoir affronter les problèmes » Avis d’expert • Ali Serhzani Comment reconnaître les collaborateurs difficiles ou “à problèmes” ? C’est simple, cela se vérifie au niveau de l’entreprise. Vous posez la question à deux ou trois personnes objectives (je dis bien : objectives) et vous aurez la réponse qu’il vous faut. Ces personnes font parfois l’unanimité. Mais attention il faut séparer le bon grain de l’ivraie. Vous avez parfois des personnes difficiles mais très correctes dans leur travail et dans leur comportement comme vous avez des personnes difficiles mais également vicieuses et tordues. Pour ces dernières, la question qui se pose est comment se fait-il qu’elles soient toujours dans cette entreprise ? La réponse est soit qu’elles sont pistonnées, soit qu’elles ont un « pouvoir » qui leur permet d’être ce qu’elles sont sans être inquiétées ou soit encore qu’elles font du « chiffre d’affaires » à tel point qu’on les laisse tranquilles car elles assurent beaucoup d’entrées en argent pour l’entreprise. Le manager ne voyant en elles que ce qu’il veut, c’est-à-dire des « vaches à lait », les laisse faire car sa notion de la gestion d’entreprise et aux antipodes de ce qui se pratique dans des entreprises modernes. Ce qui est dangereux car le climat interne de l’entreprise risque d’en pâtir à court et moyen termes. Comme susmentionné vous avez parfois des personnes difficiles qui peuvent donner cette impression qu’elles créent des problèmes sauf que ce n’est pas le cas, car il faut savoir que parfois les postes qu’elles occupent les rend rigides et coriaces dans leur manière d’agir. Le poste peut être très stratégique et « preneur » que ces personnes ne font pas dans la dentelle quant il s’agit de coopérer avec les autres collaborateurs ou départements car, en deux mots, elles ne sont pas là pour jouer aux « bons samaritains ». Comment le manager doit-il se comporter avec ces personnes à caractère difficile ? Faut-il prendre ses distances ? Prendre ses distances, surtout pas !!!! Sinon vous n’êtes un manager que de par le nom. Il faut savoir affronter les problèmes et ces derniers viennent parfois des ressources humaines que vous avez. Posons-nous la question suivante : Que fait une personne difficile dans une entreprise si elle n’était pas indispensable ou si tout simplement elle ne faisait pas son travail correctement. Si une personne est difficile et en plus son travail laisse à désirer, alors autant s’en séparer ou bien la redéployer dans un service où elle risque de trouver ses « semblables ». Si par contre la personne est difficile mais correcte, la conseiller ne ferait de mal à personne, surtout si cela venait du manager. Il doit jouer son rôle dans l’intérêt de la personne et de l’entreprise. Comment canaliser leur attitude négative sans s’épuiser ou stresser inutilement ? En faisant en sorte d’être une éponge. Faire preuve de sang froid. Attention, je sais que ce n’est pas une mince affaire. Faire preuve de retenue devant une personne que vous souhaitez étrangler chaque jour que le Bon Dieu fait n’est pas chose facile. Mais il y a des impératifs dans la vie qui font en sorte que vous vous devez d’être un exemple. En deux mots, si vous êtes proches de vos collaborateurs je pense que vous pouvez les aider en leur faisant savoir, et de la manière la plus professionnelle qui soit, que s’ils continuent sur cette voie, ils risquent d’en pâtir à tous les niveaux, notamment et en premier lieu au niveau de leur santé et secundo au niveau de leur travail et de leur évolution. Sans oublier que si une personne est reconnue comme difficile ou tordue dans une entreprise elle devra savoir qu’en dehors de celle-ci tout se sait et que si demain elle venait à changer d’employeur personne ne la recommanderait sans oublier la mauvaise publicité qu’elle traînera avec elle ad vitam aeternam… Quelles sont les erreurs à éviter dans les relations difficiles? Sans pour autant passer pour un sage ou pour un conseiller qui ne parle que de théories, je dirai en toute simplicité que la première des choses et de ne jamais s’emporter à la va-vite surtout si l’on est manager. Il faut éviter de voir en l’autre « la personne à abattre ». Il faut savoir comprendre l’autre. Il faut essayer d’être proche, de laisser passer beaucoup de choses, savoir pardonner, etc. Cela est difficile mais dites vous toujours que cela ne pourrait que vous renforcer dans votre manière de gérer vos émotions et surtout les situations conflictuelles. Sans vous en rendre compte vous verrez qu’avec le temps vous vous forgerez une âme de leader au sens noble et managérial du terme. Il faut être un exemple. Et comme disait Confucius “L’erreur est humaine, mais la mettre sur le dos de ses employés l’est encore plus.” lematin.ma
Full StoryEnergie solaire : Le Maroc a enfin son pétrole?
Un plan de 9 milliards de dollars signé. Le projet sera confié à une agence spéciale. Une production électrique de 2.000 mégawatts d’ici 2020. Une enveloppe de 9 milliards de dollars, soit 1/10e du PIB national, sera réservée au projet d’énergie solaire. Un programme ambitieux qui cadre avec une tendance internationale marquée par le recours aux énergies renouvelables. Le contexte marocain s’y prête davantage, avec une quasi-dépendance énergétique des marchés internationaux. Le projet, présenté le 2 novembre à Ouarzazate au Souverain, porte sur la production électrique d’une capacité de 2.000 mégawatts. Il sera érigé sur une superficie totale de 10.000 ha. Ouarzazate, Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Aïn Beni Mathar notamment sont désignées pour accueillir les différentes centrales solaires. L’objectif étant de porter à 42% la part des énergies renouvelables dans les besoins électriques du Royaume en 2020. De l’avis de Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national d’électricité (ONE), «ces centrales produiront en phase de croisière environ 4.500 GWh annuellement, soit l’équivalent de la consommation de Casablanca». Plus que ça, les enjeux économiques liés à la réalisation de ce projet sont énormes. Il permettra déjà de réduire la facture énergétique qui s’est élevée à plus de 6 milliards de dollars en 2008. D’après les prévisions du département de l’énergie, «le projet permettra une économie annuelle d’un million de tonnes de pétrole, soit près de 500 millions de dollars. Et cela évitera l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an». Par ailleurs, selon Fassi Fihri, une partie de l’énergie produite sera exportée vers l’Europe. D’ores et déjà, la mise en œuvre du projet sera confiée à l’Agence marocaine pour l’énergie solaire. Elle aura en charge la conduite du programme de production d’électricité (qualification des sites, conception, études, choix des opérateurs, le suivi de la réalisation et l’exploitation)… «Cette entité sera dotée de capitaux publics avec la participation de l’Etat, le Fonds Hassan II, la Société d’investissement énergétique et l’ONE», explique le DG de l’ONE. Reste à trouver le montage financier adéquat pour accompagner le projet. Il ressort de la rencontre d’Ouarzazate que le financement sera assuré par des fonds public et privé nationaux et étrangers. Concrètement quelques pistes sont avancées notamment une participation du Fonds Hassan II au financement du projet. Mais également une contribution de la Banque mondiale dans le cadre du projet Energie solaire concentrée (ESC) dans la région Mena. Détail des projets Les premiers appels d’offres seront lancés en juin prochain. La centrale de Ouarzazate sera opérationnelle dès 2015. Les énergies renouvelables se positionnent aujourd’hui en tant que sources alternatives aux énergies conventionnelles. Avec le projet d’énergie solaire et l’importante manne financière qui l’accompagne, c’est également un marché immense qui s’ouvre pour les professionnels. Déjà la mise en service de la première centrale est attendue en 2015. Il s’agit du site de Ouarzazate qui accaparera plus de 2 milliards de dollars, sur un total de 9 milliards (voir page 2). Selon Ali Fassi Firhi, directeur général de l’ONE, «la pré-qualification des candidats pour la centrale de Ouarzazate interviendra en juin 2010. S’ensuivront les dossiers d’appel d’offres à l’endroit des sociétés et groupement pré-qualifiés en septembre». Par ailleurs, la réalisation du projet d’énergie solaire demandera un recours important aux ressources humaines étrangères. Le Maroc ne disposant pas de l’expertise nécessaire dans le domaine. De ce fait, un centre de recherche dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et des matériaux sera créé afin de capitaliser sur le savoir-faire étranger. «La concrétisation du projet solaire s’accompagnera du développement d’un tissu industriel national spécialisé, à travers le transfert du savoir-faire et de la technologie», relève le DG de l’ONE. Dans le détail, l’utilisation de l’énergie produite par les centrales s’accordera avec les besoins des différentes régions: Site de Ouarzazate: Ce site abritera une centrale d’une puissance de 500 mégawatts, sur une superficie de 2.500 ha. Elle permettra de réaliser une production annuelle de 1.150 GWh. n Site de Ain Beni Mathar: La centrale sera réalisée sur une superficie de 2.000 ha. Celle-ci développera une puissance de 400 mégawatts pour une production annuelle de 835 GWh. Site de Foum Al Ouad: L’infrastructure qui sera érigée sur une superficie de 2.500 ha aura une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle de ce site sera de l’ordre de 1.150 GWh. Par ailleurs, une partie de l’électricité générée par cette centrale sera utilisée pour le dessalement de l’eau de mer. Et ce en vue de satisfaire les besoins en eau potable de la région de Laayoune. Site de Boujdour: Il y sera implanté une centrale d’une puissance de 100 mégawatts, étalée sur une superficie de 500 ha. la production annuelle de cette centrale sera de 230 GWh. Comme sur le site de Foum Al Ouad, une partie de l’énergie générée servira au dessalement de l’eau de mer. Site de Sabkhat Tah: Le site abritera sur 2.500 ha une centrale d’une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle sera de 1.040 GWh. A noter que la région de Tarfaya accueillera un parc éolien de 300 mégawatts. D’un autre côté une étude de faisabilité sur la capacité de production d’électricité à partir de l’eau de mer est en cours. Potentialités Le Maroc bénéficie entre 2.800 et 3.400 heures d’ensoleillement par an. Ce qui renforce ses capacités de développement en énergie solaire. A côté, avec 3.500 km de côte, le potentiel éolien exploitable est de 6.000 mégawatts. Le potentiel total étant estimé à plus de 50.000 mégawatts. A cela s’ajoute une capacité importante en biomasse, avec 9 millions d’hectares de forêt. leconomiste.com
Full StoryMarché du travail : Le taux de chômage s’établit à 9,8% au terme du troisième trimestre
Entre le troisième trimestre 2008 et la même période de 2009, 34.000 postes d’emploi ont été créés, résultat d’une création de 105.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 71.200 autres postes en milieu rural. Sur le front de l’emploi, l’étau se serait quelque peu desserré et une accalmie tout aussi relative que précaire aura concerné le marché du travail. Au terme du troisième trimestre, alors que le taux du sous-emploi s’est inscrit dans un trend haussier, celui du chômage a stagné. Selon le Haut Commissariat au Plan, «la population active en chômage a reculé de 1,6% au niveau national, passant de 1.123.000 au troisième trimestre 2008 à 1.105.000 chômeurs à fin septembre, soit 18.000 chômeurs en moins». Conséquence : le taux du chômage est passé de 9,9 à 9,8%. Dans les villes, il a avoisiné les 14,8%, alors qu’en milieu rural, il est passé de 3,9 à 4,3%. Au niveau sectoriel, les créations d’emplois ont concerné exclusivement les services avec 72.400 postes nouveaux (soit une augmentation de l’emploi dans le secteur de 1,6%) et le BTP avec 68.800 postes (soit +7,6%). Les autres secteurs ont connu, en revanche, une perte d’emplois ayant atteint 107.200 postes répartis sur l’« agriculture, forêt et pêche» (96.500 emplois perdus), l’industrie y compris l’artisanat (4.400 postes perdus). lematin.ma
Full StoryLa guerre du PVC est relancée
La Snep fait valoir les clauses de sauvegarde. Le PVC importé des Etats-Unis, Europe, Egypte est visé. Après les céramistes, c’est autour de la Société nationale d’électrolyse et de pétrochimie (SNEP) de demander l’activation des mesures de sauvegarde au ministère du Commerce extérieur. Bloquer les importations de polychlorure de vinyle (PVC) ou du moins en fixer une quotité sont en ligne de mire. Et est donc concerné le PVC mélangé ou non à d’autres substances et qui entre dans la fabrication de tubes, raccord, câbles, volets roulants, joints, chaussures… Ces importations proviennent principalement des Etats-Unis, de l’Egypte et d’Europe (Allemagne, Espagne, Belgique…). La filiale du groupe Chaâbi précise que «l’accroissement des importations a causé un dommage grave à la branche de production nationale… Il s’est traduit par une baisse des ventes en PVC en volume (-17%) et en valeur (-38%) au cours du premier trimestre comparativement à la même période en 2008». Et «atteste de l’existence d’un détournement des commandes de ses clients en faveur des importations». Faudrait-il en déduire que ce «champion national» fait face à un problème de compétitivité ou de concurrence déloyale? Rappelons qu’en 2007, une enquête sur le marché de la plasturgie, diligentée par Plastima, a été lancée auprès du Conseil de la concurrence. Les conclusions du rapport, livrées en exclusivité par L’Economiste, sont sans appel: position dominante, comportements anticoncurrentiels, refus de vente sont les charges retenues contre la Snep qui a le monopole de la production de résine et de compound de PVC… En arrière-fond, c’est l’article 5 du contrat de privatisation qui est en cause. Il porte sur le processus de démantèlement tarifaire. La protection douanière dont bénéficie la société dure depuis 16 ans alors que la clause du contrat n’en accordait que 7 au maximum… le temps d’investir et de se mettre à niveau. Créée en 1973, la Snep a été privatisée en 1993 après son rachat par Ynna Holding, qui en est d’ailleurs l’actionnaire majoritaire (63%). Toujours est-il que la bagarre autour du PVC resurgit donc mais sous une nouvelle forme. Celle des clauses de sauvegarde. Le Commerce extérieur aura-t-il le dernier mot? Il a en tout cas ouvert une enquête publique le 10 août dernier, selon son avis n° 03/09 et dont L’Economiste détient copie. Une décision appuyée par un avis favorable de la Commission consultative des importations. Toutes les parties concernées avaient 18 jours à partir du 31 août pour faire valoir leurs arguments. Aujourd’hui les réponses sont là. «Mais la durée des enquêtes dépend de la complexité des cas, du nombre des répondants…», souligne le ministère du Commerce extérieur. Généralement, ces enquêtes s’étalent sur un an. En clair, les investigations ne font que commencer pour le cas du PVC. Pertinence La demande de la Snep, adressée «au nom de la branche de production nationale de polychlorure de vinyle (PVC)», pour faire valoir des clauses de sauvegarde est juridiquement jouable: l’accord de l’OMC relatif aux clauses de sauvegarde prévoit une telle option. La Snep, principal producteur de produits vinyliques (soude, chlore ou l’eau de javel) a vu son chiffre d’affaires reculer de 25,5% à 374,6 millions de DH à fin juin 2009. En revanche, pour faire valoir les clauses de sauvegarde visant les importations de PVC, un «lien de causalité entre l’accroissement massif des importations du produit et le dommage grave ou de sa menace…» doit être prouvé. Cette décision dépend justement de la pertinence des avis formulés par les opérateurs. Les questionnaires du ministre du Commerce extérieur sont qualitatifs (appréciation de la concurrence, commentaire sur les prix…) et quantitatifs (prix de vente, quantité, transactions…). leconomiste.com
Full StoryLe projet marocain de l’énergie solaire ouvre de nouveaux horizons pour les investissements nationaux et étrangers
Le projet de l’énergie solaire, dont la cérémonie de présentation a été présidée lundi à Ouarzazate par SM le Roi Mohammed VI, ouvre de nouveaux horizons pour les grands investissements nationaux et étrangers, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar. “Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’ouverture et de partenariats entre le Maroc et plusieurs pays de son environnement”, a affirmé M. Mezouar dans une déclaration diffusée par la chaîne de télévision “Al Aoula” dans son journal du soir. Les cinq sites identifiés pour le lancement de ce projet, ont été sélectionnés dans des régions qui ont besoin de projets structurés générant de nouveaux emplois et investissements, a ajouté le ministre. Les retombées directes de ce projet, dont la réalisation nécessite des investissements financiers d’une valeur de 9 milliards dollars, se manifestent par le recul de la dépendance du Maroc en matière d’énergie et de développement de l’industrie se rapportant à ce domaine, a-t-il dit. Le projet marocain de l’énergie solaire, rappelle-t-on, vise la mise en place, en 2020, d’une capacité de production de 2.000 mégawatts, soit 38 pc de la puissance installée à fin 2008 et 14 pc de la puissance électrique à l’horizon 2020. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée conformément aux Hautes Directives du Souverain. MAP
Full StoryLoi de Finances 2010 : La fiscalité qui fait trembler le non-coté
IR: les cessions d’actions passent de 15 à 20% dans le projet de budget. Dégâts collatéraux pour l’investissement? Nous sommes vraisemblablement à la veille d’une polémique qui rappelle celle de la suppression de l’abattement sur cessions d’actifs en 2006. Sauf que cette fois-ci, c’est le non-coté qui est concerné et pour un autre impôt: l’IR. En effet, il s’agit d’une nouveauté du projet de loi de Finances 2010: les cessions d’actions non cotées à la Bourse seront taxées au titre de l’IR à 20% au lieu de 15%. Le dispositif concerne toutes les actions non cotées à la Bourse, à savoir les actions ou parts d’Opcvm dont l’actif est investi en permanence à hauteur d’au moins 60% d’actions, les actions de sociétés anonymes, les parts sociales de Sarl… La décision a d’ailleurs été débattue au cours d’une réunion provoquée samedi dernier au sein du Parlement par le groupe du Parti de l’Istiqlal sur le projet de budget. En 2008, le projet de loi de Finances 2009 avait lui aussi prévu une taxation au titre des cessions des actions non cotées à hauteur de 20% au lieu de 15%. Mais le ministre des Finances s’est finalement ravisé suite à l’examen du projet de loi de Finances au niveau du Parlement. «Nous sommes en droit de nous poser la question de l’opportunité et du timing de cette décision à un moment où la conjoncture traverse une crise très difficile et a surtout besoin d’une stratégie globale, cohérente quant au rôle de cet instrument qu’est la fiscalité», souligne un opérateur. Quelles motivations pourraient expliquer cette hausse? Selon un expert-comptable, «il pourrait s’agir d’une mesure pour encourager le marché financier qui est en ce moment en difficulté». Pour un autre professionnel des chiffres, il s’agit d’un pas vers l’instauration de l’équité fiscale. «Il n’y a pas de raison que les salariés soient soumis à un taux marginal de 38% et que les investisseurs qui placent leurs économies dans les actions non cotées soient taxés à seulement 15%», explique-t-il. De toute façon, il s’agit toujours d’un taux préférentiel puisqu’il est loin du taux marginal appliqué aux salariés», ajoute-t-il. En somme, déshabiller saint Pierre pour habiller saint Paul. Bien entendu, tout dépend du camp dans lequel l’on se situe. Les hommes d’affaires qui vont supporter le surcoût fiscal pourront toujours faire valoir des arguments en termes d’investissement ou d’emploi. Reste à savoir si, pendant la phase de la discussion du projet de loi de Finances, cette augmentation sera validée par le Parlement ou si elle sera reportée à la prochaine loi de Finances. Retour en force La taxation du non-coté à la Bourse à 20% au lieu de 15% avait déjà été annoncée il y a deux ans, mais suspendue à la dernière minute. Tel que précisé dans le Code général des impôts (CGI) de 2009, la taxation des plus-values était fixée à 10% selon l’article 73, alinéa 3, du CGI. Ce dispositif ne faisait pas de distinction entre actions cotées et non cotées. L’alinéa 3 a été abrogé par la loi de Finances, qui a prévu une taxation à 15% pour les plus-values des actions cotées aussi bien que celles qui ne sont pas cotées. LECONOMISTE.COM
Full StoryCasanearshore traîne encore des boulets
La concurrence des voisins. L’atout linguistique s’amenuise. Booster la formation. Casanearshore, La première plateforme de l’offshoring au Maroc. Une première concrétisation aussi de la stratégie «offshoring Maroc 2010» recommandée par le plan Emergence. Elle s’est propagée, par la suite, vers d’autres régions (Rabat, Fès, etc.). Faut-il le rappeler, Casanearshore a été officiellement lancé le 22 décembre 2005. Il s’est propulsé deux ans plus tard au rang de premier centre d’affaires francophone dédié aux activités BPO (Business Process Outsourcing), c’est-à-dire externalisation des processus métiers et ITO (Information Technology Outsourcing qui veut dire externalisation des traitements informatiques). L’attractivité du nearshore casablancais est une conclusion de l’étude McKinsey. Il est démontré que Casablanca figure au top 5 des destinations offshore préférées par les opérateurs francophones. Sur 37 villes, à travers le monde, proposées aux opérateurs francophones intéressés par l’offshoring, Casablanca est jugée être la meilleure destination par ces opérateurs. Deux bémols, cependant, à cette conclusion. Primo, l’étude n’a porté que sur des villes autres que celles d’Afrique du Nord qui partagent avec la ville de Casablanca l’argument de proximité géographique et l’argument langue. Secundo, il faut se rendre à l’évidence que ces conclusions sont déjà anciennes de quelques années. Entre-temps, d’autres pays de la région ont investi ou se préparent à investir le créneau de l’offshoring. La destination pourrait en prendre un coup. Le parc d’activités tertiaires Casanearshore est une plateforme compétitive au plan de ses prestations techniques et technologiques. Mais, les services annexes ne suivent pas forcément comme le transport, une restauration à la portée des bourses des employés (voir encadré). D’ailleurs, des restaurateurs ont déjà mis la clef sous le paillasson. Le parc fait part large, et presque en exclusivité, au nearshore francophone et, dans une moindre mesure, hispanophone. «Notre ambition est de maintenir Casablanca comme la meilleure destination pour le nearshore européen, et de faire de Casanearshore un pôle d’excellence au service des performances des investisseurs internationaux de divers secteurs», avait déclaré un responsable. D’ailleurs, c’est l’application stricte du conseil du cabinet McKinsey. Il faut se positionner, en plus du nearshore francophone, sur le nearshore hispanophone. La contrainte de langue réduit l’éventail des choix. C’est elle qui a commandé le critère géographique. Les capacités linguistiques des Marocains affaiblissent l’offensive marocaine. C’est pourquoi le pragmatisme de l’étude McKinsey recommande uniquement les pays francophones, en l’occurrence la Belgique, la Suisse et la France et le seul pays hispanophone près de nous, à savoir l’Espagne. Chemin faisant, il y aura certainement ratage des opérateurs autres que francophones, anglophones essentiellement. Surtout dans une économie mondialisée où la langue anglaise élargit de plus en plus ses frontières. Par ailleurs, Casablanca doit faire face à une compétitivité accrue venue de ses voisins. La rivalité ne fait que commencer. L’offre incitative et l’offre infrastructures sont d’un très bon niveau, certes. Mais il reste encore des failles. «L’offre Maroc a d’excellents atouts, mais des gaps de compétitivité à combler rapidement», reconnaît la stratégie offshoring Maroc 2010. En matière de formation, il reste encore beaucoup à faire. C’est, au demeurant, le maillon faible des quatre axes de l’offre marocaine (la formation, la promotion, le cadre sectoriel et les infrastructures). Chose que ne cachent pas nos clients de l’Europe. Une délégation européenne en a fait part aux responsables marocains lors d’une visite en 2008 et a même fait acte d’un don financier en vue de soutenir la formation de lauréats adéquats en profils et en nombre. Défi difficile à relever dans un contexte de chute libre du niveau scolaire, cela en dépit de nombreuses commissions depuis le début des années 90 et de nombreux plans dont le dernier-né est le plan d’urgence concocté par le département d’Akhchichine. Par ailleurs, les jeunes salariés de Casanearshore disent souffrir le martyre. D’abord, le parc n’est pas desservi de façon suffisante par un réseau de transport adéquat. La desserte se limite à deux lignes de bus (les lignes numéros 7 et 53) et à quelques autres lignes de grands taxis (à destination du centre-ville, Derb Soltane, Mâarif et Sbata). La ligne 7 relie Sidi Maârouf au centre-ville. La ligne 53 relie Sidi Maârouf à la place Sraghna (Derb Soltane). Les gens qui habitent les nombreux autres quartiers comme Anassi, Salmiya, Sidi Othmane… se débrouillent comme ils peuvent aussi bien pour rejoindre leur lieu de travail que pour rentrer chez eux le soir. «Je dois me lever à 6 heures du matin. C’est un calvaire de tous les jours. C’est le transport clandestin qui nous dépanne parfois. Souvent aussi nous devons emprunter deux bus en plus d’un taxi. Et toujours, nous arrivons en retard à nos bureaux», raconte un jeune. Et même si la défaillance du transport peut être surmontée par les navettes collectives ou un service de transport du personnel, celle du dépassement de la capacité de la voirie est difficile à relever. Restauration La restauration sur place ne fait pas le bonheur des employés. «Il faut compter pas moins de 50 DH pour le déjeuner, soit le quart de notre salaire. Nous préférons aller manger dans les snacks et les laiteries d’à côté», souligne un employé. D’ailleurs, l’enseigne de restauration La Grillardière a plié bagage. Il faut aussi repenser l’espace réservé au stationnement. «Le parking est insuffisant. C’est pourquoi dernièrement des employés du parc garent leurs voitures à l’extérieur. Sans pour autant qu’il y ait un service de gardiennage», indique un salarié. leconomiste.com
Full StoryFaut-il démonopoliser la distribution les médicaments ?
Bras de fer entre Roche et les pharmaciens. Ces derniers lui reprochent de les court-circuiter pour certains produits. «C’est une multinationale qui viole la loi marocaine». L’accusation de Mohamed Tadlaoui, secrétaire général de la Fnspm (Fédération nationale des syndicats des pharmacies du Maroc), à l’encontre du laboratoire Roche est grave. Un sit-in de protestation a été organisé par la fédération, hier matin, en face du siège de Roche. L’objet de l’indignation des pharmaciens est la commercialisation directe de médicaments par Roche au client final. Tadlaoui invoque l’article 26 du code du médicament et de la pharmacie qui stipule que la distribution en gros des médicaments ne peut être effectuée que par les établissements pharmaceutiques grossistes. «Roche n’a pas le droit de distribuer des médicaments aux patients, un circuit de distribution doit être respecté», selon Tadlaoui. A noter que la distribution des médicaments suit le cheminement suivant: laboratoire puis grossiste et enfin pharmacie. Chaque intermédiaire ayant alors une marge de distribution. Sami Zerreli, directeur général de Roche région Maghreb, ne voit pas les choses du même œil. Selon lui, «les seuls produits vendus directement aux patients sont les produits hospitaliers non disponibles dans les pharmacies en raison de leur condition sensible de stockage et le niveau élevé de leurs prix». Lesdits produits sont pour la plupart des anti-cancéreux, des médicaments ayant des indications couvrant les transplantations ou encore les hépatites comme l’interféron. D’après la direction de Roche, seul un prix hospitalier a été homologué par le ministère de la Santé afin d’éviter la majoration liée aux marges de distribution. Ces dernières atteignant parfois les 40%. «Nous ne pouvons pas fournir des produits aux pharmaciens si le prix pharmacie n’est pas fixé par les autorités de tutelle» affirme Zerreli. Et d’ajouter qu’aujourd’hui «ces médicaments sont vendus sans aucune marge de distribution dont bénéficierait Roche». La Fnspm se dit, quant à elle, indignée de voir que des patients affluent de tout le Maroc pour acheter des médicaments dans un seul guichet: le siège de Roche à Casablanca. «Il faut que les pharmaciens puissent disposer de ces produits, et nous sommes prêts à faire des efforts sur nos marges», assure Tadlaoui. Pour Kamal Belhaj, président de la Fnspm, «il est hors de question de discuter des marges des pharmaciens avec un laboratoire». Autre point nourrissant la polémique: l’absence d’autorisation écrite accordée à Roche par les autorités compétentes pour assurer cette distribution. La direction du laboratoire assure avoir informé régulièrement le ministère de la Santé de ces opérations et ce, depuis plusieurs années. leconomiste.com
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