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Les levées de fonds dans les start-up : Des divergences d’intérêts entre entrepreneurs et investisseurs

Par Anne Saint Léger (contributeur exclusif) – FinanceUtile.com Une des grandes difficultés pour un entrepreneur est de comprendre qu’il vaut mieux détenir 75 %, voir 51 % d’une société qui se développe que 100 % d’une société qui fait du sur place, voir qui recule ou encore pire, qui dépose son bilan. Et c’est souvent, acculé par un problème criant de trésorerie, qu’il décide de franchir le pas de lever des fonds. Alors que ce n’est, malheureusement,

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Le secteur financier marocain, "l’un des plus performants dans la région MENA"

Le secteur financier marocain “est considéré parmi les plus performants dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du nord (MENA) durant les dernières années”, a indiqué le think-tank britannique de l’Economist Intelligence Unit (EIU), dans son rapport du mois de février sur le Maroc. Le secteur marocain des finances “a fait montre de résilience aux chocs externes”, selon l’EIU, qui relève du célèbre groupe britannique de presse, The Economist. Soulignant les succès réalisés par des banques marocaines implantées dans des pays africains, le think-tank a mis en exergue les efforts consentis par le Maroc pour renforcer l’accès des citoyens et des petites entreprises aux services financiers. Ce volet, précise la même source, figure parmi les secteurs ciblés par “l’ambitieuse” stratégie de partenariat adoptée par la Banque mondiale (BM) avec le Maroc. Le conseil d’administration de la BM vient de sceller une nouvelle stratégie de partenariat avec le Maroc pour les quatre années qui viennent (2010-2013), indique le rapport, relevant que cette stratégie prévoit un programme de financement de l’ordre de 600 millions de dollars par an. Il s’agit d’un objectif “ambitieux”, souligne le think-tank, expliquant que la stratégie porte sur trois secteurs prioritaires, à savoir le renforcement de la croissance, de la compétitivité et de l’emploi, ainsi que l’amélioration du climat d’affaires et l’environnement. Citant l’institution de Bretton Woods, l’EIU souligne que le CPS est fondé sur le concept du partenariat et non pas celui de l’aide. La Banque mondiale a également approuvé un crédit de l’ordre de 200 millions de livres Sterling au profit du Maroc visant à améliorer l’accès aux services financiers, un domaine qui figure avec celui des infrastructures parmi les secteurs prioritaires pour l’International Finance Corporation (IFC) au Maroc, observe le think-tank. L’IFC est la branche de la BM qui s’occupe du développement du secteur privé. map

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L’Allemagne accorde au Maroc un don de 15 millions d’euros

L’Allemagne a accordé au Maroc un don de 15 millions d’euros qui s’inscrit dans le cadre de l’accord de la coopération technique bilatérale, signé mercredi à Rabat. Cet accord de coopération technique 2008-2009, signé par le ministre de l’Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar, et l’ambassadeur d’Allemagne à Rabat, M. Ulf-Dieter Klemm, porte sur le financement de plusieurs projets et programmes dans les domaines de la gestion et de la promotion de l’environnement (4 millions d’euros), la valorisation des énergies renouvelables (2,5 millions d’euros), la protection de la nature et la lutte contre la désertification (2,7 millions d’euros). Le financement concerne également le programme d’appui aux micros, petites et moyennes entreprises (4,3 millions d’euros), la formation professionnelle en milieu de travail (1 millions d’euros) et le Fonds d’études et d’experts (0,5 millions d’euros). Les interventions de l’Allemagne au Maroc, qui ont atteint depuis les années 60 près de 20 milliards de dirhams, ont porté essentiellement sur les secteurs de l’eau potable et de l’assainissement, de l’environnement et des changements climatiques et du développement durable, a indiqué à cette occasion, M. Klemm. Selon le diplomate allemand, ce nouvel accord de coopération concrétise les engagements pris par l’Allemagne dans le cadre des négociations intergouvernementales maroco-allemandes tenues à Bonn les 14 et 15 juillet 2008. Il englobe plusieurs projets et programmes portant notamment sur la valorisation des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, a-t-il précisé. “Les questions environnementales ont toujours été au cœur de notre coopération”, vu que le Maroc porte un grand intérêt aux défis environnementaux et que l’Allemagne veut faire profiter ses partenaires de ses propres expériences en la matière, a-t-il ajouté. De son cô té, M. Mezouar s’est félicité du soutien financier et technique de l’Allemagne, qui se caractérise par sa diversité et sa concentration sur des domaines d’intervention prioritaires pour le développement du pays. Il a, par ailleurs, appelé au renforcement de la coopération financière et technique à travers une augmentation substantielle de l’enveloppe allouée au Maroc, et ce en perspective des prochaines négociations intergouvernementales maroco-allemandes au titre de la coopération pour la période 2010-2011. map

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Anne Saint Léger – FinanceUtile.com

Anne Saint Léger a travaillé de nombreuses années dans une société de capital risque (investissement dans des start-up et PME). Elle a ensuite repris une société en situation de dépôt de bilan, spécialisée dans les livres audio, qu’elle a redressée et développée, puis a créé divers sociétés. Avec sa double casquette d’investisseur et d’entrepreneur, elle décide de créer fin 2009, FinanceUtile.com, qui est une plateforme d’investissement communautaire en ligne pour : · Aider les entrepreneurs à trouver des financements auprès de particuliers ; · Permettre à ces derniers d’investir des sommes adaptées à leur budget dans des projets à taille humaine qu’eux seuls sélectionnent (proximité, raisons professionnelles, etc.) puis de suivre leur évolution de manière transparente. Son site : FinanceUtile.com Articles : A venir

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ISFOTEG : Centre de Formation Continue

Activités : Le Centre de Formation Continue de l’ISFOTEG organise ainsi des stages, des cycles diplômants et certifiants qui permettent à chacun d’actualiser leurs connaissances et leurs compétences spécifiques et transversales. Pour nous, il est déterminant de pouvoir vous offrir une palette de prestations la plus complète possible et des services toujours plus personnalisés. Les actions de formation continue déjà réalisées au profit des entreprises ont couvert les domaines principaux suivants : – Informatique générale – Pratique de logiciels – Langues anglaise, française et espagnole – Langue Commerciale, Langue des affaires – Marketing – Méthodes quantitatives de gestion – Finance – Management des Ressources Humaines – Communication – Comptabilité – Gestion financière – Audit et Contrôle de Gestion – Gestion de la Production – Gestion des stocks et Approvisionnements – Management de la Qualité – Banque et Assurances – Logistique – Formation des formateurs Adresse: 47, Bd Pasteur, 90000, Tanger. Téléphone fixe : 0539937101 FAX : 0539371771 E-mail: isfoteg@menara.ma Site : http://www.isfoteg.net.ma

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Pitcher son projet

Par Gilles Poupardin (chroniqueur exclusif) – Sencities.com Le pitch est peut-être la chose la plus excitante qui soit pour l’entrepreneur. Faire un pitch c’est exister, avoir l’opportunité d’exposer son projet, sur une courte présentation pouvant aller de 2 à 20 minutes. Le but n’est pas de tout dire, mais d’en dire suffisamment pour susciter l’intérêt. Le temps d’un pitch suffit à votre auditoire pour se faire une idée de votre business. Un mauvais pitch revient à se tirer une balle dans le pied. Si dans un laps de temps très court vous n’arrivez pas à enthousiasmer vos interlocuteurs, vous n’aurez jamais l’occasion de leur en dire d’avantage. A l’inverse, si votre pitch est remarquable, vous n’avez plus qu’à les inviter à poursuivre la discussion. Tout entrepreneur devrait travailler son pitch avant de sortir de sa chambre pour parler de son projet. S’il doit vite partager son idée , il doit longuement préparer son pitch. Le pitch est votre arme de poing. Si vous souhaitez fédérer et convaincre clients, partenaires, investisseurs, vous devez savoir faire un bon pitch. Voici quelques pistes pour « pitcher » son projet (orienté investisseur) : 0) A qui parlez-vous ? : renseignez vous sur votre auditoire. Le risque lors d’un pitch est de perdre les gens, en parlant de choses qui n’intéressent que vous. Sachez à qui vous parlez et adaptez / modifiez les points qui vont suivre en conséquence. 1) Démarrez vite : Il n’y a rien de plus barbant pour ceux qui écoutent des pitch que d’entendre quelqu’un parler de tout sauf de son projet. Allez vite à l’essentiel, dites ce que vous faites. 2) A quel besoin répondez-vous ? : Soyez clair sur le problème que vous voulez régler ou sur la révolution que vous allez créer. Il faut que l’on comprenne tout de suite l’intérêt du projet. 3) Quelle est votre solution ? : Montrez votre produit, afin que tout le monde comprennent très concrètement ce que vous êtes capable de faire. Mais à ce stage n’en parlez pas pendant des heures. 4) Prouvez par l’exemple : Il n’y a rien de plus claire que les exemples. Prenez un cas concret d’utilisation de votre produit et racontez-le. 5) Le business model : Comment gagnez vous de l’argent ? Quelles sont vos sources de revenu et votre manière de vendre ? 6) Comment vous faites vous connaître ? : Expliquez votre stratégie de communication et la façon dont les gens vont entendre parler de votre produit. 7) L’équipe : Qui sont les membres de l’équipe dirigeante ? Quelle est leur complémentarité et leur force pour mener à bien le développement de la startup. 8) Les projections financières : Quels sont le chiffre d’affaires, le résultat net et les cash flow que vous comptez réaliser à 3 ans ? Quels sont vos modes de développement pour atteindre ces chiffres ? 9) Etat d’avancement / Attentes : Où en êtes-vous ? Qu’avez-vous réalisé ? FAIRE plutôt que dire : le concret vaut bien plus que les hypothèses. De quoi avez-vous besoin aujourd’hui ? Pourquoi venez-vous de présenter votre business ? Si vous êtes là pour lever des fonds, dîtes combien.

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Energie solaire : Le Maroc a enfin son pétrole?

Un plan de 9 milliards de dollars signé. Le projet sera confié à une agence spéciale. Une production électrique de 2.000 mégawatts d’ici 2020. Une enveloppe de 9 milliards de dollars, soit 1/10e du PIB national, sera réservée au projet d’énergie solaire. Un programme ambitieux qui cadre avec une tendance internationale marquée par le recours aux énergies renouvelables. Le contexte marocain s’y prête davantage, avec une quasi-dépendance énergétique des marchés internationaux. Le projet, présenté le 2 novembre à Ouarzazate au Souverain, porte sur la production électrique d’une capacité de 2.000 mégawatts. Il sera érigé sur une superficie totale de 10.000 ha. Ouarzazate, Laâyoune, Boujdour, Tarfaya et Aïn Beni Mathar notamment sont désignées pour accueillir les différentes centrales solaires. L’objectif étant de porter à 42% la part des énergies renouvelables dans les besoins électriques du Royaume en 2020. De l’avis de Ali Fassi Fihri, directeur général de l’Office national d’électricité (ONE), «ces centrales produiront en phase de croisière environ 4.500 GWh annuellement, soit l’équivalent de la consommation de Casablanca». Plus que ça, les enjeux économiques liés à la réalisation de ce projet sont énormes. Il permettra déjà de réduire la facture énergétique qui s’est élevée à plus de 6 milliards de dollars en 2008. D’après les prévisions du département de l’énergie, «le projet permettra une économie annuelle d’un million de tonnes de pétrole, soit près de 500 millions de dollars. Et cela évitera l’émission de 3,7 millions de tonnes de CO2 par an». Par ailleurs, selon Fassi Fihri, une partie de l’énergie produite sera exportée vers l’Europe. D’ores et déjà, la mise en œuvre du projet sera confiée à l’Agence marocaine pour l’énergie solaire. Elle aura en charge la conduite du programme de production d’électricité (qualification des sites, conception, études, choix des opérateurs, le suivi de la réalisation et l’exploitation)… «Cette entité sera dotée de capitaux publics avec la participation de l’Etat, le Fonds Hassan II, la Société d’investissement énergétique et l’ONE», explique le DG de l’ONE. Reste à trouver le montage financier adéquat pour accompagner le projet. Il ressort de la rencontre d’Ouarzazate que le financement sera assuré par des fonds public et privé nationaux et étrangers. Concrètement quelques pistes sont avancées notamment une participation du Fonds Hassan II au financement du projet. Mais également une contribution de la Banque mondiale dans le cadre du projet Energie solaire concentrée (ESC) dans la région Mena. Détail des projets Les premiers appels d’offres seront lancés en juin prochain. La centrale de Ouarzazate sera opérationnelle dès 2015. Les énergies renouvelables se positionnent aujourd’hui en tant que sources alternatives aux énergies conventionnelles. Avec le projet d’énergie solaire et l’importante manne financière qui l’accompagne, c’est également un marché immense qui s’ouvre pour les professionnels. Déjà la mise en service de la première centrale est attendue en 2015. Il s’agit du site de Ouarzazate qui accaparera plus de 2 milliards de dollars, sur un total de 9 milliards (voir page 2). Selon Ali Fassi Firhi, directeur général de l’ONE, «la pré-qualification des candidats pour la centrale de Ouarzazate interviendra en juin 2010. S’ensuivront les dossiers d’appel d’offres à l’endroit des sociétés et groupement pré-qualifiés en septembre». Par ailleurs, la réalisation du projet d’énergie solaire demandera un recours important aux ressources humaines étrangères. Le Maroc ne disposant pas de l’expertise nécessaire dans le domaine. De ce fait, un centre de recherche dans les domaines de l’énergie, de l’environnement et des matériaux sera créé afin de capitaliser sur le savoir-faire étranger. «La concrétisation du projet solaire s’accompagnera du développement d’un tissu industriel national spécialisé, à travers le transfert du savoir-faire et de la technologie», relève le DG de l’ONE. Dans le détail, l’utilisation de l’énergie produite par les centrales s’accordera avec les besoins des différentes régions: Site de Ouarzazate: Ce site abritera une centrale d’une puissance de 500 mégawatts, sur une superficie de 2.500 ha. Elle permettra de réaliser une production annuelle de 1.150 GWh. n Site de Ain Beni Mathar: La centrale sera réalisée sur une superficie de 2.000 ha. Celle-ci développera une puissance de 400 mégawatts pour une production annuelle de 835 GWh. Site de Foum Al Ouad: L’infrastructure qui sera érigée sur une superficie de 2.500 ha aura une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle de ce site sera de l’ordre de 1.150 GWh. Par ailleurs, une partie de l’électricité générée par cette centrale sera utilisée pour le dessalement de l’eau de mer. Et ce en vue de satisfaire les besoins en eau potable de la région de Laayoune. Site de Boujdour: Il y sera implanté une centrale d’une puissance de 100 mégawatts, étalée sur une superficie de 500 ha. la production annuelle de cette centrale sera de 230 GWh. Comme sur le site de Foum Al Ouad, une partie de l’énergie générée servira au dessalement de l’eau de mer. Site de Sabkhat Tah: Le site abritera sur 2.500 ha une centrale d’une puissance de 500 mégawatts. La production annuelle sera de 1.040 GWh. A noter que la région de Tarfaya accueillera un parc éolien de 300 mégawatts. D’un autre côté une étude de faisabilité sur la capacité de production d’électricité à partir de l’eau de mer est en cours. Potentialités Le Maroc bénéficie entre 2.800 et 3.400 heures d’ensoleillement par an. Ce qui renforce ses capacités de développement en énergie solaire. A côté, avec 3.500 km de côte, le potentiel éolien exploitable est de 6.000 mégawatts. Le potentiel total étant estimé à plus de 50.000 mégawatts. A cela s’ajoute une capacité importante en biomasse, avec 9 millions d’hectares de forêt. leconomiste.com

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Commerce mondial : L’OMC prévoit une régression de plus de 10%

Le directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Pascal Lamy, a prévu une régression de plus de 10% des échanges commerciaux mondiaux au cours de 2010 en raison de la crise financière économique. «Le commerce est la victime de la crise financière (…) Il est estimé que le commerce mondial va régresser de 10 à 11% au cours de 2010», a indiqué le patron de l’OMC dans une déclaration publiée mercredi par «Al Ahram Hebdo». Il a qualifié de «normale» cette régression ainsi que l’adoption des pays de «mesures protectionnistes» en raison de la crise qui a affecté les négociations étant donné que «les pays dont les importations ont baissé, optent pour la mise en place de contraintes à l’accès aux importations». M. Lamy a, par ailleurs, affirmé que «l’OMC n’est plus une scène de dispute entre pays développés et en développement», faisant état de «divergences» d’intérêts même entre les pays en développement qui se divisent en plusieurs clans. Il a toutefois fait savoir que le seul moyen pour sortir de la crise consiste à conclure les négociations de Doha, relevant que «toutes les parties n’auront pas à payer le même prix». Revenant sur les points de discorde entre le nord et le sud surtout sur le dossier agricole et l’annulation des subventions au coton, M. Lamy a indiqué que les pays développés et en développement s’étaient mis d’accord sur 85% des concessions demandées dans ces deux dossiers entravant le cycle de Doha. M. Lamy a indiqué que des pays comme la Chine et l’Inde seront plus affectés par ces mesures du fait que «les quotas seront plus vite supprimés et les marchés seront ouverts plus rapidement aux pays les plus pauvres», précisant que «cette libéralisation peut s’étendre sur un à cinq ans, selon les résultats des négociations». MAP

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Comment défricher de nouveaux espaces en période de crise ?

Par Vincent Rivalle (chroniqueur exclusif) – KDZ’ID (Accompagnement au développement de TPE et PME) – TRAD ONLINE (Associé – Société de traduction) En discutant avec de nombreux chefs d’entreprise, il semble que beaucoup d’entre eux aient la tête pleine de nouvelles idées (nouveaux produits, nouvelles activités, nouvelles manières d’adresser leurs marchés, etc.), au point qu’il est parfois difficile de commencer des réunions, ateliers ou petits-déjeuners en commun sur des sujets très opérationnels et courts termes. Pourtant, la très grande majorité d’entre eux se raccroche au trop rapidement utilisé « la tête dans les étoiles et les pieds dans la glaise ». Ils ne sont pas les seuls dans leurs entreprises et leur écosystème à avoir des idées, leurs collaborateurs, leurs sous-traitants, leurs clients…les sources d’idées sont nombreuses. Que faire de toutes ces idées, intuitions, nouvelles pistes ? N’est-il pas dommage de les oublier, de les mettre de côté dans le meilleur des cas, de les enterrer dans le pire…et au final, d’avoir l’impression de s’autocensurer et de brider sa créativité et celle de ses collaborateurs. Avoir une idée n’est que la première étape…on peut souvent lire et entendre ça et là que l’étape cruciale est la mise en application, le passage à l’opérationnel. Une même idée innovante germe dans beaucoup d’esprits au même moment…c’est la personne qui sait comment, avec qui et quand la mettre en application qui « remporte la bataille ». Je me pose la question : que nous manque-t-il, que manque-t-il aux responsables d’entreprises aujourd’hui pour expérimenter de nouvelles voies ? Une première réponse évidente : les ressources… Toutes nos entreprises sont aujourd’hui dimensionnées au minimum en ce qui concerne les ressources. Comment faire aujourd’hui pour détourner ces personnes de toutes les taches nécessaires à la bonne marche de l’activité ? C’est un vrai sujet. Une deuxième réponse : les compétences nécessaires… Les entreprises regorgent de collaborateurs avec des compétences pointues, qu’elles soient connues ou cachées. Si les compétences manquent…les moyens aujourd’hui permettant de les identifier sont très nombreux (réseaux physiques, réseaux sociaux, partenaires, recommandations, etc.). Cela ne semble pas être le sujet central. Un point important certes, mais gérable. Il faut aussi noter que les livres de management et la pensée "globale/généraliste" répètent inlassablement… « il faut avoir une stratégie qui priorise et concentre ses actions et ne pas se disperser »…ce n'est pas totalement faux, mais cela renforce par la même cette frustration d’avoir parfois la sensation de passer à côté d’une opportunité. Alors pourquoi toutes ces idées se perdent ? 3M a souvent été cité pour sa gestion de l’innovation. Les managers devaient permettre (voire même, encourager) aux collaborateurs le souhaitant de prendre du temps « sur leur temps de travail » pour développer de nouvelles idées et mener des expérimentations. Cet espace d’expérimentation en interne est ou était possible au regard de la taille de l’entreprise…Dans les PME ou TPE…cela semble être, dans une très grande majorité des cas, un peu difficile à organiser… J’ai rencontré D.Guillard de la société Daydream qui, dans son offre, propose une approche bien particulière qui a fait tilt chez moi : Daydream, qui est spécialisé dans un ou deux secteurs technologiques bien précis (les plastiques notamment), mets à disposition une équipe projet dédiée en deux temps : · En amont, aider ses clients à passer, si je peux résumer ainsi, d’une intuition à une certitude quant à l’existence d’un marché · En aval, mettre à disposition une force commerciale dédiée qui, en fonction des clients, se charge de tester ce nouveau marché, défricher, et procéder aux premières ventes. Ensuite, le client décide de ré-internaliser la compétence et le sujet, de continuer avec les équipes de Daydream ou d’abandonner le projet. Je résume et simplifie : Daydream, sur son secteur bien précis, permet à ses clients de passer du rêve à la réalité (qui peut être rude dans certains cas) et d’avancer avec des faits et non des suppositions. Quand on aborde le thème de l’innovation, les bonnes pratiques suggèrent souvent de « tuer » ou, beaucoup mieux, « de recaler ou reconfigurer » des idées que de les laisser en suspend…Ceci pour des questions de frustrations, d’énergie dépensée, etc. Tout cela a renforcé mes convictions. D’autres entreprises prospèrent agréablement en temps normal, mais surtout en période de crise. L’offre proposée est simple : « laissez-nous regarder, fouiller chez vous, soulever la poussière, vider vos fonds de tiroir,…et, en nous appuyant sur notre expertise multisectorielle, nous dénicherons des pépites que vous valoriserons pour vous, ou nous vous les achèterons ». Ces pépites peuvent prendre la forme de brevets dans le cas où un portefeuille de brevets vieillissant ou sous utilisés serait livré à l'analyse de ces acteurs. Il peut s'agir aussi de sous-produits, technologies, savoirs-faires, outils-maisons, processus, réseaux de distribution, sous-traitants maitrisés, etc. Je pose ici une question : quel avenir pour une entreprise qui aurait pour mission d'aider les entreprises à explorer de nouvelles voies, en les accompagnant sur la création de la nouvelle offre et en prenant en charge le développement de l'activité pendant les premiers temps. Une sorte de spin-off, cadrée par un contrat et des engagements "bétons", et très souples, agrégeant des experts autour d'un noyau dur, garant du processus et détenant les savoirs-faires au cœur de la démarche "de l'offre à la mise sur le marché". Je parle de projets tels qu’expérimenter un nouveau service, identifier un partenaire et structurer une nouvelle offre, … Le gain pour l'entreprise : capitaliser sur ses actifs sans prendre de risques forts d'investissements lourds, sans disperser ses troupes (allez faire vendre à un commercial un nouveau produit pour lequel il doit évangéliser ses prospects…alors que "ses" produits traditionnels se vendent déjà très bien et sans effort supplémentaire…pas si simple, non ?). Pour finir, non une question, mais une proposition cette fois. Créer un nouveau dispositif – oui, encore un…mais s'il est bien outillé, simple et connu…je me porte (presque) garant de son succès et de sa rentabilité pour la TPE ou la PME – un dispositif sur le modèle du Cifre (axés sur les thèses), avec une dose du dispositif VIE mais sans avoir pour but un projet de recherche s'inscrivant dans un parcours de doctorant, ni avoir comme but le soutien à l'internationalisation, mais avec un objectif clair de "défricheur de nouveaux marchés ou offres, d'intrapreneur permettant de mener de tels projets pour la PME en mal de nouveaux territoires. Financé par l'état car s'inscrivant dans cette volonté de faire se développer nos trop nombreuses petites entreprises pour passer le cap fatidique en terme de taille et pourquoi pas, mettre en place un système de rémunération du dispositif (permettant de financer à son tour des nouveaux "intrapreneurs" en fonction de la réussite du projet ? En allant un cran plus loin, on pourrait même parler d’une avance remboursable en cas de succès du projet, sauf si embauche en CDI de l’intrapreneur. On dit souvent qu’en France, on a des idées mais que ce sont les autres qui réussissent à les transformer…. Faisons en sorte que cela change.

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Pourquoi l’entreprise doit-elle s’engager dans le Développement Durable ?

Par Michael Damiati ( chroniqueur exclusif ) – Spratley-Conseil Sud Parisien J’ai choisi de traiter cette question car j’ai eu en retour de mon dernier message (qui n’engage pourtant que ma vision), des réactions sur ce que considèrent les "détracteurs" comme une « mode du verdissement ». Il semble donc utile de rappeler que dans quelque système que ce soit, la raison d’être d’une entreprise est de créer de la valeur…. Et non de régler tous les maux de la planète. Toutefois, ce qui se fait dans l’entreprise a forcément (de manière plus ou moins importante en fonction de la nature de son activité) un impact sur l’environnement. Heureusement que dans notre société il y a des acteurs plus légitimes pour gérer la problématique environnementale, je pense bien entendu aux politiques, aux ONG, aux tissus associatifs….Mais les entreprises ont aussi leur rôle à jouer. Pourquoi me direz-vous ? Pourquoi les entreprises doivent-elle s’engager dans une démarche de développement durable ? Tachons d’avoir des réponses en gardant à l’esprit la raison d’être de l’entreprise : LA CREATION DE VALEURS   Tout d’abord pouvoir continuer à créer de la valeur dans de bonnes conditions. La protection de l’entreprise à travers la protection de la planète. Le bien-être de la première dépend du bien-être de la seconde.   Ca a l’air tellement simple qu’il est nécessaire de le rappeler. Les entreprises ont tout intérêt à participer activement aux actions locales, nationales, voire internationales pour qu’il continue de faire bon vivre sur la planète. La Palisse n’aurait pas dit mieux….. Ensuite s’adapter aux pressions réglementaires qui depuis quelques années sont de plus en plus fortes et ne risquent pas de s’inverser. Ainsi ces dernières années, nous avons pu constater la multiplication de directives en faveur de l’environnement, notamment dans le domaine de l’habitat, du transport … A titre d’exemple, aujourd’hui en moyenne un véhicule émet 160gr/CO² par Kilomètre.   Une directive Européenne impose en 2012 (c’est-à-dire demain) une émission de 130 gr/CO² par kilomètre soit – 20%. Cela représente déjà un bel effort….. Oui mais. Mais Bruxelles prévoit dés 2020 (c'est-à-dire après demain) un objectif de 95gr/CO² par kilomètre avec de lourdes pénalités : 5€ au premier gramme dépassé, 15€ pour le deuxième, 25€   pour le troisième, et 95 € pour le quatrième. . Quelle entreprise pourra s’astreindre de cette nouvelle directive??? Enfin profiter du développement durable comme levier de performance pour l’entreprise en améliorant son efficacité économique et financière. A condition bien sûr de dépasser l’idée du Greenwashing (c’est-à-dire le verdissement qui n’agirait uniquement que sur l’image de l’entreprise). Ou comment bénéficier de véritables réductions de coût et d’une amélioration des procédures de travail au profit de la planète mais aussi du social et des salariés(égalité professionnelle homme-femme, le handicap, la lutte contre les discrimination…). Evidemment ces changements prennent du temps, mais au bout du compte, en tant qu’entreprise vous devrez vous conformer à ces nouveaux règlements. Pour répondre à la question en titre, deux attitudes sont envisageables : Soit vous attendez le dernier moment et le plus souvent vous n’avez ni le temps, ni les moyens de vous mettre rapidement en conformité. Vous vous retrouvez donc dos au mur et cela vous coute cher, aussi bien financièrement (pénalités), qu’en termes d’image auprès de vos clients et fournisseurs.   Ou alors vous gardez un œil, sur ces nouvelles règles, vous pouvez alors anticiper au mieux ces évolutions. En général, se mettre en conformité dans les temps, vous coutera au final moins cher (aides et subventions) et au passage, vous vous ferez "bien voir" par vos clients et par les pouvoirs publics, ce qui n’est pas à négliger. D’une pierre deux réponses….

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