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Au Canada ça Fly !

Par Yann Rousselot-Pailley (chroniqueur exclusif) – Present Profit Comme plusieurs d'entre vous l'ont remarqué en lisant mes articles sur Envie d'Entreprendre, je ne suis pas un spécialiste de l'installation des entreprises françaises au Canada. Je suis associé dans le cabinet Present Profit , qui assiste les entreprises canadiennes à l'obtention des crédits d'impôt et des aides gouvernementales applicables. Cependant, étant français d'origine, et étant installé au Canada, Olivier Marone, le promoteur de ce blog, m'a suggéré de m'occuper de la rubrique “Entreprendre au Canada” le 2ième jeudi de chaque mois. Je le fais avec plaisir, car cela me donne l'occasion de partager avec vous des anecdotes et des réflexions sur l'entrepreneuriat au Canada. Depuis 1999, je vois venir (et repartir) au Canada, de nombreuses entreprises françaises. Par exemple, je suis encore dubitatif sur les raisons qui ont poussé la célèbre compagnie de meubles Fly, a essayer de s'installer au Canada juste à côté d'Ikéa, et encore plus, sur les raisons pour lesquelles ils n'ont pas persisté (en modifiant leurs produits ou leur localisation) au lieu de faire faillite. Ce n'est qu'un exemple, ils sont nombreux. Dernièrement, je discutais avec le responsable de la filiale canadienne d'une entreprise de design de solutions web, qui m'avouait avoir échoué dans son évaluation du marché et notamment sur son processus de recrutement. Au moment ou nous nous sommes parlés, il reprenait tout en main. Mon conseil à son égard est le même que celui que je donne à chaque fois : “Appuyez-vous sur la communauté française” Je l'ai déjà dis, mais je le répète. Les français du Canada ont déjà fait pour vous le processus d'intégration. Ils vous comprennent, mais ils comprennent aussi et surtout le marché local. Ils sont capables de désamorcer les pièges et de diminuer les risques qui vous attendent ici. Liberté, Égalité, Fraternité ! Facile à retenir, cette maxime va vous permettre de faire de bons choix pour votre implantation. Recrutez de préférence, un(e) français(e) qui est citoyen canadien (installé depuis trois ans au moins), qui a la “volonté de faire” (la gnack) et du charisme. Oubliez vos méthodes de recrutement françaises. Les français du Canada sont souvent devenus allergiques à la lourdeur procédurale et administrative des boîtes françaises. Ils sont souvent devenus très américains dans leur approche : franc, direct, business, ils n'ont pas peur de parler d'argent et s'attendent à des relations claires nettes et précises. Ils détestent donc les phrases du genre “Fais moi une offre”, “C'est à négocier” etc. Il faut arriver avec une offre claire, simple, et “Win-Win”. Vous devez être courtois dans vos démarches, ne pas chercher à abuser, à profiter, mais plutôt à être équitable. Égalité ! Une fois cette étape passée, laissez faire votre nouvelle recrue. Faites-lui confiance. Liberté ! Il connait le marché mieux que vous. Donnez-lui les moyens d'accomplir des projets tout en vous assurant que vous comprenez bien sa démarche mentale et ainsi apprendre de lui(ou elle) les tuyaux qui vous manquent! Fraternité ! Lotfi sur Facebook Je ne sais pas si un certain Lotfi me lit, mais en tout cas, voici ce qu'il a posté sur un groupe Facebook destiné aux français de Montréal : “Je travaille pour une compagnie francaise qui vient de s'installer au Quebec et qui ambitionne dans le courant de l'année de monter 5 magasins et ensuite la meme chose en Ontario. Ce sont des magasins d'ameublement d'interieur haut de gamme. Nous cherchons des francais avec residence permanente pour travailler avec nous. fornmation de 2 semaines a Montreal et ensuite deplacement semaine dans les villes cibées. frais de transport et hotel pris en charge par nous. Salaire tres interessant! merci de bien vouloir me contacter. Lotfi” Manifestement, cette compagnie d'ameublement a trouvé son français du Canada (Lotfi) et il s'occupe bien de lancer cette entreprise que je ne connais pas, mais qui je le pense réussira son intégration. Peut-être que c'est Fly qui essaye de nouveau, mais cette fois-ci de la bonne manière.

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Archiduchesse.com : Bilan au 1er février 2010 P

Par Patrice Cassard (contributeur) – Fondateur du site Archiduchesse Encore un bilan un petit peu particulier, mais plus réjouissant malgré tout que le précédent, puisque le site ayant ré-ouvert ses portes (en fanfare) le 22 janvier au soir, l’exercice mensuel ne porte que sur à peine 9 jours. Le chiffre d’affaire reste plus qu’acceptable, notre objectif (sur 30 jours) se rapproche d’ailleurs dangereusement, il n’est plus qu’à 2000 €. La réouverture, et l’extension en gamme avec le modèle De Ville ont eu, je pense, un bon impact sur le chiffre, puisque sur cette grosse semaine de vente, la répartition des commandes s’est fait à 65% sur le modèle De Ville contre 35% pour le modèle Bouclette. L’effet de la nouveauté, sans doute. Le bilan de janvier 2010 : 13071 € TTC de chiffre d’affaires ( hiihaa! ) 338 commandes envoyées / 2038 paires vendues 317 comptes clients créés 2204 fans sur

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Google Buzz, un nouveau réseau social lancé par le moteur de recherche

De nombreux points de similitudes avec Facebook et Twitte r Google a ajouté un service de réseau social à ses courriels mardi, laissant peu de doute sur son intention d’affronter le spécialiste du genre, Facebook. Cette extension de Gmail, le service de courriers du moteur de recherche, sous l’étiquette Google Buzz, comprend de nombreux points de similitudes avec ce que fait la concurrence. Buzz offre par exemple une liste d’adresses d’amis accessibles immédiatement sur Internet en bordure de page, comme Facebook. Ce précurseur de la relation virtuelle à distance vient d’ailleurs de modifier les possibilités de fraterniser offertes par son site, il y a une semaine. Les 176 millions d’abonnés de Gmail ne pourront pas tous accéder à Buzz dans les prochains jours. Mais l’idée est de permettre à tout un chacun de signaler au monde entier ou à un public sélectionné ce qu’il fait ou ce qu’il pense. Buzz a aussi des points communs avec Twitter, l’outil de communication qui dit tout en 140 caractères, avec une fonction de téléphonie mobile pour savoir quels correspondants sont dans le voisinage. map

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Honda : rappel de 437763 voitures dans le monde

Le défaut des Honda affecte principalement es modèles Civic et Accord produits en 2001 et 2002 Le constructeur automobile japonais Honda a annoncé le rappel de 437.763 voitures dans le monde, à cause d’un airbag risquant d’éclater et de projeter de dangereux fragments de métal. Ces problèmes chez Honda surviennent alors que son compatriote et numéro un mondial Toyota reste empêtré dans des problèmes de pédales de frein ou d’accélérateur, qui l’ont forcé à rappeler plus de 8,67 millions de véhicules. Le défaut des Honda affecte principalement des voitures vendues en Amérique du Nord, notamment les modèles Civic et Accord produits en 2001 et 2002. En cas de déclenchement du coussin de sécurité lors d’une collision, “il existe une possibilité pour que l’accroissement brutal de la pression interne du gonfleur entraîne une rupture de son enveloppe et provoque une dispersion de fragments de l’airbag, avec un risque de blessure pour les occupants du véhicule”, a expliqué Honda dans un communiqué. Selon Honda, une douzaine d’accidents ont été recensés, dont un mortel. Les véhicules rappelés sont au nombre de 378.758 aux Etats-Unis, 41.685 au Canada, 9.227 au Mexique, 4.042 au Japon et le reste dans d’autres régions. Selon Honda, 514.355 voitures dans le monde avaient déjà dû retourner chez le garagiste entre novembre 2008 et juillet 2009 à cause de ce même problème. Au total, 952.118 Honda auront donc été contraintes de subir des réparations. Les nouvelles mesures ont été décidées après une enquête interne du constructeur, qui a identifié un dysfonctionnement dans la chaîne de production. Tous les véhicules potentiellement affectés ont donc été rappelés également, même si aucun nouvel incident n’a été signalé depuis l’été 2009. Il s’agit du deuxième rappel massif chez Honda en deux semaines. Fin janvier, le constructeur nippon avait rappelé 646.000 voitures Fit/Jazz et City dans le monde, en raison d’un risque d’incendie dans le système d’ouverture électrique des vitres. Ce défaut a été à l’origine de la mort d’un enfant en Afrique du Sud. A la Bourse de Tokyo, l’action Honda a perdu mercredi 1,63%. Les déboires de Honda s’ajoutent à ceux de Toyota, qui a annoncé mardi le rappel mondial de 437.000 de ses célèbres voitures hybrides, notamment le modèle vedette Prius, à cause d’un défaut dans le système de freinage. Depuis l’automne, Toyota avait déjà dû rappeler quelque 8,23 millions de véhicules à cause de problèmes affectant la pédale d’accélération. Toyota a été critiqué de toutes parts pour sa gestion de la crise. Son PDG Akio Toyoda a même été morigéné publiquement par le ministre japonais des Transports Seiji Maehara, qui lui a reproché la lenteur de ses réactions. “Il n’y a pas que Toyota. Tous les constructeurs doivent agir rapidement quand ils ont connaissance d’incidents qui peuvent mettre en danger la sécurité”, a déclaré mercredi le Premier ministre nippon Yukio Hatoyama. Les ennuis ne semblent pas terminés pour Toyota. L’agence américaine de sécurité routière, la NHTSA, a annoncé mardi qu’elle examinait de nouvelles plaintes relatives, cette fois, au système de direction des modèles Corolla. Une commission parlementaire américaine devait tenir mercredi une audition sur le thème “Pédales d’accélérateurs de Toyota: la société est-elle en danger?” destinée, notamment, à examiner la réponse du gouvernement fédéral à l’affaire des rappels. Mais elle l’a reportée au 24 février en raison d’un avis de tempête de neige sur Washington. AFP/MAP

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La stratégie n’est plus ce qu’elle était

Par Gilles Martin (chroniqueur exclusif) – Président du cabinet de conseil en stratégie et management PMP Classiquement, la stratégie, telle que popularisée par Michael Porter dans les années 80, a consisté à analyser les cinq forces

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Bilan au 1er janvier 2010

Par Patrice Cassard (contributeur) – Fondateur du site Archiduchesse Avant toutes choses, nous vous souhaitons une excellente et heureuse année 2010, que j’espère pour nous tous, la plus simple et la plus profitable qui soit dans tous les sens du terme. Peu de chances que nous regrettions 2009, même si c’est l’année de l’ouverture d’archiduchesse. Nous plaçons de grands espoirs dans cette remise à zéro du compteur calendaire. Nouvelle année, nouveaux projets, et motivation toute neuve, en laissant de côté tout ce qui a pu nous freiner jusqu’ici … Sinon, au mois de décembre, un bilan un peu particulier et assez mauvais il faut bien le dire (surtout après les 12000 euros du mois dernier), qu’il faut cependant modérer par une fermeture de la boutique le 20, et le fait que nous ayons été «

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Pitcher son projet

Par Gilles Poupardin (chroniqueur exclusif) – Sencities.com Le pitch est peut-être la chose la plus excitante qui soit pour l’entrepreneur. Faire un pitch c’est exister, avoir l’opportunité d’exposer son projet, sur une courte présentation pouvant aller de 2 à 20 minutes. Le but n’est pas de tout dire, mais d’en dire suffisamment pour susciter l’intérêt. Le temps d’un pitch suffit à votre auditoire pour se faire une idée de votre business. Un mauvais pitch revient à se tirer une balle dans le pied. Si dans un laps de temps très court vous n’arrivez pas à enthousiasmer vos interlocuteurs, vous n’aurez jamais l’occasion de leur en dire d’avantage. A l’inverse, si votre pitch est remarquable, vous n’avez plus qu’à les inviter à poursuivre la discussion. Tout entrepreneur devrait travailler son pitch avant de sortir de sa chambre pour parler de son projet. S’il doit vite partager son idée , il doit longuement préparer son pitch. Le pitch est votre arme de poing. Si vous souhaitez fédérer et convaincre clients, partenaires, investisseurs, vous devez savoir faire un bon pitch. Voici quelques pistes pour « pitcher » son projet (orienté investisseur) : 0) A qui parlez-vous ? : renseignez vous sur votre auditoire. Le risque lors d’un pitch est de perdre les gens, en parlant de choses qui n’intéressent que vous. Sachez à qui vous parlez et adaptez / modifiez les points qui vont suivre en conséquence. 1) Démarrez vite : Il n’y a rien de plus barbant pour ceux qui écoutent des pitch que d’entendre quelqu’un parler de tout sauf de son projet. Allez vite à l’essentiel, dites ce que vous faites. 2) A quel besoin répondez-vous ? : Soyez clair sur le problème que vous voulez régler ou sur la révolution que vous allez créer. Il faut que l’on comprenne tout de suite l’intérêt du projet. 3) Quelle est votre solution ? : Montrez votre produit, afin que tout le monde comprennent très concrètement ce que vous êtes capable de faire. Mais à ce stage n’en parlez pas pendant des heures. 4) Prouvez par l’exemple : Il n’y a rien de plus claire que les exemples. Prenez un cas concret d’utilisation de votre produit et racontez-le. 5) Le business model : Comment gagnez vous de l’argent ? Quelles sont vos sources de revenu et votre manière de vendre ? 6) Comment vous faites vous connaître ? : Expliquez votre stratégie de communication et la façon dont les gens vont entendre parler de votre produit. 7) L’équipe : Qui sont les membres de l’équipe dirigeante ? Quelle est leur complémentarité et leur force pour mener à bien le développement de la startup. 8) Les projections financières : Quels sont le chiffre d’affaires, le résultat net et les cash flow que vous comptez réaliser à 3 ans ? Quels sont vos modes de développement pour atteindre ces chiffres ? 9) Etat d’avancement / Attentes : Où en êtes-vous ? Qu’avez-vous réalisé ? FAIRE plutôt que dire : le concret vaut bien plus que les hypothèses. De quoi avez-vous besoin aujourd’hui ? Pourquoi venez-vous de présenter votre business ? Si vous êtes là pour lever des fonds, dîtes combien.

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L’autorité par le respect

Par M’hamed Drissi ( chroniqueur exclusif ) – Ph.D Management Si l’autorité génère du respect, elle traduit une réciprocité respectueuse entre personnes qui crée une relation d’autorité ès qualité, entre le dirigeant et ses collaborateurs. Cette relation part du respect comme autolimitation de son action pour aller jusqu’au respect mutuel. En effet, le dirigeant moderne est plutôt appelé à dispenser aide et assistance à son personnel de manière à ce que celui-ci le considère comme un dirigeant et non comme un chef, une aide plutôt qu’un « patron » à l’ancienne. Logiquement, les individus s’inscrivent dans la logique de l’autorité « respectueuse » mais non pas pour subir les caprices du « chef ». Il importe à cet effet de préciser qu’une autorité découle soit d’un statut au sein d’une entreprise, soit d’un sociogramme . La première est issue d’un organigramme, d’une hiérarchie ou d’une instance reconnue faisant autorité dans l’organisation. La seconde relève d’un système où les relations sociales sont informelles : celle-ci est octroyée par le regard des autres. Quelle que soit son origine, l’autorité est réelle et s’exerce simplement et de façon naturelle, adoptant souplesse et fermeté, mais sans déviation vers l’autoritarisme. Diriger exige en effet une certaine fermeté, mais il ne consiste pas à écraser ses collaborateurs. Un bon manager c’est celui qui montre la voie, qui encadre et crée l’adhésion à un projet d’entreprise. Il ne faut surtout pas généraliser car l’autorité ne peut pas s’exercer d’une manière uniforme. Tout dépend des caractéristiques personnelles des managers et de leur style de management : plus leur maturité est élevée, plus l’autorité est partagée par le biais de la délégation. C’est là un défi pour le manager actuel, qui a pour rôle majeur de créer l’environnement de travail opportun et de fournir des conseils pour donner aux membres de son équipe les moyens d’atteindre les objectifs intermédiaires auxquels il ne peut espérer contribuer lui-même en raison du rythme du changement et des pressions dues au temps. Le temps est en effet devenu de nos jours une denrée rare et périssable qu’il convient impérativement d’utiliser à bon escient car elle est une ressource irremplaçable et incompressible. Il s’ensuit que le manager moderne doit utiliser au mieux son temps, en déléguant davantage de responsabilités tout en accordant une place importante à l’exemple qu’il donne et aux compétences qu’il peut acquérir car c’est sur elles , et non sur un pouvoir autocratique, que reposera son autorité. En fait, si l’autorité est bien utilisée, elle conditionne les actions et le comportement de l’ensemble du personnel de l’entreprise. Elle est le fil commun qui relie les diverses unités de l’organisation, rendant ainsi possible l’existence même de l’entreprise et un travail collectif efficace de tout le personnel. Généralement, l’autorité réelle s’acquiert avec le temps et l’expérience. Elle a comme base cinq ressources du pouvoir qu’un individu peut avoir sur les autres : le pouvoir légitime, le pouvoir de coercition, le pouvoir de gratification, le pouvoir de la compétence et le pouvoir de l’exemple. Chacun de ces différents types de pouvoir peut être exercé par le dirigeant, mais nous estimons que ces bases du pouvoir, même si elles influencent effectivement à tous les niveaux, elles ne conditionnent pas nécessairement la mise en œuvre de l’autorité. Traditionnellement, l’autorité est descendue du haut d’une organisation vers le bas, des propriétaires ou actionnaires vers le conseil d’administration, vers le président, vers les vices- présidents, vers les cadres intermédiaires et vers les employés de différentes positions hiérarchiques. Néanmoins, les bases du pouvoir ou de l’influence ne conditionnent pas l’usage de l’autorité, mais elles ont plutôt des effets sur la façon dont l’autorité est exercée par les dirigeants et acceptée par les collaborateurs. A titre d’exemple, un conseil d’administration composé d’individus très expérimentés et respectés exercera un style d’autorité plus orienté vers la compétence, qui sera probablement accepté par le président et les subordonnés. Par contre, un conseil incompétent peut exercer la même dose d’autorité par la coercition ou par l’influence des gratifications, mais il est probable que l’exécution des ordres sera moins bien acceptée : d’autant qu’une atmosphère de peur et suspicion n’a jamais contribué à la réussite de l’entreprise. Au contraire, elle est source de conflits et de marasme. Aussi, estimons – nous que dans la mesure où le dirigeant respecte le principe de parité entre l’autorité et la responsabilité ( obligation pour un individu de réaliser les activités qu’on lui a assignées du mieux qu’il peut), les choses se passeront dans de meilleures conditions. A vrai dire, la responsabilité donne à la personne l’obligation de mener à bien les tâches qui lui sont confiées grâce à l’exercice de son autorité. Mais l’autorité, sans la responsabilité, n’a pas de fin ultime qui justifie son existence. De même la responsabilité, sans autorité nécessaire pour l’accomplissement des tâches assignées sonne creux. Elle-même source de stress du « responsable ». Par ailleurs, le fait que quelqu’un n’assume pas la responsabilité de l’accomplissement des tâches assignées est une situation non moins mauvaise au plan de la gestion qui porte préjudice à l’entreprise. D’où la nécessité d’accorder à ses collaborateurs la responsabilité doublée d’une autorité suffisante pour qu’ils puissent assumer leur rôle au sein de l’entreprise dans les meilleures conditions possibles. Les plus compétents d’entre eux auront en plus l’avantage d’inspirer confiance et respect ce qui leur donne un avantage supplémentaire par rapport à ceux qui jouissent de la seule autorité hiérarchique.

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L’entrepreneur est un sprinter pas un marathonien

Par Michael Ferrari (chroniqueur exclusif) – Consultant BPM et animateur du site Esprit-riche.com Endurant ou explosif ? Si l’envie d’accomplir pousse de nombreux entrepreneurs à se lever chaque matin, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : la cible qui anime chaque entrepreneur (pour 75 % d’entre nous il semble que devenir riche et progresser dans l’échelle sociale compte !). Et pour atteindre cette cible, le facteur important reste l’entrepreneur lui-même car il est le véhicule de sa propre aventure, si le véhicule tombe en panne, l’aventure s’arrête. Cette aventure que certains voient comme un marathon, je vous encourage à la voir comme une série de sprint. Le marathonien est taillé pour durer. Physiquement, il est léger et sec. Physiologiquement son corps est adapté à tenir la distance, à fournir un effort constant et durable jusqu’à épuisement. Il se fixe une cible ambitieuse et l’atteint. Pour un sprinter, le marathonien est difficile à cerner. Le sprinter est explosif. Il doit ménager son effort sur une courte période et tout donner. Sa cible est proche et son objectif élémentaire. Entre chaque effort, il doit travailler sa récupération. La phase de récupération est aussi importante que la phase de dépense pour une simple raison : la nature de son effort fait qu’il doit optimiser sa récupération. Il doit équilibrer l’intense dépense avec l’intense récupération. L’entrepreneur est pour moi un sprinter. Dans « Trouver et démarrer un business », j’insiste sur ce point : vous n’arriverez pas loin en adoptant l’approche du marathonien. Plus précisément, vous pouvez arriver loin mais dans un état peu enviable. Dans l’aventure de l’entreprenariat nous sommes particulièrement exposés à un risque que rencontrent aussi les carriéristes acharnés : se rendre compte un jour que l’on a payé un prix trop élevé pour ce que l’on a obtenu. Lorsqu’on néglige son corps, sa famille et ses relations on risque de payer un prix trop fort pour notre aventure. On s’expose au regret futur. Bien sûr, chacun d’entre nous refusera naturellement d’admettre que l’on néglige une partie de notre vie sur le moment mais la réflexion en vaut la peine pour éviter une future déception. L’entrepreneur est donc un sprinter. Il doit gérer chaque défi comme une aventure dont le résultat va influencer sa performance et il vaut mieux qu’il soit bon. Si chaque entrepreneur sait fournir un effort, il ne sait pas instinctivement prendre du recul sur sa situation. Il ne sait pas se renouveler. Le renouvellement est pourtant une phase nécessaire à la productivité du lendemain et si tant d’entrepreneurs (qu’il soit indépendant ou au sein d’une entreprise) n’arrivent pas à l’intégrer c’est que ça n’est pas intuitif. Le repos n’est pas opposé au travail : il supporte le travail, il participe à la performance. Tout comme le fait d’être humble n’est pas un signe de faiblesse, le repos n’est pas un manque de motivation ou d’ambition mais c’est plutôt un signe de sagesse. Beaucoup le réalisent lors d’un accident cardiaque ou d’une autre alerte de santé sérieuse et c’est souvent l’occasion de changer pour le mieux. Sans attendre un signe vital qui vous pousserez à changer, regardez si votre renouvellement est adapté à votre dépense. Le renouvellement est une phase à protéger du travail. Nous avons le tort de, trop souvent, transformer le renouvellement en travail, le syndrome du « Je ne peux pas rester sans rien faire ». Les activités de renouvellement sont simples et élémentaire : relations sociales et discussion, activités manuelles et activités physiques. Rien de plus. Pour chacune d’elle, votre objectif est atteint lorsque vous avez l’occasion de faire « l’expérience optimale », ce moment où vous perdez la notion du temps et où vous avez l’occasion de mettre en œuvre l’un de vos talents naturels et d’en tirer un feedback immédiat. Dans ces situations, vous ressortez grandi et prêt à affronter le monde et soulever des montagnes. Bon assez parlé, au travail maintenant ! Pour en savoir plus, la formation à l’efficacité personnelle « Efficacité Zen » est un programme dédié à ce sujet.

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Un job ou une carrière ?

Par Gilles Martin (chroniqueur exclusif) – Président du cabinet de conseil en stratégie et management PMP Quand on parle de son activité professionnelle, on pense à son « job ». Quand on est dans une entreprise de conseil, on est consultant, ou bien on parle de sa position : consultant senior, manager, Associate, Directeur,…Les entreprises savent inventer les noms qui vont bien, certaines se spécialisent dans des listes incroyables, qui permettent de faire croire à chaque collaborateur qu’en changeant de position (passer de consultant assistant à consultant analyste), il progresse. Pourtant, cette succession de titres et de « jobs » masque une notion, que certains pourraient trouver désuète : la carrière. C’est vrai que, pour celui qui cherche un emploi, c’est déjà bien de trouver un « job », alors une carrière…. Ne rêvons pas. Et pourtant l’entreprise, le lieu de travail, où l’on ne trouve que des « jobs » et pas de carrière sont souvent, surtout dans le secteur du Consulting, des endroits qui atteignent rarement l’excellence. Cette affaire est d’autant plus importante que le métier de consultant n’est pas, pour la plupart de ceux qui s’y engagent, un métier que l’on fera toute sa vie professionnelle. Ceux qui le poursuivront avec succès connaîtront de nouveaux métiers : celui de développeur, celui de manager d’équipe, celui de dirigeant d’une unité ou de l’ensemble d’un cabinet de conseil, dans une partnership, ou dans une structure plus corporate. Mais, pour de nombreux cas, ils passeront à l’opérationnel ; il suffit de constater dans les entreprises le nombre de ce que l’on appelle « anciens consultants » à des postes de management ou de direction. Et ces mouvements sont importants, et très surveillés par les cabinets de conseil, car, souvent, les missions viendront des anciens du cabinet qui sont passés à ces postes opérationnels dans les entreprises. C’est pourquoi il est important, pour le collaborateur comme pour les dirigeants d’une entreprise, notamment de conseil, de proposer, de s’occuper, non pas des jobs, mais des carrières. Au point que l’on pourrait considérer que celui qui se présente dans un cabinet de conseil pour trouver un « job » plutôt qu’une carrière, ne devrait peut-être pas y être embauché si l’on veut maintenir un niveau d’excellence dans l’entreprise. Cette notion de carrière, ce n’est pas facile d’en parler aujourd’hui, dans un monde où tout a l’air de se passer au jour le jour, dans un environnement imprévisible, où l’on n’arrive plus à prévoir, ni à promettre : comment promettre l’emploi, l’évolution, alors que l’entreprise vit chaque jour dans l’incertitude ? Dans le conseil, les cycles de vente et de production sont très courts, il faut sans cesse vendre de nouveaux contrats, ouvrir de nouvelles opportunités, pour maintenir l’entreprise pérenne et la développer. Alors, la carrière des consultants…Certains pourraient être tentés de la résumer par : « Tais-toi et rame ! ». Et pourtant. Parler de carrière, plutôt que de « job », c’est parler des compétences clés et des comportements que le collaborateur va apprendre, et veut apprendre, et qui lui serviront, comme des fondations, dans toute sa vie professionnelle. Cela suppose de savoir maintenir l’envie de toujours acquérir de nouveaux savoirs, de nouvelles méthodes. Pas nécessairement des savoirs comme quand on était à l’école, mais des choses que l’on apprend sur le terrain, confronté à la vraie vie des missions. Apprendre aussi des rencontres que l’on fait, ces personnes qui croisent notre chemin, qui nous surprennent, qui nous séduisent, qui nous agacent parfois, mais nos réactions, nos émotions nous apprennent aussi. Comme le titre d’un ouvrage de Françoise Dolto, « Tout est langage ». Et puis ces rencontres, ces expériences qui chaque jour nous apprennent, elles sont aussi la matière première pour fabriquer deux ingrédients essentiels d’une carrière professionnelle (d’une vie aussi) que l’on va dire « réussie » : le rêve et le « fun ». Accepter de nouveaux challenges, se donner de nouveaux défis, et les réussir, c’est apprendre, c’est poursuivre son rêve, et c’est enthousiasmant. C’est comme une roue de la fortune qui tourne. Et puis les échecs, les erreurs, nous apprennent aussi, et vont parfois aussi nous permettre d’apprendre plus vite, de repartir vers des défis nouveaux. Alors, la carrière, c’est regarder son parcours avec ce regard, c’est projeter devant soi des choix, des objectifs personnels, des espoirs ; c’est se préparer à des scénarios, c’est, confrontés à des choix (de changement de métier, de changement d’entreprise peut-être un jour), ne pas être désarçonnés, ni soumis aux choix de « jobs » que les autres feront pour nous, mais rester le maître et le cocher de son propre destin. C’est diriger sa vie professionnelle en en restant le maître. C’est prendre des risques en conscience, parce que l’on veut vivre d’ambition ; et à d’autres moments savoir rester prudent. Mais rester maître de sa carrière, c’est en premier lieu s’installer dans une confiance en soi, en ses talents, en ses capacités, qui vont nous donner cette envie de risques maîtrisés, cette volonté et cette capacité de puissance, qui nous mèneront loin. Inversement, ceux qui passent de « jobs en jobs », qui cherchent des jobs avec un critère de « sécurité », ceux là s’installent souvent dans la peur ou vont rechercher dans leur parcours professionnel des luttes de pouvoir, des manifestations de leur Ego. Ceux là sont les victimes de cette évolution chaotique, qui marche un certain temps (le pouvoir, les honneurs) et un jour disparaissent, parfois avec fracas, et tout est cassé : plus de « job », on ne sait plus quoi faire, ni où aller, on a perdu le contact avec soi-même. Alors, dans le métier du conseil, comme dans d’autres (tous ?), penser « carrière », « parcours » c’est sûrement la meilleure garantie pour éviter de perdre son job et ses rêves.

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