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Lancement, aujourd’hui, de la chaîne Tamazight
Un projet qui a suscité beaucoup de débats. Après débat et déboires, le nouveau-né du pôle public voit le jour. La création d’une chaîne amazighe généraliste pour la médiatisation et la valorisation de la culture amazighe a connu plusieurs déboires. Une requête qui a pris assez de temps avant de nous annoncer qu’elle sera concrétisée ce 6 janvier 2010, avec le lancement de cette chaîne dans une phase expérimentale. « Le projet de la création d’une chaîne d’expression amazighe a suscité, depuis le départ, notre intérêt. Cela fait deux ans et demi que nous travaillons dessus jusqu’à sa finalisation. Le ministre de la Communication et le PDG du pôle public audiovisuel ont fixé au départ la date du 30 décembre 2009 pour le lancement de la chaîne. Un rendez-vous qui fut ensuite reporté au 6 janvier 2010. Je pense que le gros du travail a été fait et il me semble raisonnable de lancer la chaîne en ce moment, puisque lors de ma rencontre, récemment, avec le directeur de la chaîne, Mohamed Mamad, notre constat sur l’état des lieux du projet, concernant les ressources humaines et techniques, a été très positif. Tout est fin prêt pour lancer la chaîne. D’autant plus que l’IRCAM s’engage dans le suivi du projet en encadrant les jeunes lauréats (Bac+4) promus à travailler dans la chaîne», souligne Ahmed Boukous, recteur de l’IRCAM. Ce lancement, qui a duré depuis 2006, n’est pas pour réchauffer le cœur de certains acteurs culturels amazighs qui déplorent leur marginalisation quant à la conception de la grille des programmes. Celle-ci a été mise au point par la SNRT toute seule sans demander l’avis d’autres protagonistes concernés. « La chaîne Tamazight est une télévision publique dépendant de la SNRT et a pour institution de tutelle le ministère de la Communication, c’est-à-dire que l’IRCAM a, uniquement, pour devoir de participer à la promotion de la culture amazighe, mais ne rentre ni dans le fonctionnement ni dans la production de la chaîne. Nous jouons un rôle de proximité envers le citoyen. Les associations amazighes, quant à elles, ont plutôt pour tâche de faire le suivi permanent en livrant des critiques constructives afin de contribuer à l’enrichissement et la mise en valeur de la culture amazighe», précise Ahmed Boukous. Selon un communiqué conjoint du ministère de la Communication et de l’Institut Royal de la Culture amazighe (IRCAM), la chaîne «Tamazight», dont les deux tiers du temps d’émission (70%) se fera en amazigh, diffusera pendant 6 heures du lundi au vendredi et pendant 10 heures le week-end.Rappelons qu’un représentant de la Société nationale de la radiotélévision (SNRT) a, déjà, expliqué que la chaîne sera généraliste et aura pour mission la valorisation de la culture amazighe, faisant état de l’aménagement des locaux de la nouvelle station, de l’acquisition des moyens techniques nécessaires et de la conclusion des contrats relatifs à la production des différents programmes, conformément aux clauses du cahier des charges. L’élaboration de ce projet, constituant un pas important dans l’enrichissement du paysage audiovisuel marocain, a pris beaucoup de retard sous prétexte des grands efforts et de l’expertise qu’il demande, notamment la formation des journalistes, la création d’un vaste archivage, puis la production d’émissions diversifiées, dont des magazines, des variétés et des jeux. Cette télévision que Khalid Naciri avait qualifiée, dans une déclaration à la presse, de la première du genre au Maghreb, « nécessitera pour le gouvernement marocain un investissement de 50 millions de dirhams (4,5 millions d’euros), étalé sur quatre ans ». Soulignons que depuis l’annonce du projet en 2006, la 1re chaîne de la SNRT (Société nationale de radio et de télévision) et la télévision 2M se sont engagées à diffuser quotidiennement à la mi-journée un bulletin d’information en langue amazighe, outre des émissions, chansons et spots publicitaires, avec la diffusion de programmes quotidiens amazighs sur les ondes de la radio nationale. Un projet bien ficelé D’après des responsables de la SNRT, qui ont suivi de très près les étapes de conception de la chaîne «Tamazight», cette dernière possède tous les atouts qui lui permettent un lancement normal et sans embûches, grâce, d’une part, aux capacités techniques et artistiques qu’elle détient et, d’autre part, au staff très ambitieux composé de 70 techniciens et 20 journalistes. Ceux-ci furent formés et encadrés par l’IRCAM qui s’engage à mener cette action en permanence, afin de mettre en exergue la culture et la civilisation amazighes. La banque de produits télévisuels de « Tamazight » lui laisse une marge assez large pour travailler dans des conditions suffisamment reposantes et être toujours à la recherche de programmes de qualité. lematin.ma
Full StoryCasablanca/Tramway : 340 millions de DH pour le centre de maintenance
Début des travaux fin 2010. Il accueillera 55 rames. Le tramway de Casablanca aura son centre de maintenance. Après le démarrage des travaux de sa première ligne en février 2009, l’on apprend aujourd’hui l’adoption du projet de construction de son «atelier-dépôt». «C’est dans ce local, qui sera implanté sur un terrain d’environ 7,5 ha dans l’arrondissement de Sidi Moumen, que toutes les fonctions vitales du tramway se dérouleront», indique Youssef Draiss, directeur de Casa Transport, maître d’ouvrage du projet de tramway. A noter que ce terrain fait partie d’un don royal devant contribuer à la réalisation d’un nouveau stade à Casablanca et les diverses installations s’y rapportant (parc, installations commerciales, aires de sports, etc.). Selon Draiss, «le futur centre de maintenance sera le véritable cœur de l’exploitation du réseau, de l’entretien et de la maintenance du matériel roulant». Il devrait, ainsi, recevoir un parc de 39 rames de 65 mètres de long chacune. A terme, les installations de maintenance et de remisage devraient accueillir 55 rames. C’est dans le pôle «atelier-dépôt» que seront regroupées toutes les infrastructures nécessaires au remisage et à la maintenance des véhicules et des installations fixes. Dans ce sens, l’on prévoit la mise en place d’une «station-service» qui sera dédiée spécialement aux vérifications techniques et à l’exploitation de la ligne du tramway en général. «L’atelier-dépôt du tram permettra également les circulations adaptées aux divers véhicules pour desservir les espaces auxquels ils doivent accéder», poursuit Draiss. Outre son atelier-dépôt, le centre de maintenance du tramway sera doté de trois autres pôles. Le premier sera dédié à la mission de gestion et d’exploitation. Les espaces majeurs étant les salles d’exploitation «trafic» et de régulation du tramway. Celles-ci devront gérer le contrôle continu de la circulation des rames, l’activité des voyageurs en station, la signalisation ferroviaire, le système d’information des voyageurs en temps réel, ainsi que le réseau d’alimentation électrique des lignes aériennes. Un autre pôle sera centré, quant à lui, sur les activités de conduite du tramway, de contrôle et de vente. «Il comprendra des salles de prise de service, des vestiaires et des sanitaires pour les conducteurs et le personnel chargé des opérations de contrôle et de vente», précise le directeur de Casa Transport. Le troisième pôle se chargera des activités administratives, des finances et du contrôle sécurité et qualité. Il regroupera, aussi, l’ensemble des missions de direction et de gestion des ressources humaines, commerciales et marketing. S’agissant des travaux de construction, il est prévu de les entamer au dernier semestre 2010. Un appel d’offres international sera lancé incessamment pour désigner la société qui se chargera de cette mission. Par ailleurs, le projet, dont le coût est estimé à 340 millions de DH, devrait être opérationnel avec la mise en service du tramway fin 2012. leconomiste.com
Full StoryMarché du travail : Le taux de chômage s’établit à 9,8% au terme du troisième trimestre
Entre le troisième trimestre 2008 et la même période de 2009, 34.000 postes d’emploi ont été créés, résultat d’une création de 105.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 71.200 autres postes en milieu rural. Sur le front de l’emploi, l’étau se serait quelque peu desserré et une accalmie tout aussi relative que précaire aura concerné le marché du travail. Au terme du troisième trimestre, alors que le taux du sous-emploi s’est inscrit dans un trend haussier, celui du chômage a stagné. Selon le Haut Commissariat au Plan, «la population active en chômage a reculé de 1,6% au niveau national, passant de 1.123.000 au troisième trimestre 2008 à 1.105.000 chômeurs à fin septembre, soit 18.000 chômeurs en moins». Conséquence : le taux du chômage est passé de 9,9 à 9,8%. Dans les villes, il a avoisiné les 14,8%, alors qu’en milieu rural, il est passé de 3,9 à 4,3%. Au niveau sectoriel, les créations d’emplois ont concerné exclusivement les services avec 72.400 postes nouveaux (soit une augmentation de l’emploi dans le secteur de 1,6%) et le BTP avec 68.800 postes (soit +7,6%). Les autres secteurs ont connu, en revanche, une perte d’emplois ayant atteint 107.200 postes répartis sur l’« agriculture, forêt et pêche» (96.500 emplois perdus), l’industrie y compris l’artisanat (4.400 postes perdus). lematin.ma
Full StoryOffice des changes : Recul de 36,9 pc des importations de blé à fin septembre 2009
Les importations du Maroc en blé ont accusé une baisse de 36,9 pc, passant de 2,8 millions de tonnes à fin septembre 2008 à quelque 1,76 million durant la même période de 2009, l’année qui devrait enregistrer une production céréalière nationale record de 102 millions de qx. Selon l’Office des changes, cette régression du volume importé a été accompagnée par le recul de 52,3 pc des dépenses générées par les achats de blé, qui sont passées de 8,9 milliards de dirhams à quelque 4,23 milliards. Les principaux fournisseurs du Maroc en blé, durant la période janvier-septembre, sont la France (831.300 tonnes), le Canada (453.200 tonnes), la Lituanie (78.200 tonnes), l’Ukraine (71.400 tonnes) et la Russie (59.700 tonnes), précise l’Office qui vient de publier les dernières statistiques sur les échanges extérieurs du Maroc. En raison des conditions climatiques favorables dans la plupart des zones agricoles, la production céréalière nationale 2008-2009 avoisinerait le chiffre record de 102 millions de qx, en hausse de 98,3 par rapport à la campagne précédente et 77 pc par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Cette production est répartie entre le blé tendre à hauteur de 43,4 millions de qx, l’orge pour 37,8 millions de qx et le blé dur avec 20,3 millions de qx. MAP
Full StoryLe projet marocain de l’énergie solaire ouvre de nouveaux horizons pour les investissements nationaux et étrangers
Le projet de l’énergie solaire, dont la cérémonie de présentation a été présidée lundi à Ouarzazate par SM le Roi Mohammed VI, ouvre de nouveaux horizons pour les grands investissements nationaux et étrangers, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar. “Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’ouverture et de partenariats entre le Maroc et plusieurs pays de son environnement”, a affirmé M. Mezouar dans une déclaration diffusée par la chaîne de télévision “Al Aoula” dans son journal du soir. Les cinq sites identifiés pour le lancement de ce projet, ont été sélectionnés dans des régions qui ont besoin de projets structurés générant de nouveaux emplois et investissements, a ajouté le ministre. Les retombées directes de ce projet, dont la réalisation nécessite des investissements financiers d’une valeur de 9 milliards dollars, se manifestent par le recul de la dépendance du Maroc en matière d’énergie et de développement de l’industrie se rapportant à ce domaine, a-t-il dit. Le projet marocain de l’énergie solaire, rappelle-t-on, vise la mise en place, en 2020, d’une capacité de production de 2.000 mégawatts, soit 38 pc de la puissance installée à fin 2008 et 14 pc de la puissance électrique à l’horizon 2020. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée conformément aux Hautes Directives du Souverain. MAP
Full StoryLe patron de la CDG fait le point sur l’épargne longue
La croissance de l’économie nationale telle que le ministre de l’Economie et des Finances l’a présentée, repose en grande partie sur le renforcement de la demande intérieure, la consommation et l’investissement. L’investissement selon M. Mezouar sera porté cette année à 160 MMDH. L’effort est toujours soutenu même en période de crise et le rythme des investissements, en augmentation de 20%, ne cesse d’augmenter. Mais pour financer la relance, maintenir le rythme de la croissance et la dynamique des grands chantiers qui transforment à vue d’œil le Maroc, il faut s’assurer de capacités financières suffisantes, et en premier lieu mobiliser l’épargne longue. Comment, avec quelle politique, quels mécanismes et outils à mettre en place pour mobiliser et transformer cette épargne en investissements productifs et alignés avec les objectifs de développement économique et humain ? C’est l’objet de cet entretien avec Anass Alami, DG de la Caisse de dépôt et de gestion à l’occasion de la journée mondiale de l’épargne qui a lieu le 30 octobre. La CDG a inscrit, conformément à ses statuts, le développement de l’épargne, sa transformation en emplois d’utilité collective et la contribution et l’animation des marchés financiers au centre des missions qui lui sont dévolues. Elle centralise l’équivalent de 35% du stock de l’épargne institutionnelle et totalise en actifs sous gestion plus de 150 milliards de DH. Elle est le principal investisseur en valeurs du Trésor avec plus de 60% des actifs gérés. Outre sa position de leader sur le marché obligataire, la CDG, ses filiales et ses organismes gérés détiennent plus de 10% de l’ensemble de la capitalisation boursière. Reste que le développement de la collecte de l’épargne s’inscrit dans un environnement devant réunir les conditions optimales. L’attractivité du Maroc n’en sera que plus renforcée comme l’attractivité de l’épargne entravée actuellement par de multiples contraintes évoquées dans cet entretien par le directeur de la Caisse de dépôt et de gestion. lematin.ma
Full StoryGaz et carburants : Hausse des prix à partir de janvier 2010?
Le butane va augmenter de 1 à 2 DH, selon le projet de budget. Les prix à la pompe de 20 centimes par litre. La hausse de la TVA va-t-elle être répercutée sur le consommateur? D’après les premières simulations, les prix à la pompe devraient augmenter de 20 centimes par litre et la bonbonne de gaz butane de 1 à 2 DH dès le 1er janvier 2010. La partie n’est cependant pas complètement jouée, puisque les syndicats vont chercher à infléchir les choix du gouvernement. Et la décision finale reviendra au législateur, qui aura la lourde tâche de cautionner cette décision que certains qualifient de bombe sociale. Ce n’était certes pas le schéma initialement prévu, mais la réforme de la TVA laissait déjà envisager des répercussions. Les premiers concernés, qui tombent «sous le sens», selon Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie, sont les produits subventionnés, notamment la farine de blé tendre et les produits pétroliers. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme de la TVA dont l’objectif du gouvernement consiste à en mettre en place une à deux taux, ce sur quoi travaillent déjà le département des Finances et la Direction générale des impôts. Un premier à 10% et un second compris entre 15 et 18%, selon le niveau de développement des recettes fiscales. Voilà qui justifie la hausse de 7 à 10% du taux sur certains produits, mais «le gouvernement verra comment répercuter de manière progressive cette augmentation fiscale». Pour Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, la réforme de la compensation entamée au début de l’année commence à donner ses fruits: «L’optimisation du système de compensation a permis dans le cadre de la restructuration de la Caisse d’enlever le mou et le gras pour faire en sorte que les prix qui sont compensés correspondent aux prix et coûts réels de ces produits». Grâce à la mise en place d’un système de contrôle externalisé, confié à deux cabinets d’audits dont un étranger, qui devront produire un rapport de conformité des prix tous les 3 mois. Le ciblage (l’essence même de cette réforme), destiné aux populations les plus démunies, est également lancé. Il concerne le transfert monétaire direct conditionnel au profit des populations pauvres pour combattre l’abandon scolaire, qui touche chaque année 300.000 enfants. L’objectif assigné au programme Tissir, qui a déjà bénéficié à 80.000 élèves, va être étendu à 280.000 dès l’année prochaine. La Caisse de compensation leur accorde entre 60 et 100 DH pour les maintenir sur les bancs de l’école. leconomiste.com
Full StoryExonérations fiscales : Les secteurs les plus gourmands
La présentation des dépenses fiscales par type d’impôt, par secteur et par objectif, permet d’adosser l’évaluation des exonérations à la politique fiscale globale. La ventilation des niches permet ainsi de préciser la part des dépenses afférentes à chaque impôt et sa part dans les recettes propres. Ainsi, et par type d’impôt, les dépenses fiscales pour 2009 ont essentiellement bénéficié aux activités immobilières pour un montant de TVA de 1 milliard de DH, sur un total de 4 milliards, tous impôts confondus. C’est en substance ce qui ressort du rapport sur les dépenses fiscales. Ce dernier est destiné aux parlementaires afin de leur permettre d’effectuer des arbitrages et des réajustements durant les débats sur le projet de la loi de Finances 2010. De fait, selon le document, les dépenses fiscales les plus importantes semblent être essentiellement générées par la TVA. Il faut dire qu’à ce niveau, pas moins de 100 mesures dérogatoires ont été évaluées pour un montant de 14 milliards en 2009, et qui ont pesé plutôt lourd. Si on exclut de ce montant les dépenses fiscales afférentes aux réductions de taux, l’estimation s’élève à seulement 10 milliards de DH. En matière d’impôt sur les sociétés, le montant des dépenses fiscales estimées est de 4,8 milliards de DH en 2009. La plupart de ces dépenses continuent à bénéficier aux entreprises (4,7 milliards dont 1,8 pour les entreprises exportatrices). Quant aux droits d’enregistrement et de timbre, le montant des dépenses fiscales y afférent s’est situé à 3,4 milliards de DH, soit 12,1% de l’ensemble. Celui-ci porte essentiellement sur les activités immobilières (1,8 milliard de DH). Les niches fiscales estimées au niveau de l’impôt sur le revenu laissent apparaître un montant de 3,4 milliards de DH dont près de la moitié en faveur des ménages. Avec un montant de 1,4 milliard de DH, les taxes intérieures de consommations interviennent pour 5,1% dans l’ensemble des niches fiscales qui portent essentiellement sur le fuel et autres carburants utilisés par les centrales électriques, la pêche et le transport maritime. Les dépenses liées à la TVA totale et rapportées aux recettes fiscales générées par cette même taxe représentent une proportion de 22,5%. Celles liées à l’impôt sur le revenu représentent 11,9% des recettes fiscales au titre de cet impôt. Les dépenses fiscales relatives à l’impôt sur les sociétés rapportées aux recettes fiscales générées par cet impôt représentent une proportion de 11,3%. La part belle aux entreprises En 2009, les dépenses fiscales auront principalement bénéficié aux entreprises, avec pas moins de 54% du total et pour un montant de 15,5 milliards de DH. Les ménages viennent en seconde place avec près de 35%, totalisant 9,9 milliards de DH. Les services publics arrivent au troisième rang, engrangeant environ 11% des dépenses pour une cagnotte qui monte à 3,1 milliards de DH. Au titre de l’IS, les principaux bénéficiaires des mesures dérogatoires sont bien évidemment les entreprises, qui brassent un montant de 4,7 milliards de DH en dépenses fiscales en 2009, soit la quasi-totalité du pactole (98,4%!). Immobilier Le secteur immobilier bénéficie de 14,2% des dépenses fiscales évaluées au titre de l’année 2009, pour un montant de 4 milliards de DH contre 4,5 milliards en 2008. Agriculture et pêche L’essentiel des dépenses fiscales relatives à l’agriculture et la pêche concerne la TVA, dont le montant passe de 2,3 milliards de DH en 2008 à 2,6 milliards en 2009. Electricité, pétrole et gaz Les dérogations concédées par l’Etat à ce secteur en TVA et en taxes intérieures de consommation sont estimées à 2,6 milliards de DH en 2009 contre 2,7 milliards en 2008. Industries alimentaires L’essentiel des dépenses relatives aux industries alimentaires concerne la TVA dont le montant passe de 2,3 milliards de DH en 2008 à 2,3 milliards en 2009. Transport et tourisme Le secteur du transport bénéficie de 4,4% des niches évaluées, pour un montant de 1,2 milliard de DH. Le secteur du tourisme bénéficie, quant à lui, de 1,5% des dépenses fiscales estimées au titre de l’année 2009, pour un montant de 433 millions de DH. leconomiste.com
Full StoryInauguration mardi prochain au Caire d’un show room , consacré à l’exposition de la Logan
La diplomatie commerciale marocaine semble avoir gagné en maturité. Des opérations que l’on doit au marketing intelligent donnent incontestablement leurs fruits. Et voilà qu’après la réussite, après moult tractations, de la Logan made in Morocco, la consolidation de son image de marque prend des allures. Mardi prochain, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur sera en visite officielle en Egypte pour l’inauguration d’un showroom qui sera consacré à l’exposition de la Logan au Caire. Il s’agit là d’un aboutissement dans un pays qui au tout début des négociations avait montré une farouche résistance à ce véhicule low cost fabriqué par la Somaca à Casablanca. Une récalcitrance qui ne seyait pourtant ni à l’esprit des accords Quadra entre le Maroc, l’Egypte, la Tunisie et la Jordanie, ni à celui de l’ALE d’Agadir entré en vigueur depuis avril 2007. Il a fallu faire un maximum de communication sur un certain nombre de critères principalement l’agrément technique et les règles d’origine. Certes, la Somaca et depuis le début de la production a donné toutes les garanties possibles, mais c’était sans compter sur d’autres poches de résistances qui ne dépendaient pas forcément de la qualité avérée du produit. D’autant plus qu’il se commercialisait sans encombre en Europe. Finalement, ces faux problèmes ont été dépassés et selon Maâzouz, le Maroc a pu écouler plus de 4000 Logan dans le marché égyptien. Elle est vendue à un prix variant entre 56.000 et 67.000 livres égyptiennes (84.000 et 100.000 DH). En plus, vu qu’il s’agit d’un accord de libre-échange et que par conséquent il n’y a pas de quota à imposer, le Maroc peut en exporter des quantités illimitées. L’on en conclut qu’il ne s’agit plus d’un problème de marché mais de production. La Somaca produit aujourd’hui à flux tendu, quelque 1.000 véhicules par mois et les ambitions sont ouvertes à toutes les perspectives. Mais l’usine a compris dès le départ qu’il faut être prudent avec des marchés dont le comportement peut être imprévisible. En y allant à petite dose, l’on a au moins la garantie de ne pas irriter certaines susceptibilités commerciales ou autres. En tout cas, le prochain déplacement du ministre au Caire comme tant d’autres visent à effectuer un travail de marketing préparatoire pour une prochaine production de l’usine Renault à Tanger. Durant ce déplacement au Caire, Maâzouz participera, également, à la conférence des ministres du groupe africain de l’OMC. Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la préparation à la 7ème conférence ministérielle de l’Organisation prévue à Genève du 29 novembre au 2 décembre prochains. lematin.ma
Full StoryLoi de Finances 2010 : Nouveau dispositif pour relancer le logement social
Le seuil passera à 300.000 DH. Exonération de la TVA pour les clients éligibles. Nouveau tournant dans le logement social! Si le projet de loi de Finances 2010, adopté par le Conseil des ministres, n’apporte pas de mesures spécifiques pour le secteur immobilier, les professionnels s’attendent néanmoins à des amendements en leur faveur au Parlement. La «panne» du logement social, secteur pratiquement à l’arrêt depuis plusieurs mois, jouerait en leur faveur. Toute une réflexion est enclenchée pour sortir ce segment du marasme. Taoufik Hejira, ministre de l’Habitat, avait tiré la sonnette d’alarme il y a quelques mois. Il a attiré l’attention du gouvernement sur la situation inquiétante de ce type de logement qui pâtit d’une absence de l’offre, accentuée par la rareté du foncier dans les grandes agglomérations. Aujourd’hui, l’idée est de relancer l’offre dans des conditions qui arrangeraient les acquéreurs et les promoteurs. L’enjeu étant aussi de parvenir à un meilleur ciblage de la clientèle éligible à ce type de logement. Surtout que l’habitat social a fait l’objet de spéculations tous azimuts. Des appartements acquis à 200.000 DH sont généralement revendus quelques mois plus tard à des prix dépassant le double de la valeur de première acquisition. Pour parer à cette situation, les départements des Finances et de l’Habitat ainsi que les professionnels ont mis au point un nouveau dispositif. Il s’agit d’une série de mesures en faveur de l’acquéreur final. A titre d’exemple, ce dernier pourra disposer d’un logement en exonération de la TVA de 20%. Ce qui s’apparente à une sorte de subvention en faveur des acquéreurs. En clair, les promoteurs sont appelés à établir deux factures: l’une en TTC et l’autre en exonération de la TVA. Jusque-là, le secteur du logement social a bénéficié d’une aide de l’Etat qui accordait une subvention via l’entreprise, le promoteur immobilier en l’occurrence. Ce dispositif qui, dans un premier temps, a connu un certain engouement, a fini par montrer ses limites. L’évaluation qui en a été faite laisse supposer qu’il y a lieu de changer le ciblage et le type d’aide en allant plus vers l’acquéreur final. Autre nouveauté, la valeur vénale (VIT). Celle-ci passera de 200.000 à 300.000 dirhams. Ce qui permettra de coller à la réalité du marché. Une proposition formulée par les promoteurs immobiliers et qui semble avoir les faveurs des pouvoirs publics. Selon la FNPI, «le prix de ce type de logement n’a pas bougé depuis 1995. Il est inadmissible, voire incohérent, de rester sur ces fourchettes de prix compte tenu de l’évolution du marché et des niveaux de prix des matériaux de construction». C’est l’une des raisons qui poussent les promoteurs à bouder ce segment. D’ailleurs, depuis 2008, aucune convention n’a été signée avec les promoteurs pour la production de ce type de logement. Et les rares opérations en cours vont être bouclées dans quelques mois. «Si rien n’est fait dans l’immédiat, nous risquons d’avoir des baisses plus importantes, voire une absence d’offre à l’horizon 2011», avertit la corporation des promoteurs immobiliers. En 2009, la baisse de la production de logements sociaux étant de plus de 30%. Dans le package en préparation, les promoteurs tablent sur la baisse du seuil de logements requis. Objectif, passer à 500 unités au lieu des 1.500 exigibles, de manière à permettre à plus d’opérateurs d’intervenir dans ce secteur. Plans d’aménagement C’est problématique pour les promoteurs immobiliers. Les retards cumulés dans l’approbation des plans d’aménagement, qui permettrait de mobiliser davantage d’assiettes foncières, seraient à l’origine des problèmes des promoteurs. Ils décrient le fonctionnement lourd à coup de dérogations qui, des fois, s’attribuent dans des conditions jugées pour le moins opaques. leconomiste.com
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