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Marché du travail : Le taux de chômage s’établit à 9,8% au terme du troisième trimestre

Entre le troisième trimestre 2008 et la même période de 2009, 34.000 postes d’emploi ont été créés, résultat d’une création de 105.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 71.200 autres postes en milieu rural. Sur le front de l’emploi, l’étau se serait quelque peu desserré et une accalmie tout aussi relative que précaire aura concerné le marché du travail. Au terme du troisième trimestre, alors que le taux du sous-emploi s’est inscrit dans un trend haussier, celui du chômage a stagné. Selon le Haut Commissariat au Plan, «la population active en chômage a reculé de 1,6% au niveau national, passant de 1.123.000 au troisième trimestre 2008 à 1.105.000 chômeurs à fin septembre, soit 18.000 chômeurs en moins». Conséquence : le taux du chômage est passé de 9,9 à 9,8%. Dans les villes, il a avoisiné les 14,8%, alors qu’en milieu rural, il est passé de 3,9 à 4,3%. Au niveau sectoriel, les créations d’emplois ont concerné exclusivement les services avec 72.400 postes nouveaux (soit une augmentation de l’emploi dans le secteur de 1,6%) et le BTP avec 68.800 postes (soit +7,6%). Les autres secteurs ont connu, en revanche, une perte d’emplois ayant atteint 107.200 postes répartis sur l’« agriculture, forêt et pêche» (96.500 emplois perdus), l’industrie y compris l’artisanat (4.400 postes perdus). lematin.ma

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Le projet marocain de l’énergie solaire ouvre de nouveaux horizons pour les investissements nationaux et étrangers

Le projet de l’énergie solaire, dont la cérémonie de présentation a été présidée lundi à Ouarzazate par SM le Roi Mohammed VI, ouvre de nouveaux horizons pour les grands investissements nationaux et étrangers, a indiqué le ministre de l’Economie et des Finances, M. Salaheddine Mezouar. “Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie d’ouverture et de partenariats entre le Maroc et plusieurs pays de son environnement”, a affirmé M. Mezouar dans une déclaration diffusée par la chaîne de télévision “Al Aoula” dans son journal du soir. Les cinq sites identifiés pour le lancement de ce projet, ont été sélectionnés dans des régions qui ont besoin de projets structurés générant de nouveaux emplois et investissements, a ajouté le ministre. Les retombées directes de ce projet, dont la réalisation nécessite des investissements financiers d’une valeur de 9 milliards dollars, se manifestent par le recul de la dépendance du Maroc en matière d’énergie et de développement de l’industrie se rapportant à ce domaine, a-t-il dit. Le projet marocain de l’énergie solaire, rappelle-t-on, vise la mise en place, en 2020, d’une capacité de production de 2.000 mégawatts, soit 38 pc de la puissance installée à fin 2008 et 14 pc de la puissance électrique à l’horizon 2020. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie énergétique tracée conformément aux Hautes Directives du Souverain. MAP

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Office des changes : Baisse de 57,9 pc de la facture pétrolière à fin septembre dernier

Le Maroc a importé, durant la période janvier-septembre 2009, pour environ 11 milliards de dirhams (MMDH) de pétrole brut, une facture qui s’est inscrite en baisse de 57,9 pc, pour un volume importé également en régression par rapport à la période correspondante de 2008, selon l’Office des changes. Le tonnage de brut importé a atteint, à fin septembre dernier, quelque 3,3 millions de tonnes contre 4,3 millions une année auparavant (-24,1 pc), relève-t-on dans les dernières statistiques rendues publiques par l’Office sur les échanges extérieurs du Maroc. Outre le recul du volume importé, l’allègement de la facture pétrolière du Royaume s’explique par la dépréciation des cours du pétrole sur le marché international. Le prix moyen de la tonne de brut importé a reculé de 44,6 pc passant de 6.008 dirhams à 3.329 dirhams entre les deux périodes sous revue, précise l’Office. Suite à cette baisse, les importations des produits énergétiques en général ont accusé un recul de 35,4 pc pour atteindre quelque 38,9 MMDH. Ils occupent désormais la 2-ème place dans le total des importations nationales avec 20,2 pc après avoir occupé le 1-er rang à fin septembre 2008. MAP

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Le patron de la CDG fait le point sur l’épargne longue

La croissance de l’économie nationale telle que le ministre de l’Economie et des Finances l’a présentée, repose en grande partie sur le renforcement de la demande intérieure, la consommation et l’investissement. L’investissement selon M. Mezouar sera porté cette année à 160 MMDH. L’effort est toujours soutenu même en période de crise et le rythme des investissements, en augmentation de 20%, ne cesse d’augmenter. Mais pour financer la relance, maintenir le rythme de la croissance et la dynamique des grands chantiers qui transforment à vue d’œil le Maroc, il faut s’assurer de capacités financières suffisantes, et en premier lieu mobiliser l’épargne longue. Comment, avec quelle politique, quels mécanismes et outils à mettre en place pour mobiliser et transformer cette épargne en investissements productifs et alignés avec les objectifs de développement économique et humain ? C’est l’objet de cet entretien avec Anass Alami, DG de la Caisse de dépôt et de gestion à l’occasion de la journée mondiale de l’épargne qui a lieu le 30 octobre. La CDG a inscrit, conformément à ses statuts, le développement de l’épargne, sa transformation en emplois d’utilité collective et la contribution et l’animation des marchés financiers au centre des missions qui lui sont dévolues. Elle centralise l’équivalent de 35% du stock de l’épargne institutionnelle et totalise en actifs sous gestion plus de 150 milliards de DH. Elle est le principal investisseur en valeurs du Trésor avec plus de 60% des actifs gérés. Outre sa position de leader sur le marché obligataire, la CDG, ses filiales et ses organismes gérés détiennent plus de 10% de l’ensemble de la capitalisation boursière. Reste que le développement de la collecte de l’épargne s’inscrit dans un environnement devant réunir les conditions optimales. L’attractivité du Maroc n’en sera que plus renforcée comme l’attractivité de l’épargne entravée actuellement par de multiples contraintes évoquées dans cet entretien par le directeur de la Caisse de dépôt et de gestion. lematin.ma

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La 2ème conférence internationale sur les Textiles Intelligents et la "Mass Customisation”, du 12 au 14 novembre à Casablanca

La 2ème conférence internationale, sur les Textiles Intelligents et la ”Mass Customisation” (ITMC 2009) aura lieu, du 12 au 14 novembre prochain, à Casablanca. Cette manifestation vise à placer le Maroc dans le futur et ouvrir l’industrie et les universités nationales à des recherches et des formations porteuses d’avenir, a déclaré à la MAP, M. Mohamed Lahlou, président du Directoire de l’Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (ESITH), lors d’une conférence de presse organisée à l’occasion. Cette 2ème édition, a-t-il souligné, ambitionne également de sensibiliser les pouvoirs publics sur le nouveau développement du textile et informer le grand public d’une façon générale et la jeunesse marocaine, en particulier sur la dynamique que connaît le secteur textile, en pleine mutation, au service de l’ensemble des secteurs industriels (santé, sécurité, environnement, génie civil, géotextiles, ameublement, automobile, aéronautique). Les textiles intelligents ou “smart textiles” et la “Mass Customisation” vont conditionner l’avenir du secteur industriel au niveau mondial, a-t-il poursuivi, précisant qu’à travers l’organisation d’une telle rencontre, l’ESITH, souhaite positionner le Maroc et assurer un impact certain sur le rayonnement de son industrie textile et habillement. Initiée par l’Ecole Supérieure des Industries du Textile et de l’Habillement (ESITH) en collaboration avec l’Ecole Nationale Supérieure des Arts et Industries Textiles (ENSAIT Roubaix), cet événement réunira plus de 200 conférenciers, chercheurs, doctorants et industriels en provenance des cinq continents. En parallèle à ”ITMC 2009”, l’Esith organise également une exposition itinérante ”Futurotextiles” qui aura lieu du 12 novembre au 12 décembre prochain à Casablanca et mettra en exergue les prototypes qui illustrent l’avenir du textile dans le Monde, a-t-il ajouté, soulignant que ”Futurotextiles” représente un module d’exposition itinérante associant la science et la technologie à l’art du textile. Elle proposera aux visiteurs de partir à la découverte du monde du textile, s’approprier son incroyable diversité, de la fibre au tissage et à la maille, en passant par les composites et les non-tissés, a-t-il fait savoir. Plus de 60 entreprises principalement européennes et de nombreux et prestigieux prêteurs participeront à cette exposition dont le vernissage aura lieu le 17 novembre prochain à l’Esith. ”Futurotextiles” est une première au Maroc et la 5ème exposition au niveau international après celle de Lille (France) en 2006, Istanbul (Turquie) en 2007, Courtrai (Belgique) en 2008 et Bangkok (Thaïlande) en juillet 2009. MAP

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Gaz et carburants : Hausse des prix à partir de janvier 2010?

Le butane va augmenter de 1 à 2 DH, selon le projet de budget. Les prix à la pompe de 20 centimes par litre. La hausse de la TVA va-t-elle être répercutée sur le consommateur? D’après les premières simulations, les prix à la pompe devraient augmenter de 20 centimes par litre et la bonbonne de gaz butane de 1 à 2 DH dès le 1er janvier 2010. La partie n’est cependant pas complètement jouée, puisque les syndicats vont chercher à infléchir les choix du gouvernement. Et la décision finale reviendra au législateur, qui aura la lourde tâche de cautionner cette décision que certains qualifient de bombe sociale. Ce n’était certes pas le schéma initialement prévu, mais la réforme de la TVA laissait déjà envisager des répercussions. Les premiers concernés, qui tombent «sous le sens», selon Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie, sont les produits subventionnés, notamment la farine de blé tendre et les produits pétroliers. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme de la TVA dont l’objectif du gouvernement consiste à en mettre en place une à deux taux, ce sur quoi travaillent déjà le département des Finances et la Direction générale des impôts. Un premier à 10% et un second compris entre 15 et 18%, selon le niveau de développement des recettes fiscales. Voilà qui justifie la hausse de 7 à 10% du taux sur certains produits, mais «le gouvernement verra comment répercuter de manière progressive cette augmentation fiscale». Pour Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, la réforme de la compensation entamée au début de l’année commence à donner ses fruits: «L’optimisation du système de compensation a permis dans le cadre de la restructuration de la Caisse d’enlever le mou et le gras pour faire en sorte que les prix qui sont compensés correspondent aux prix et coûts réels de ces produits». Grâce à la mise en place d’un système de contrôle externalisé, confié à deux cabinets d’audits dont un étranger, qui devront produire un rapport de conformité des prix tous les 3 mois. Le ciblage (l’essence même de cette réforme), destiné aux populations les plus démunies, est également lancé. Il concerne le transfert monétaire direct conditionnel au profit des populations pauvres pour combattre l’abandon scolaire, qui touche chaque année 300.000 enfants. L’objectif assigné au programme Tissir, qui a déjà bénéficié à 80.000 élèves, va être étendu à 280.000 dès l’année prochaine. La Caisse de compensation leur accorde entre 60 et 100 DH pour les maintenir sur les bancs de l’école. leconomiste.com

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Revisiter les modes de gestion RH

Confrontées à la crise économique, les entreprises, qui veulent avancer et rester compétitives, se retrouvent contraintes de revisiter leur mode d’organisation. De nombreux consultants s’accordent à dire que la mise à niveau de notre tissu productif est d’abord affaire d’état d’esprit. Pour Abdellah Chenguiti, directeur des ressources humaines de Nexans Maroc et vice-président de l’AGEF : « Il est aujourd’hui indéniable que, pour gagner la bataille de la compétitivité, l’entreprise marocaine a, d’abord, besoin d’une reconfiguration complète de son style de management. Car comme l’a si éloquemment dit feu Fikry El Kaouachi, la vraie mise à niveau passe par les têtes de nos managers et le reste n’est que réformes d’accompagnement ». Et d’ajouter : « C’est dire que nos dirigeants doivent abandonner leur style de management affectif et paternaliste, de trancher avec la culture de l’obéissance aveugle et de l’autorité rigide, en faveur d’une nouvelle façon de diriger, fondée sur la performance, l’équité et la confiance». Des conseils à prendre au sérieux, car pour réussir il faut changer le mode de gouvernance afin de mieux préparer l’avenir. Maintenir ou restaurer le climat social, travailler en équipe, déléguer, revoir la politique de rémunération… sont autant de préoccupations auxquelles les directeurs des Ressources Humaines doivent faire face pour doter l’entreprise d’une bonne politique RH. En d’autres termes, il faut sortir des sentiers battus et changer même la relation patron-collaborateur, telle qu’elle est pratiquée dans la plupart de nos PME. «Le dirigeant est omniscient. Il sait tout, dicte la loi, répond à toutes les questions et n’écoute personne. Soucieux de protéger son statut de patron devant ses collaborateurs, il contrôle tout, ne laisse rien au hasard et ne sort de sa tour d’ivoire que pour donner des ordres», nous explique Abdellah Chenguiti. En fait la relation de ce genre de patron avec ses employés est de type paternaliste. Résultat : Le manager est plus préoccupé par la loyauté de ses employés que par leur compétence. «Un bon collaborateur est un « ould’nnass » , qui respecte la discipline et se conforme aux bons comportements. Cantonné dans des rôles infantilisants, il s’attend à se faire indiquer quoi faire, à être surveillé étroitement et exclu de toute participation à la prise de décision», précise le consultant. Une chose est sûre, les collaborateurs téléguidés et les patrons tyrans n’ont plus leur place dans un contexte économique changeant ou les compétences des collaborateurs deviennent la clé du succès. La rude concurrence à laquelle sont confrontées les entreprises aujourd’hui et la guerre des compétences qui est déclenchée sont autant de contraintes à prendre en compte. Le manager d’aujourd’hui doit faire le deuil de ce système archaïque de management et chercher à développer et à conserver les talents capables de leadership. Faire de la politique de rémunération un levier décisif pour fidéliser les collaborateurs et s’appuyer sur une bonne politique RH de proximité pour fédérer les équipes sont des pistes à explorer pour se démarquer. lematin.ma

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Production oléicole "record" de 1,5 million tonnes durant la campagne 2009-2010

La production oléicole a atteint 1,5 million tonnes (T), selon les premières estimations de la campagne 2009-2010, soit une production “record” en hausse de 76 pc par rapport à la dernière campagne et de 102 pc par rapport à la moyenne des cinq dernières années. Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture et de la Pêche maritime, ce taux permettra la production de 160.000 T d’huile d’olive, soit près du double du tonnage produit lors de la campagne précédente et 90.000 T d’olive de table. Cette production, représentant un chiffre d’affaires global de 4,5 à 6 milliards DH, permettra l’amélioration sensible des revenus de près de 400.000 agriculteurs pratiquant l’oléiculture, indique la même source, notant que près de 400.000 T d’olives produites sont auto-consommées directement par les agriculteurs. Le ministère explique cette augmentation importante de la production par l’entrée en production des jeunes plantations installées au cours de la dernière décennie (100.000 Ha), réalisées à travers un soutien accru de l’Etat dans le cadre du Fonds de développement agricole (FDA), notamment par la distribution de plants d’olivier subventionnés et l’octroi des primes à l’investissement. Cette hausse est due aussi aux précipitations importantes, ayant permis une amélioration significative des rendements dans la plupart des régions oléicoles, ainsi qu’aux efforts déployés par les agriculteurs pour le développement des itinéraires techniques et ce grâce aux actions de vulgarisation menées par les agents d’encadrement du ministère. Les plus fortes augmentations sont enregistrées dans la région de Taza-Al Hoceima-Taounate avec 100 pc et de Marrakech-Tensift-Al Haouz (80 pc) par rapport à la campagne 2008-2009, indique le communiqué, précisant que le rendement moyen national est de l’ordre de 1,9 T/Ha avec un maximum de 3,4 T/Ha obtenu dans la région de Marrakech-Tensift-Al Haouz. La qualité de la production est globalement satisfaisante et les attaques des parasites et maladies ont été insignifiantes, souligne le communiqué, ajoutant que la récolte est prédominée par des fruits de petit à moyen calibre en raison de la forte charge des arbres. MAP

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La Fromagerie du Québec s’installe à Fès

Un projet maroco-canadien de 5 millions de DH. Capacité de production: 2.400 kg de fromage par jour. «Fromagerie du Québec» est le nom que porte une caravane qui sillonne depuis quelques jours la capitale spirituelle. A bord, deux hommes. Amine Msefer, un jeune (30 ans), diplômé en génie alimentaire, et Gilles Descôteaux, un maître fromager très connu au Canada. A les voir, l’on dirait qu’il s’agit d’un père et son fils. Le premier est Marocain, le second est Canadien. A deux, ils ont monté toute une usine. Mise en œuvre par le biais d’un partenariat commercial maroco-canadien, cette usine a une capacité de transformation de 10.000 litres de lait. L’objectif étant la production de divers fromages principalement de type Cheddar. En effet, l’idée de la réalisation du projet est née en janvier 2004 alors que Amine Msefer, présent au Canada, a rencontré divers intervenants dans le secteur de la transformation du lait et tout particulièrement Gilles Descôteaux. Msefer venait tout juste de terminer un stage d’études au Canada (2000-2003). Il fut alors convenu que son partenaire canadien, spécialisé dans les technologies de la fabrication du fromage, se rendrait dans les meilleurs délais au Maroc pour évaluer les possibilités de réalisation d’un tel projet. Ce premier voyage a servi également pour recueillir les informations utiles au groupe canadien dans son évaluation préliminaire de la mise en œuvre du projet. L’accord aboutira finalement début 2008. Pour ses signataires, la responsabilité du partenaire canadien est orientée vers le transfert des technologies appropriées, la fourniture des équipements, la supervision des installations physiques et des équipements, et la direction technique des opérations quotidiennes. La mise en œuvre d’un volet recherche – développement et l’ébauche, et la mise en place d’un programme de formation pour les employés et collaborateurs directs figurent également parmi ses priorités. Pour sa part, le partenaire marocain agit à titre de président. Sa responsabilité est principalement orientée vers l’aménagement physique de l’usine (hors équipements de transformation), la supervision des aspects reliés aux ventes, à la commercialisation, aux ressources humaines et à la comptabilité. Ainsi, Amine et Gilles se sont installés dans la localité de Aïn Taoujtat (dans les environs de Fès). Le choix de ce lieu n’est pas fortuit. En effet, Aïn Taoujtat abrite de nombreuses coopératives de production de lait, dont la capacité quotidienne dépasse les 100.000 litres. Outre l’impératif de proximité, l’usine met à la disposition de ses fournisseurs son expérience. Elle les assiste aussi dans la collecte du lait et le suivi des vaches productrices. «Nous assurons ainsi une certaine traçabilité à notre production finale qu’est le fromage», explique Msefer. Et d’ajouter que la chaîne de production est totalement automatisée. Toutefois, l’unité emploi une douzaine de personnes et a nécessité 5 millions de DH d’investissement. Côté commercial, outre la multiplication de caravanes, l’unité table sur la grande distribution. Ainsi, le fromage produit sera, d’une part, vendu dans les grandes surfaces et, d’autre part, par l’entremise de petits locaux (restos) destinés à la vente de divers produits à valeur ajoutée, tels les sacs de 100 et 200g de fromage en grain, les blocs de 200 et 400g de fromage Cheddar, et les pains/poutine (pain croûté, frites, fromage, sauce). A noter que le fromage Cheddar est un fromage jaune pâle au goût prononcé. Il est originaire du village anglais de Cheddar dans le Somerset. Ce fromage se vend principalement sous la forme d’une brique ou de grains. Il est si répandu qu’il est maintenant impossible de lui accoler une appellation d’origine. Pour ce qui est de la Poutine, elle se fait avec de belles patates frites brunes graisseuses, de la sauce brune et des crottes de fromage Cheddar. «C’est une spécialité du célèbre restaurateur canadien Ashton Leblond», indique Msefer. Selon lui, il est prévu cette année l’ouverture de deux unités restos à l’image du canadien «Chez Ashton». Le nombre passant à quatre unités au cours des prochains 24 mois, pour augmenter progressivement par la suite. Ambitions Ooutre la production de fromage de type Cheddar (en blocs et en grains), le projet permettra également la production du mozzarella et du gouda. A terme, ses initiateurs veulent élargir ses volets de façon à inclure une ferme modèle d’environ 25 vaches laitières en production et une petite provenderie destinée à la fabrication d’aliments pour bovins. «Avec la ferme modèle, les producteurs associés au projet auront la possibilité d’apprendre sur le tas, de voir le fonctionnement d’une ferme productive, et seront incités à apporter des améliorations à leur propre établissement ce qui pourra avoir un effet multiplicateur sur d’autres producteurs non associés au projet», conclut Msefer. leconomiste.com

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Accord de partenariat en ingénierie entre le groupe OCP et l’américain Jacobs Engineering Group Inc

Le Groupe Office Chérifien des Phosphates (OCP) et l’américain Jacobs Engineering Group Inc ont annoncé, mercredi à Pasadena (Californie), leur intention de concrétiser un accord de partenariat en ingénierie industrielle sous forme de joint-venture. Selon un communiqué du groupe OCP parvenu mercredi à la MAP, la joint-venture fournira, durant la phase initiale, des prestations de gestion de programmes, de gestion de projets et d’ingénierie pour des projets inscrits dans le programme d’investissement de l’OCP de 5 milliards de dollars au Maroc. L’accord, une fois finalisé, représentera une puissante combinaison de ressources d’ingénierie et de gestion de programmes afin d’accompagner l’OCP dans la mise en œuvre de ses plans de développement stratégiques, notamment les infrastructures nécessaires au développement de la plate-forme de Jorf Lasfar (Jorf Phosphate Hub), souligne le communiqué ajoutant que cela fera également avancer les plans de développement de Jacobs dans l’industrie des engrais et dans la région. Il est prévu que la joint-venture fournisse des prestations à l’OCP et à d’autres entreprises dans leurs activités d’ingénierie liées au phosphate partout dans le monde. Les deux groupes ont l’intention d’étendre les capacités de la joint-venture pour offrir des prestations d’ingénierie en infrastructures industrielles pour les marchés croissants des pays d’Afrique de l’Ouest, indique le communiqué. La nouvelle société, ajoute la même source, utilisera les systèmes et outils d’ingénierie Jacobs et sera pourvue en personnel OCP et Jacobs, ainsi qu’en personnel recruté localement. Elle devrait être opérationnelle avant fin 2009 et devrait atteindre un effectif de 200 personnes au bout de 12 mois. M. Mostafa Terrab, Président Directeur Général du Groupe OCP, s’est félicité de cette collaboration avec Jacobs Engineering déclarant qu’elle représente un jalon important pour l’OCP dans la réalisation de ses objectifs d’investissement à court et à moyen termes. La joint-venture mettra à contribution les forces et l’expertise des deux entreprises pour fournir des prestations d’ingénierie et des services aux projets liés au phosphate à l’extérieur du Maroc et aux projets d’infrastructure dans les pays d’Afrique de l’Ouest. Pour sa part, le Président de Jacobs, M. Noel Watson, s’est félicité de la consolidation de la relation avec l’OCP, à travers cet accord de joint-venture ajoutant que cet accord est une occasion unique de soutenir les objectifs de développement de l’OCP, de tirer parti des compétences conjointes et de renforcer le développement dans le secteur des engrais. Le Groupe OCP est leader mondial sur le marché du phosphate et des produits dérivés alors que le groupe Jacobs est l’un des plus grands et plus diversifiés fournisseurs au monde de services techniques, professionnels et de construction. MAP

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