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2 Nov, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Michael Ferrari (chroniqueur exclusif) – Consultant BPM et animateur du site Esprit-riche.com Endurant ou explosif ? Si l’envie d’accomplir pousse de nombreux entrepreneurs à se lever chaque matin, il ne faut pas perdre de vue l’essentiel : la cible qui anime chaque entrepreneur (pour 75 % d’entre nous il semble que devenir riche et progresser dans l’échelle sociale compte !). Et pour atteindre cette cible, le facteur important reste l’entrepreneur lui-même car il est le véhicule de sa propre aventure, si le véhicule tombe en panne, l’aventure s’arrête. Cette aventure que certains voient comme un marathon, je vous encourage à la voir comme une série de sprint. Le marathonien est taillé pour durer. Physiquement, il est léger et sec. Physiologiquement son corps est adapté à tenir la distance, à fournir un effort constant et durable jusqu’à épuisement. Il se fixe une cible ambitieuse et l’atteint. Pour un sprinter, le marathonien est difficile à cerner. Le sprinter est explosif. Il doit ménager son effort sur une courte période et tout donner. Sa cible est proche et son objectif élémentaire. Entre chaque effort, il doit travailler sa récupération. La phase de récupération est aussi importante que la phase de dépense pour une simple raison : la nature de son effort fait qu’il doit optimiser sa récupération. Il doit équilibrer l’intense dépense avec l’intense récupération. L’entrepreneur est pour moi un sprinter. Dans « Trouver et démarrer un business », j’insiste sur ce point : vous n’arriverez pas loin en adoptant l’approche du marathonien. Plus précisément, vous pouvez arriver loin mais dans un état peu enviable. Dans l’aventure de l’entreprenariat nous sommes particulièrement exposés à un risque que rencontrent aussi les carriéristes acharnés : se rendre compte un jour que l’on a payé un prix trop élevé pour ce que l’on a obtenu. Lorsqu’on néglige son corps, sa famille et ses relations on risque de payer un prix trop fort pour notre aventure. On s’expose au regret futur. Bien sûr, chacun d’entre nous refusera naturellement d’admettre que l’on néglige une partie de notre vie sur le moment mais la réflexion en vaut la peine pour éviter une future déception. L’entrepreneur est donc un sprinter. Il doit gérer chaque défi comme une aventure dont le résultat va influencer sa performance et il vaut mieux qu’il soit bon. Si chaque entrepreneur sait fournir un effort, il ne sait pas instinctivement prendre du recul sur sa situation. Il ne sait pas se renouveler. Le renouvellement est pourtant une phase nécessaire à la productivité du lendemain et si tant d’entrepreneurs (qu’il soit indépendant ou au sein d’une entreprise) n’arrivent pas à l’intégrer c’est que ça n’est pas intuitif. Le repos n’est pas opposé au travail : il supporte le travail, il participe à la performance. Tout comme le fait d’être humble n’est pas un signe de faiblesse, le repos n’est pas un manque de motivation ou d’ambition mais c’est plutôt un signe de sagesse. Beaucoup le réalisent lors d’un accident cardiaque ou d’une autre alerte de santé sérieuse et c’est souvent l’occasion de changer pour le mieux. Sans attendre un signe vital qui vous pousserez à changer, regardez si votre renouvellement est adapté à votre dépense. Le renouvellement est une phase à protéger du travail. Nous avons le tort de, trop souvent, transformer le renouvellement en travail, le syndrome du « Je ne peux pas rester sans rien faire ». Les activités de renouvellement sont simples et élémentaire : relations sociales et discussion, activités manuelles et activités physiques. Rien de plus. Pour chacune d’elle, votre objectif est atteint lorsque vous avez l’occasion de faire « l’expérience optimale », ce moment où vous perdez la notion du temps et où vous avez l’occasion de mettre en œuvre l’un de vos talents naturels et d’en tirer un feedback immédiat. Dans ces situations, vous ressortez grandi et prêt à affronter le monde et soulever des montagnes. Bon assez parlé, au travail maintenant ! Pour en savoir plus, la formation à l’efficacité personnelle « Efficacité Zen » est un programme dédié à ce sujet.

Original post:
L’entrepreneur est un sprinter pas un marathonien

1 Nov, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Gilles Martin (chroniqueur exclusif) – Président du cabinet de conseil en stratégie et management PMP Quand on parle de son activité professionnelle, on pense à son « job ». Quand on est dans une entreprise de conseil, on est consultant, ou bien on parle de sa position : consultant senior, manager, Associate, Directeur,…Les entreprises savent inventer les noms qui vont bien, certaines se spécialisent dans des listes incroyables, qui permettent de faire croire à chaque collaborateur qu’en changeant de position (passer de consultant assistant à consultant analyste), il progresse. Pourtant, cette succession de titres et de « jobs » masque une notion, que certains pourraient trouver désuète : la carrière. C’est vrai que, pour celui qui cherche un emploi, c’est déjà bien de trouver un « job », alors une carrière…. Ne rêvons pas. Et pourtant l’entreprise, le lieu de travail, où l’on ne trouve que des « jobs » et pas de carrière sont souvent, surtout dans le secteur du Consulting, des endroits qui atteignent rarement l’excellence. Cette affaire est d’autant plus importante que le métier de consultant n’est pas, pour la plupart de ceux qui s’y engagent, un métier que l’on fera toute sa vie professionnelle. Ceux qui le poursuivront avec succès connaîtront de nouveaux métiers : celui de développeur, celui de manager d’équipe, celui de dirigeant d’une unité ou de l’ensemble d’un cabinet de conseil, dans une partnership, ou dans une structure plus corporate. Mais, pour de nombreux cas, ils passeront à l’opérationnel ; il suffit de constater dans les entreprises le nombre de ce que l’on appelle « anciens consultants » à des postes de management ou de direction. Et ces mouvements sont importants, et très surveillés par les cabinets de conseil, car, souvent, les missions viendront des anciens du cabinet qui sont passés à ces postes opérationnels dans les entreprises. C’est pourquoi il est important, pour le collaborateur comme pour les dirigeants d’une entreprise, notamment de conseil, de proposer, de s’occuper, non pas des jobs, mais des carrières. Au point que l’on pourrait considérer que celui qui se présente dans un cabinet de conseil pour trouver un « job » plutôt qu’une carrière, ne devrait peut-être pas y être embauché si l’on veut maintenir un niveau d’excellence dans l’entreprise. Cette notion de carrière, ce n’est pas facile d’en parler aujourd’hui, dans un monde où tout a l’air de se passer au jour le jour, dans un environnement imprévisible, où l’on n’arrive plus à prévoir, ni à promettre : comment promettre l’emploi, l’évolution, alors que l’entreprise vit chaque jour dans l’incertitude ? Dans le conseil, les cycles de vente et de production sont très courts, il faut sans cesse vendre de nouveaux contrats, ouvrir de nouvelles opportunités, pour maintenir l’entreprise pérenne et la développer. Alors, la carrière des consultants…Certains pourraient être tentés de la résumer par : « Tais-toi et rame ! ». Et pourtant. Parler de carrière, plutôt que de « job », c’est parler des compétences clés et des comportements que le collaborateur va apprendre, et veut apprendre, et qui lui serviront, comme des fondations, dans toute sa vie professionnelle. Cela suppose de savoir maintenir l’envie de toujours acquérir de nouveaux savoirs, de nouvelles méthodes. Pas nécessairement des savoirs comme quand on était à l’école, mais des choses que l’on apprend sur le terrain, confronté à la vraie vie des missions. Apprendre aussi des rencontres que l’on fait, ces personnes qui croisent notre chemin, qui nous surprennent, qui nous séduisent, qui nous agacent parfois, mais nos réactions, nos émotions nous apprennent aussi. Comme le titre d’un ouvrage de Françoise Dolto, « Tout est langage ». Et puis ces rencontres, ces expériences qui chaque jour nous apprennent, elles sont aussi la matière première pour fabriquer deux ingrédients essentiels d’une carrière professionnelle (d’une vie aussi) que l’on va dire « réussie » : le rêve et le « fun ». Accepter de nouveaux challenges, se donner de nouveaux défis, et les réussir, c’est apprendre, c’est poursuivre son rêve, et c’est enthousiasmant. C’est comme une roue de la fortune qui tourne. Et puis les échecs, les erreurs, nous apprennent aussi, et vont parfois aussi nous permettre d’apprendre plus vite, de repartir vers des défis nouveaux. Alors, la carrière, c’est regarder son parcours avec ce regard, c’est projeter devant soi des choix, des objectifs personnels, des espoirs ; c’est se préparer à des scénarios, c’est, confrontés à des choix (de changement de métier, de changement d’entreprise peut-être un jour), ne pas être désarçonnés, ni soumis aux choix de « jobs » que les autres feront pour nous, mais rester le maître et le cocher de son propre destin. C’est diriger sa vie professionnelle en en restant le maître. C’est prendre des risques en conscience, parce que l’on veut vivre d’ambition ; et à d’autres moments savoir rester prudent. Mais rester maître de sa carrière, c’est en premier lieu s’installer dans une confiance en soi, en ses talents, en ses capacités, qui vont nous donner cette envie de risques maîtrisés, cette volonté et cette capacité de puissance, qui nous mèneront loin. Inversement, ceux qui passent de « jobs en jobs », qui cherchent des jobs avec un critère de « sécurité », ceux là s’installent souvent dans la peur ou vont rechercher dans leur parcours professionnel des luttes de pouvoir, des manifestations de leur Ego. Ceux là sont les victimes de cette évolution chaotique, qui marche un certain temps (le pouvoir, les honneurs) et un jour disparaissent, parfois avec fracas, et tout est cassé : plus de « job », on ne sait plus quoi faire, ni où aller, on a perdu le contact avec soi-même. Alors, dans le métier du conseil, comme dans d’autres (tous ?), penser « carrière », « parcours » c’est sûrement la meilleure garantie pour éviter de perdre son job et ses rêves.

Original post: 
Un job ou une carrière ?

Après une formation doctorale en chimie-physique, deux années de R&D chez un équipementier de l’industrie automobile, les 6 années comme consultant au sein de la société Algoé Consultants m’ont permis d’aborder en profondeur la question du développement des nouvelles offres (en résumé… quoi, pour qui, quand, comment, dans quel environnement, à quel coût, etc.) et des processus d’innovation. Ces quelques années m’ont aussi permis de m’intéresser aux questions d’organisation, de management et d’évoluer dans des contextes très différents (entreprises du CAC40, entreprises publiques ou semi-publiques, administrations…mais aussi PME et petits cabinets d’investisseurs). Un besoin de changement s’est ensuite fait sentir. Après une première création de société avortée, j’ai eu comme consultant indépendant un premier client Trad Online, une agence de traduction professionnelle. Je suis aujourd’hui associé au capital de cette structure et nous tentons de nous développer le plus sainement possible. Je conserve en parallèle avec envie et plaisir renouvelé mes activités de consultants….avec une chance, que je souhaite pouvoir conserver le plus longtemps possible…choisir les projets sur lesquels je souhaite m’investir (et bien sûr, en premier, les hommes et femmes qui les composent). Et oui, je n’ai pas encore abandonné la notion de plaisir au travail…. Je suis aujourd’hui membre du CJD Paris (rassemblant plus de 3000 responsables d’entreprises sur toute la France) et y anime notamment une commission appelée Client & Offre et je suis administrateur d’une association, Gefluc « les entreprises contre le cancer ». Au-delà de cela, mon parcours a été relativement sinueux pour certains…riche en expérience pour d’autres : études universitaires en Allemagne, France et Angleterre, nombreux séjours en Inde, voyage autour du monde pendant 11 mois (de Moscou à l’Antarctique), installation pendant 7 mois au centre de la Chine à Xian (pour apprendre le mandarin et comprendre la Chine) et photographie et plongée sous marine sur de nombreux continents. Mes activités : www.kdzid.com www.tradonline.fr Mes blogs : www.kdzid.com/blog www.tradonline.fr/blog Articles : A venir

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Vincent Rivalle – KDZ’ID (Accompagnement au développement de TPE et PME) – TRAD ONLINE (Associé – Société de traduction)

8 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Philippe Bertrand (chroniqueur exclusif) – Entrepreneur et Manager Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais à intervalles réguliers, j’ai besoin de prendre de la distance par rapport à ma vie privée et/ou professionnelle. Alors, j’ai besoin de lire beaucoup, en particulier des citations à caractère philosophique. Pour ce faire, je me rends généralement sur le site Evene . Voici quelques réflexions tirées de ce site que je livre aux vôtres et qui je pense – tout comme moi – peuvent vous inspirer dans votre travail quotidien, votre vie. Il va de soi que le choix qui vous est présenté ici reflète mes propres sensibilités. A l’écoute « Savoir écouter est un art » (Epitècte) « Le commencement de bien vivre, c'est de bien écouter » (Plutarque) « On écrit parce que personne n'écoute » (Georges Perros) Confiance en qui ? « Qui a confiance en soi conduit les autres » (Horace) « Ne mentez jamais à quelqu'un en qui vous voulez avoir confiance. A partir du moment où vous lui aurez menti une fois, vous aurez bien du mal à le croire » (Rivarol) « Toute confiance est dangereuse si elle n'est pas entière : il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher » (Jean de La Bruyère) La perfection « Celui qui reconnaît consciemment ses limites est le plus proche de la perfection » (Johann Wolfgang von Goethe) « La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer » (Antoine de Saint-Exupéry) « Pour les humains, la perfection est inaccessible, l'excellence oui. Fais ton travail du mieux que tu peux, en acceptant les erreurs inévitables » (Alexandro Jodorowsky) Demain, c’est loin « Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours » (Gandhi) « Demain il sera trop tard. Vis aujourd'hui ! » (Martial) « Demain tu seras un homme, et libre, à condition que tu ne retournes pas d'où l'éducation te détourne » (André Glucksmann) Expérience demandée « L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru » (Confucius) « L'expérience de chacun est le trésor de tous » (Gérard de Nerval) « La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement » (John Powell) « N'abandonnez jamais votre droit à l'erreur, car vous perdriez la capacité d'apprendre des choses nouvelles et d'avancer dans la vie » (David Burns) Etre ou paraître « Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas » (François de La Rochefoucauld) « Je n'ai pas encore vu un homme qui aimât la vertu autant qu'on aime une belle apparence » (Confucius) « L'art de plaire est l'art de tromper » (Vauvenargues) Il y en aurait beaucoup d’autres à vous soumettre. Malgré les horaires insensés, malgré la pression du quotidien, pensez de temps en temps à vous à arrêter et à prendre un peu de hauteur.

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Réflexions à l’usage des managers

8 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Vincent Colot ( chroniqueur exclusif ) – Analyste financier Que vous fréquentiez plutôt des entrepreneurs ou plutôt des investisseurs, peu importe : vous aurez vite fait de les classer en deux grandes catégories : il y a ceux qui « savent » et ceux qui « apprennent ». Fuyez les premiers comme la peste et entrez autant que possible dans l’intimité des seconds. Ceux qui « savent », en effet, sont des individus dangereux à écouter. Très sûrs d’eux-mêmes, ils vont expliqueront pourquoi ce qu’ils font (pour faire prospérer leur entreprise ou leur épargne) est la SEULE bonne façon de procéder. Se basant sur l’un ou l’autre succès, ils aboutissent invariablement à la conviction de détenir LA vérité qu’il suffit alors de répliquer intelligemment. Et pourtant … Ont-ils seulement bien compris la raison de leur (souvent relatif ou momentané) succès ? Ce dernier est-il le fruit d’une stratégie bien pensée, bien calibrée et appliquée à bon escient ? Ou bien résulte-t-il plus simplement du facteur chance ? Et quand bien même ils auraient vu juste, est-il assuré que cette stratégie est bonne quels que soient le contexte et les circonstances ? Il me revient ainsi en mémoire le cas de cet investisseur de mes amis qui, après de sérieuses recherches dans des sources scientifiques de haut vol, avait déniché une petite entreprise de biotechnologie qui était très peu connue et dont il avait alors acquis des actions. En quelques mois, le cours de l’action s’était retrouvé multiplié par cent (oui, par 100 !), sans que nous soyons dans une période spécialement spéculative pour ce secteur. Mon ami avait donc découvert le Graal – ou du moins le croyait-il – pour investir en biotechnologie, à savoir de bonnes connaissances scientifiques. Malgré la hausse vertigineuse du cours de l’action, mon ami ne vendait pas : en effet, l’entreprise en question n’avait même pas encore commencé à commercialiser ses produits et, pour lui, il ne faisait guère de doute que lorsque les produits en question seraient sur le marché, l’entreprise et donc l’action gagneraient encore en visibilité et donc en valeur. Plutôt que de suivre avec plus d’attention le cheminement de cette entreprise (et notamment l’état de ses finances), il se préoccupait bien davantage d’étudier d’autres avancées scientifiques pour repérer d’autres entreprises candidates à l’investissement. Et tout à coup, patatras : la fameuse technologie miracle n’a pas tenu toutes ses promesses, ce qui fut d’autant plus dommageable que l’entreprise en question avait procédé à un développement trop rapide compte tenu de ses moyens propres. Sans surprise, la faillite fut au rendez-vous et, à la vitesse de l’éclair, la valeur de l’action fut réduite à zéro. On le voit bien : le succès initial de mon ami n’était pas dû à une capacité particulière à lire dans l’avenir de la science mais bien à une bonne dose de chance. La réalité a fini par le rattraper et le plumer. Attention donc aux discours simplistes assénés avec d’autant plus de conviction qu’ils sont précisément … simplistes ! De plus, ceux qui « savent » ont une fâcheuse propension à surestimer leurs capacités et à les appliquer au-delà du raisonnable. Ce peut être une question d’échelle ou de nature des opérations concernées. Ainsi, un investisseur peut avoir un certain succès en suivant un petit portefeuille de valeurs : analysant consciencieusement ses actions et se ménageant une marge de sécurité suffisante en matière d’évaluation, il arrive alors à obtenir un rendement tout à fait acceptable. Le problème survient lorsqu’il prend trop d’assurance : il multiplie alors les achats ou effectue des choix trop risqués. Très vite, dépassé par l’ampleur de la tâche, il ne maîtrise plus sa destinée et se retrouve avec des pertes. Cet autre investisseur, lui, croit pouvoir appliquer une stratégie qui lui a permis de connaître un certain succès, disons dans les actions de grande capitalisation, et de l’appliquer sur le segments des petites entreprises, considérées comme plus juteuses. Bien entendu, la désillusion sera sans doute ici encore au rendez-vous tant il est clair que les deux catégories d’actions nécessitent un suivi différent (ne serait-ce qu’en matière de liquidité et d’analyse de la structure financière). Par contre, ceux qui « apprennent » sont des êtres nettement plus intéressants ! Entendons-nous bien : il ne s’agit pas ici de plaider en faveur d’un comportement qui verrait un investisseur changer de philosophie chaque semaine au gré de ses lectures ou rencontres. Il va de soi qu’une saine approche de la Bourse nécessite d’abord de bien connaître ses points forts et son caractère. Ainsi, tel investisseur se focalisera sur les actions de tel secteur particulier, tel autre sur les actions de substance (« value ») et un troisième privilégiera l’analyse technique. Mais, une fois le domaine d’analyse choisi, il prendra garde de ne pas sombrer dans le plus pur dogmatisme. Il y a toujours matière à affiner ses connaissances pour en tirer un meilleur résultat. Prenons ici le cas d’un investisseur actif dans les actions de type « value ». S’il s’est ainsi fait une spécialité d’identifier des actions bon marché, il ne doit pas moins sans cesse se poser la question de savoir comment améliorer ses techniques d’analyse et de calcul. Comment rationaliser l’approche de façon à perdre le moins de temps possible sur une action qui n’en vaut pas la peine ? Quelle mesure comptable adopter pour se faire la meilleure idée du potentiel et de la qualité bénéficiaire de l’entreprise ? etc. etc. On le voit : une des clés de la réussite de ce genre d’investisseur, c’est précisément une curiosité jamais assouvie et l’humilité de reconnaître ses erreurs et de les corriger. Et c’est bien évidemment au contact de telles personnes que l’on progresse.

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Apprendre plutôt que savoir

7 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Andree Fraiderik-Vertino (chroniqueur exclusif) – Business Madame Aude Ziseniss de Thuin annonçait le 03 septembre dernier, le rachat du Women's Forum (à hauteur de 51% du capital) par le groupe de média français Publicis, dirigé par Maurice Levi. L'accord préalable à la cession des parts s'est fait le 28 juillet 2009, soit quelques mois avant la 5è édition du forum. Aude de Thuin n'en est pas à son premier coup d'essai car le Forum est sa quatrième société créée. En 2007, le Financial Times classait l'événement comme l’un des forums les plus influents du monde. De l'avis de sa présidente, l'opération financière réalisée avec le groupe français Publicis est un soulagement autant qu'une réussite, véritable source de satisfaction personelle autant que professionnelle. L'ocasion de faire un retour sur le parcours de cette femme d'affaire très singulière." A l'époque de mon second mariage j'ai décidé avec mon mari de ne pas avoir de deuxième enfant. Nous avions achetée une maison en Corse et je découvrai le plaisir lié à l'acquisition d'une résidence secondaire en Corse, qui a malheureusement 'sautée' plus tard. C'est à cette période que j'ai décidé de créer une société autour de l'Art du Jardin, un magazine et rendez vous qui m'avait été inspiré par le Chelsea Flower Show de Londres. C'était la fin des années (Bernard) Tapie, les fameuses années frimes et bling. Il fallait se recentrer sur l'adaptation de l'entreprise par rapport à son époque. Une réponse sociologique forte était nécessaire. J'ai comme d'habitude créée un board, un groupe de travail constitué d'experts. j'ai gardé cette société onze ans. Les risques d'exploitation pesaient énormément car une simple météo défavorable (pluie) faisait chuter le visitorat de 30% ! Nous représentions 45% du chiffre d'affaire annuel du parc de Saint Cloud ce qui n' a pas empeché une directrice fraîchement nommée de nous pousser vers la sortie, ce que nous avons fait en installant le salon aux hippodromes de Lonchamps mais avec une perte de 20%. Les banques ne m'ont pas suivi sur ce projet … Puis est arrivée la vague du Do It Yourself, un vrai phénomène ! Là aussi, j'ai constitué un groupe de travail qui a réfléchi à la bonne manière de transformer cette idée en projet d'entreprise, puis la première édition a eu lieu Porte d'Auteuil. Il pleuvait (décidément) et les visiteurs devaient attendre jusqu'à 2/3hr dehors sous la pluie avant d'accéder au salon ! Avec mes équipes nous avions acheté des parapluies à la dernière minute chez Carrefour en face, pour 'réconforter' les visiteurs courageux ! J'avais invité Mr Raffarin, alors Premier Ministre, à venir inaugurer cet événement (je ne le connaissais pas) et il avait accepter. J'avais eu l'idée de lancer une garderie pour homme, le visitorat étant essentiellement féminin et celà avait été repris par tout les médias dans le monde, c'était une première et un concept très original ! A une période où je voyageais souvent aux Etats Unis j'ai voulu créer un salon du bien être, c'était dans l'air du temps outre atlantique. J'ai perdu de l'argent et j'ai dû licencier, c'est là que je suis devenue 'patron' au sens plein du terme. Puis en 2000, j'avais cette idée des femmes, j'ai cinq soeurs. Mon père est décédé lorsque j'avais 16 ans et j'ai toujours entendu ma mère se plaindre de ne pas avoir eu de fils; tout celà a certainement compté d'une manière ou d'une autre. Celà m'a couté une analyse, que j'ai d'ailleurs terminé cette année là. Selon mon mari ce projet de forum au féminin était celui de 'la maturité'. C'était inquiétant de constater qu'au Forum de Davos des leaders s'essayaient à refaire le monde avec seulement 3% de femmes au sein du débat quand la planète en compte 50% ! Ayant revendu ma précédente société et disposant de fonds me garantissant de mener mon nouveau projet indépendement, j'ai recommencé à parcourir la planète à la recherche d'idées, observant les autres forums, à parfaire mon business modèle, cogitant et refaisant le monde avec mon 'board' ! Un board surtout étoffé de femmes, issues du monde des affaires, etc des femmes que j'avais rencontré au cours de mon parcours, telle Anne Lauvergeon, Mercedes Erra, Christine Ockrent, … Pendant deux ans, j'ai réunie mes 'copines' (ndlr Anne Lauvergeon, Patricia Barbizet, etc), chez moi, l'on passait les soirées à refaire le monde, encore, j'exagère mais en fait non, l'on pesait le poids de nos responsabilités en tant que femmes ! Et effectivement le Women's Forum a su réunir des acteurs de poids tels la Reine Rania de Jordanie, Cherry Blair, Carlos Ghosn … autour d'une coupe ou un maccaron à la main, soit comme nous l'avions fait auparavant chez moi autour d'un bon plat. L'idée étant toujours de partager des idées ! Sérieusement mais dans un cadre propice à la créativité intellectuelle, ça a été la french touch du Women's Forum finalement. Un savant mélange de décontraction , et du sens, pour des débats profonds et impliqués. Au sujet du féminisme : 'A l'époque du mouvement féministe je me considérais comme une suiveuse ! Aujourd'hui je suis une féministe pragmatique. A propos de la 'crise' : 'c'est un fait la gestion du risque au féminin est plus prudentielle et diffère en celà du risk management au masculin. D'ailleurs cette crise (2007-2009) a été majoritairement initiées et gérées par des hommes." Aude Zieseniss de Thuin , est née en 1950, elle a reçu une formation de psychologue. Alors qu'elle a 22 ans elle créé un journal en Bourgogne financée par la publicité et les abonnements. Elle 's'initie' sans le savoir à la publicité directe ou marketing direct. Cette première expérience d'entreprise dure 6 ans. Plus tard elle travaille chez un éditeur d'annuaires  versaillais, là encore c'est une nouvelle incursion dans les techniques de vente directe. Cette expérience donne l'envie à Aude de Thuin d'élaborer un rendez vous du marketing qui s'inspirerait du modèle nord américain basé sur des techniques ayant fait leur preuves mais encore balbutiantes en Europe. Le Salon du Marketing Direct connaîtra un vrai succès, vraie réponse adaptée à l'époque et précurseur, numéro 1 en Europe et numéro 2 mondial du secteur. C'est un tel succès que ce sont pas moins de 22 propositions que sa fondatrice refusera avant de le céder en 1991, soit 11 ans après sa création. "Ce que je retiens de cette première expérience, c'est l'importance de l'instinct. Développez cette capacité à écouter votre voix intérieure, à répondre à la tendance du moment ! Il faut savoir s'écouter, quand une chose est récurrente, c'est (certainement) la bonne' déclare Aude de Thuin.  « Visionnaire, Aude de Thuin est à la fois une entrepreneure et une grande créatrice d'événements internationaux. Elle a fait du Women's Forum une rencontre qui pèse dans les débats de société. Le Women's Forum est un lieu très important de débats, d'échanges d'idées, de discussions sur les sujets touchant le cœur de notre métier et au-delà: la place des femmes dans notre société mondialisée » déclare Maurice Lévy, Président du Directoire de Publicis Groupe. « Notre expertise dans le domaine des conférences internationales, notre proximité avec les marques et notre connaissance des tendances sociales et de marché, nous permettent de contribuer au développement du Women's Forum et d'enrichir son contenu. Publicis Groupe a toujours favorisé la place des femmes dans l'entreprise, 54% des collaborateurs du Groupe sont des femmes et le Conseil de Surveillance du Groupe présidé par Elisabeth Badinter compte 6 femmes sur 15 membres, soit 40%. Je suis ravi qu'Aude ainsi que toutes les femmes présentes au « Board » du Women's Forum puissent continuer à nous accompagner dans la belle aventure du Forum, pleine de défis mais aussi hautement gratifiante, en véritables partenaires de notre Groupe ».   Propos recueillis lors de la conférence Entreprenariat Au Féminin du jeudi 03 septembre aux Galeries Lafayette dans le cadre de l'événement Femmes d'Influences, débat animé par Viviane de Beaufort (Fondatrice du programme Essec Entreprendre au féminin). Par Andrée Fraiderik-Vertino/ Copyrights photo Abacca Press et Julio Piatti.

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Women’s Forum

7 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Michael Damiati ( chroniqueur exclusif ) – Spratley-Conseil Sud Parisien Voilà plusieurs post, où je délaisse la partie subventions pour aborder celle du développement durable. Rassurez-vous je ne succombe pas à la mode du moment, mais j’ai simplement pris conscience du formidable défi qui nous attend tous, et qui est loin d’être incompatible avec la partie subventions. Nous mettrons de côté l’aspect purement idéologique de cette prise de conscience (même si cela est une étape incontournable. Si vous n’êtes pas convaincu(e) du bien fondé de la démarche environnementale, vous ne pourrez pas y adhérer et par conséquent y participer). Nous allons nous concentrer sur le changement que le développement durable peut avoir sur nos entreprises. A commencer par la Taxe Carbone, même si beaucoup râlent, aujourd’hui le prix de cette contribution (ça passe mieux que taxe) est très léger et n’aura que peu de conséquences pour les entreprises…..A court terme. A court terme, car le prix initial de la tonne de CO2 « n’est » que de 17 € (Sachant qu’en moyenne une petite entreprise de service rejette 40 tonnes de CO2par an) vous aurez fait le calcul, soit une contribution annuelle de 680 €/an. Cela reste une somme, qui vous me l’accorderez reste raisonnable….En revanche lorsque la tonne sera de 100 €, je vous laisse faire le calcul, et là je vous l’accorde ça commence à peser lourd. D’ici là, nous aurons le pétrole qui sera passé au moins a 200 € le baril (aujourd’hui nous sommes a 80 €) c'est-à-dire que nous aurons multiplié par 2.5 nos dépenses en énergie (transport, chauffage etc.…) Vous l’aurez compris prendre en compte le développement durable dans l’entreprise n’est plus un effet de mode ou d’aubaine, c’est vraiment un axe stratégique comme peuvent l’être le Commercial ou les RH dans une entreprise. Nous ne sommes restés que sur les strates les plus générales et n’avons même pas abordé les entreprises nécessitant des matières premières pour produire leurs biens. Voila pour la partie noire, enfin grise…. Pour la partie rose, enfin verte, nous pouvons avoir le sourire…. Pourquoi ? Parce qu’aujourd’hui comme les pionniers du grand ouest, tout est à construire. D’un point de vue business, nous quittons une aire de production et de consommation massive pour inventer notre propre future. Toute l’ingéniosité et la créativité des chefs d’entreprises doivent s’exprimer. De nombreux nouveaux métiers et services dans le « green » sont à créer. J’irais même à penser que notre mode d’échange et de capitalisme est à faire évoluer (la dernière crise nous l’a plus que démontré). A titre d’exemple, un projet est en train de voir le jour, celui des monnaies alternatives. Le projet SOL. Le principe est simple, sur le schéma des tickets restaurants, un certain nombre d’acteurs s’associent pour encaisser et payer avec ces nouvelles monnaies. Le premier point positif est l’absence totale de spéculation…Avez-vous déjà vu quelqu’un spéculer sur son ticket resto ??? Le deuxième, au même titre que ce fameux ticket, est que la monnaie à une durée de vie limitée dans le temps, ce qui oblige à l’utiliser rapidement. J’entends déjà les critiques qui mettent en venant la surconsommation….Ce à qui je réponds que notre mode de vie ne va pas se transformer en un jour, et que nous aurons toujours besoin de consommer, ne serait-ce que pour nos besoins premiers (manger, nous vêtir…) mais que nos habitudes de consommation doivent évoluer. De grands groupes mutualistes sont partis prenants dans cette expérience. Ceci n’est qu’un exemple et je suis persuadé que les idées foisonnent déjà et ne demandent qu’à être mises en place. Faisons vite car nos amis américains « business bulder » l’ont amplement compris et se mettent déjà en bonne place dans ces secteurs. Et vous, voyez-vous le VERT a moitié vide ou comme moi un VERT à moitié plein ?

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Vert à moitié plein ou vide ?

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