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Par Jean Claude Fochi (chroniqueur exclusif) – Aide au projet de création et à l'élaboration de Business plan On le sait : la création d'entreprise n'est peut être pas pertinente en temps de crise, étant donnée la difficulté de financement. La perte d'emploi peut, elle, être un déclencheur, mais le domaine restera souvent limité à ce que l'on appelle l'économie résidentielle, une économie de proximité. C'est une solution, mais la concurrence peut être rude et l'on peut s'épuiser rapidement. Créer pour assurer son autonomie c'est le fondement de l'économie sociale et solidaire qui a de nombreux atouts et peut être un tremplin pour ceux qui veulent développer à la fois leur sens social et économique. Il faut donc explorer d'autres voies pour ceux qui ont l'ambition d'occuper une place importante dans un secteur marchand en recomposition. Seul ou accompagné ? Il y a un problème fondamental pour un créateur c'est le besoin ou non d'avoir un associé. Il y a problème parce que l'on sait que tôt ou tard l'association sera à rompre. On n' a pas toujours envie de travailler gratuitement pour le bénéfice de l'autre. C'est donc au départ de l'existence de l'entreprise qu'il faut bien prendre en compte les apports respectifs et la manière de les répartir à la sortie.Donc il est difficile mais jouable de créer à deux. Créer à plusieurs c'est je crois une amorce de solution ; il faut s'entendre sur la partie du cycle de création où plusieurs personnes peuvent interagir. Voyons ce qui existe déjà ; la société coopérative, un homme, une voix fonctionne très bien. Mais elle intervient souvent dans un groupe de personnes qui travaillent déjà ensemble au moment de la création. Assez souvent il s'agit d'une reprise d'entreprise pour cause de départ du dirigeant, dépot de bilan, etc. Il n'est pas non plus inenvisageable de passer en société coopérative à un moment de l'histoire d'une entreprise. Par contre je suis assez sceptique sur la capacité de s'entendre à plus de deux personnes pour créer. Mais la réalité peut prouver le contraire. Je vois d'avantage un groupement de personnes, avant la création d'entreprise, réfléchissant et faisant de l'analyse sectorielle au profit de tous, cette dernière fournissant des pistes individuelles de création. Les personnes du groupement pouvant d'ailleurs faire partie du premier cercle d'actionnaires. Il est possible de partir d'un besoin générique: exemple, le loisir et de le décliner en secteurs, n'en retenir que certains puis en travail collaboratif, épaissir des dossiers où chaque participant pourra puiser son idée et la développer individuellement ou à deux. Il ne s'agit pas de définir des idées d'entreprise mais de créer un environnement de création d'entreprise, un "créaécosystème". Une idée d'entreprise doit être protégée. Donc le développement d'un business plan doit rester personnel. Le créaécosystème reprendra beaucoup de ce qui est du domaine du marketing mais aussi tout ce qui constitue les chaines de valeur. L'objectif: composer des dossiers de secteurs et sous secteurs, avec des pôles : – management : structure des entreprises – marché-produit : structure des besoins, catégories de produits, gammes – technologie : activités de la chaine de valeur, des achats à la distribution, activités de soutien – financement : structure financière, – internationalisation: exportation, importation, concurrence – etc Composer des dossiers en collaboratif, de type wiki existe déjà. De l'expertise, il y en a à revendre avec toutes les personnes qui ont de l'expertise et qui sont sans emploi et essaient de la vendre péniblement. De l'organisation de groupements, de communautés créaécosystémiques, il est facile de la produire avec les réseaux existants les plus connus. Ce type de recherche a été régulièrement fait par les japonais et les chinois de Taïwan, avec des moyens gigantesques. Pour nous il nous faut repartir où Mao avait commencé avec les petites fonderies de quartier.

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"Les minutes entrepreneuriales" : Pourquoi pas des "créaécosystèmes" !

18 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Je me m'appelle Florence Auréart. Je voulais depuis longtemps avoir ma propre entreprise après avoir travaillé dans les télécom et réseaux pendant 7 ans. J'ai crée ma marque de maroquinerie – auréart – il y a maintenant près de 2 ans et le site web depuis un an, après une première tentative. J'ai beaucoup voyagé, ordinateur dans le sac. J'ai naturellement beaucoup de goût à créer et proposer mes sacs de voyage, sacs pour ordinateur etc. Mes clients sont contents et j'aime les échanges que je peux avoir avec eux. Je travaille avec des artisans de façon proche, c'est presque tout familial pour mes propres sacs. Je voudrais aussi présenter les créations d'autres personnes, que les circuits traditionnels de maroquinerie ne peuvent intégrer. J'adore ce que je fais malgré toutes les incertitudes auxquelles on doit faire face. Concernant mon site, j'ai évidemment beaucoup tatonner au commencement. Je continue de faire des erreurs et les coups de stress sont bien présents mais le métier rentre. J'ai des tas d'idées de design, de blog…a développer, mais chaque chose en son temps ! Son site : www.aureart.com Son blog : www.aureart.com/blog Articles : A venir

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Florence Auréart – Maroquinerie Auréart

14 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Jérôme Neuvéglise (contributeur) – E-commerçant : Joli Dragon A l’inverse de la météo, le mois de septembre aura été comme un grand coup de frais ! Quelques chiffres : 5 833 € HT de CA (mieux qu’en Août, ouf) mais à comparer aux 6599€ de juillet soit environ 12% de baisse 104 commandes et 210 produits vendus 14316 visites et 52577 pages vues (poutant 25% de mieux qu’en Juillet) 122 comptes créés un panier moyen de 56€ pour le coup en hausse Donc deux infos importantes : un taux de transformation à la ramasse (visites en hausse, achats en baisse) mais un panier moyen qui augmente… Pour l’analyse, j’ai au moins commis 3 erreurs sur le mois : pas de produits pour la rentrée scolaire (cartables, …), quelques produits phares en rupture pendant plus de 15 jours et des essais d’ajustements de frais de port (franco et prix à la hausse sur certains paliers) avec un impact immédiat et sans appel. Bref je suis revenu à des valeurs acceptables pour ces frais de port et ça semble porter ses fruits (p.ex pour le 01/10 j’ai eu pour 475€ HT de commandes). En espérant arriver ce mois-ci aux 8000€ escomptés en septembre.

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Bilan de septembre : brrr

Par Henri Kaufman (chroniqueur exclusif) – Président de Hip ip ip ! Société de conseil en Marketing, en Web2.0 et en Formation Souvent, la vérité est subtile. En particulier quand on tire des extrapolations et des prévisions à partir des chiffres du passé. La concurrence bien plus vive, l’expertise marketing des clients, l’avènement d’Internet et la multiplication des médias fait que les choses deviennent moins simples. Les éléments qualitatifs (difficilement mesurables, et donc absents des bases de données) sont devenus aussi importants, voire plus importants que les éléments quantitatifs. Et dans ce contexte, les moyennes ne s’appliquent pas forcément. Prenons un exemple simple : un client achète régulièrement les produits dont il a besoin dans une même enseigne ; il est fidèle et en l’espace d’un an, il a passé 10 commandes dont il a été très satisfait. Disons que sur une échelle de satisfaction de 0 à 10, chacune de ses transactions a reçu la note 10. Son « Capital Satisfaction » ou CS est donc de 10 x 10 = 100. La 11ième transaction se passe hélas très mal. Les catastrophes se sont enchaînées en cascade (retard de livraison, erreur d’article, pas de mode d’emploi lisible, etc.). Pour cette dernière transaction, la satisfaction du client est catastrophique et la note est 0 ; après cette transaction, le CS de ce client est donc de 100 + 0 = 100, il reste donc égal au niveau antérieur. Et donc la moyenne de satisfaction de ce client sur l’ensemble de ses 11 transactions est de : (100 + 0) : 11 = 9.09. Ce score est encore très honorable, mais il est probable que le client ne revienne plus… en raison, c’est là le paradoxe, de sa fidélité antérieure. En effet, il s’est en quelque sorte habitué au service parfait, il est loyalty addict. Le service parfait est devenu pour lui la norme et il s’attend à ce que chaque nouvelle transaction bénéficie du même degré de service. Il s’attend également à être traité en client privilégié si d’aventure un incident arrive (il n’est pas idiot et sait que c’est possible) : dans ce cas, tout doit être réglé immédiatement, y compris la compensation du préjudice éventuel. Il a l’impression que sa fidélité lui fait mériter ce traitement de faveur . Si ce n’est pas le cas, le risque de fracture, c’est-à-dire de rupture brutale et sans retour de la relation devient réel. Placer le client au centre de l’entreprise comme on le dit maintenant à tire larigot, ne sert à rien si on ne s’immerge pas en lui, en se mettant à sa place, en regardant avec ses yeux, en réfléchissant avec son cerveau. Pour anticiper ses réactions, il faut penser exactement comme lui comme vous . Cette posture du marketer devient d’autant plus indispensable que le client n’est plus isolé face à la marque. Internet lui offre une tribune où, tel un journaliste ou un justicier, il peut très simplement exprimer ses ressentis positifs ou négatifs via des forums, des sites de consommateurs, des blogs, etc. Il peut aussi informer ses « amis » en temps réel par « micro-blogging » via Facebook ou Twitter par exemple. La traînée de poudre peut, une fois enflammée, se répandre extrêmement vite non seulement dans la sphère de ses amis, mais aussi être reprise par les amis des amis et devenir ainsi, par l’effet boule-de-neige, un phénomène mondial. On retrouve là le phénomène bien connu du battement d’aile du papillon en Indonésie qui peut déclencher un ouragan en Louisiane… Conclusion : Mettez vous dans la peau, le cerveau et les yeux de vos clients. Pas dans la vôtre.

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Le Paradoxe de la Fidélité – Méfiez vous des idées évidentes

8 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Philippe Bertrand (chroniqueur exclusif) – Entrepreneur et Manager Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais à intervalles réguliers, j’ai besoin de prendre de la distance par rapport à ma vie privée et/ou professionnelle. Alors, j’ai besoin de lire beaucoup, en particulier des citations à caractère philosophique. Pour ce faire, je me rends généralement sur le site Evene . Voici quelques réflexions tirées de ce site que je livre aux vôtres et qui je pense – tout comme moi – peuvent vous inspirer dans votre travail quotidien, votre vie. Il va de soi que le choix qui vous est présenté ici reflète mes propres sensibilités. A l’écoute « Savoir écouter est un art » (Epitècte) « Le commencement de bien vivre, c'est de bien écouter » (Plutarque) « On écrit parce que personne n'écoute » (Georges Perros) Confiance en qui ? « Qui a confiance en soi conduit les autres » (Horace) « Ne mentez jamais à quelqu'un en qui vous voulez avoir confiance. A partir du moment où vous lui aurez menti une fois, vous aurez bien du mal à le croire » (Rivarol) « Toute confiance est dangereuse si elle n'est pas entière : il y a peu de conjonctures où il ne faille tout dire ou tout cacher » (Jean de La Bruyère) La perfection « Celui qui reconnaît consciemment ses limites est le plus proche de la perfection » (Johann Wolfgang von Goethe) « La perfection est atteinte, non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer » (Antoine de Saint-Exupéry) « Pour les humains, la perfection est inaccessible, l'excellence oui. Fais ton travail du mieux que tu peux, en acceptant les erreurs inévitables » (Alexandro Jodorowsky) Demain, c’est loin « Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours » (Gandhi) « Demain il sera trop tard. Vis aujourd'hui ! » (Martial) « Demain tu seras un homme, et libre, à condition que tu ne retournes pas d'où l'éducation te détourne » (André Glucksmann) Expérience demandée « L'expérience est une lanterne attachée dans notre dos, qui n'éclaire que le chemin parcouru » (Confucius) « L'expérience de chacun est le trésor de tous » (Gérard de Nerval) « La seule véritable erreur est celle dont on ne retire aucun enseignement » (John Powell) « N'abandonnez jamais votre droit à l'erreur, car vous perdriez la capacité d'apprendre des choses nouvelles et d'avancer dans la vie » (David Burns) Etre ou paraître « Nous gagnerions plus de nous laisser voir tels que nous sommes, que d'essayer de paraître ce que nous ne sommes pas » (François de La Rochefoucauld) « Je n'ai pas encore vu un homme qui aimât la vertu autant qu'on aime une belle apparence » (Confucius) « L'art de plaire est l'art de tromper » (Vauvenargues) Il y en aurait beaucoup d’autres à vous soumettre. Malgré les horaires insensés, malgré la pression du quotidien, pensez de temps en temps à vous à arrêter et à prendre un peu de hauteur.

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Réflexions à l’usage des managers

8 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Vincent Colot ( chroniqueur exclusif ) – Analyste financier Que vous fréquentiez plutôt des entrepreneurs ou plutôt des investisseurs, peu importe : vous aurez vite fait de les classer en deux grandes catégories : il y a ceux qui « savent » et ceux qui « apprennent ». Fuyez les premiers comme la peste et entrez autant que possible dans l’intimité des seconds. Ceux qui « savent », en effet, sont des individus dangereux à écouter. Très sûrs d’eux-mêmes, ils vont expliqueront pourquoi ce qu’ils font (pour faire prospérer leur entreprise ou leur épargne) est la SEULE bonne façon de procéder. Se basant sur l’un ou l’autre succès, ils aboutissent invariablement à la conviction de détenir LA vérité qu’il suffit alors de répliquer intelligemment. Et pourtant … Ont-ils seulement bien compris la raison de leur (souvent relatif ou momentané) succès ? Ce dernier est-il le fruit d’une stratégie bien pensée, bien calibrée et appliquée à bon escient ? Ou bien résulte-t-il plus simplement du facteur chance ? Et quand bien même ils auraient vu juste, est-il assuré que cette stratégie est bonne quels que soient le contexte et les circonstances ? Il me revient ainsi en mémoire le cas de cet investisseur de mes amis qui, après de sérieuses recherches dans des sources scientifiques de haut vol, avait déniché une petite entreprise de biotechnologie qui était très peu connue et dont il avait alors acquis des actions. En quelques mois, le cours de l’action s’était retrouvé multiplié par cent (oui, par 100 !), sans que nous soyons dans une période spécialement spéculative pour ce secteur. Mon ami avait donc découvert le Graal – ou du moins le croyait-il – pour investir en biotechnologie, à savoir de bonnes connaissances scientifiques. Malgré la hausse vertigineuse du cours de l’action, mon ami ne vendait pas : en effet, l’entreprise en question n’avait même pas encore commencé à commercialiser ses produits et, pour lui, il ne faisait guère de doute que lorsque les produits en question seraient sur le marché, l’entreprise et donc l’action gagneraient encore en visibilité et donc en valeur. Plutôt que de suivre avec plus d’attention le cheminement de cette entreprise (et notamment l’état de ses finances), il se préoccupait bien davantage d’étudier d’autres avancées scientifiques pour repérer d’autres entreprises candidates à l’investissement. Et tout à coup, patatras : la fameuse technologie miracle n’a pas tenu toutes ses promesses, ce qui fut d’autant plus dommageable que l’entreprise en question avait procédé à un développement trop rapide compte tenu de ses moyens propres. Sans surprise, la faillite fut au rendez-vous et, à la vitesse de l’éclair, la valeur de l’action fut réduite à zéro. On le voit bien : le succès initial de mon ami n’était pas dû à une capacité particulière à lire dans l’avenir de la science mais bien à une bonne dose de chance. La réalité a fini par le rattraper et le plumer. Attention donc aux discours simplistes assénés avec d’autant plus de conviction qu’ils sont précisément … simplistes ! De plus, ceux qui « savent » ont une fâcheuse propension à surestimer leurs capacités et à les appliquer au-delà du raisonnable. Ce peut être une question d’échelle ou de nature des opérations concernées. Ainsi, un investisseur peut avoir un certain succès en suivant un petit portefeuille de valeurs : analysant consciencieusement ses actions et se ménageant une marge de sécurité suffisante en matière d’évaluation, il arrive alors à obtenir un rendement tout à fait acceptable. Le problème survient lorsqu’il prend trop d’assurance : il multiplie alors les achats ou effectue des choix trop risqués. Très vite, dépassé par l’ampleur de la tâche, il ne maîtrise plus sa destinée et se retrouve avec des pertes. Cet autre investisseur, lui, croit pouvoir appliquer une stratégie qui lui a permis de connaître un certain succès, disons dans les actions de grande capitalisation, et de l’appliquer sur le segments des petites entreprises, considérées comme plus juteuses. Bien entendu, la désillusion sera sans doute ici encore au rendez-vous tant il est clair que les deux catégories d’actions nécessitent un suivi différent (ne serait-ce qu’en matière de liquidité et d’analyse de la structure financière). Par contre, ceux qui « apprennent » sont des êtres nettement plus intéressants ! Entendons-nous bien : il ne s’agit pas ici de plaider en faveur d’un comportement qui verrait un investisseur changer de philosophie chaque semaine au gré de ses lectures ou rencontres. Il va de soi qu’une saine approche de la Bourse nécessite d’abord de bien connaître ses points forts et son caractère. Ainsi, tel investisseur se focalisera sur les actions de tel secteur particulier, tel autre sur les actions de substance (« value ») et un troisième privilégiera l’analyse technique. Mais, une fois le domaine d’analyse choisi, il prendra garde de ne pas sombrer dans le plus pur dogmatisme. Il y a toujours matière à affiner ses connaissances pour en tirer un meilleur résultat. Prenons ici le cas d’un investisseur actif dans les actions de type « value ». S’il s’est ainsi fait une spécialité d’identifier des actions bon marché, il ne doit pas moins sans cesse se poser la question de savoir comment améliorer ses techniques d’analyse et de calcul. Comment rationaliser l’approche de façon à perdre le moins de temps possible sur une action qui n’en vaut pas la peine ? Quelle mesure comptable adopter pour se faire la meilleure idée du potentiel et de la qualité bénéficiaire de l’entreprise ? etc. etc. On le voit : une des clés de la réussite de ce genre d’investisseur, c’est précisément une curiosité jamais assouvie et l’humilité de reconnaître ses erreurs et de les corriger. Et c’est bien évidemment au contact de telles personnes que l’on progresse.

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Apprendre plutôt que savoir

5 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under News

Par Michael Ferrari (chroniqueur exclusif) – Consultant BPM et animateur du site Esprit-riche.com L'entreprenariat est entouré de nombreux mythes dont l'un des plus néfastes est sans conteste l'ensemble des success story que l'on aime à entendre. Je me souviens que lorsque j'étais à la recherche d'une idée de business, je m'étais naturellement tourné vers ceux qui avaient réussi pour espérer trouver de l'inspiration. En étudiant leurs histoires et leurs attitudes, j'espérais trouver quelque chose qui pourrait me servir et provoquer un déclic chez moi. La lecture des histoires étonnantes de ces grands noms (Gates, Brin & Page, Trump, Buffett, Ellison…) provoque cependant plus d'effets négatifs que d'enthousiasme : elles vous renvoient à votre situation et le poids du mythe vous écrase. Il démobilise. Il désarme. Comment, vous, avec ce que vous avez actuellement pouvez imaginer marquer l’histoire de votre nom ? La manière dont sont racontées ces histoires est souvent trompeuse et très romancée. Lorsqu'on y regarde de plus près, on constate que ces noms ont un point commun : ils ont, à un moment ou à un autre eu énormément de chance. Oh, je sais vous allez me dire que la chance se provoque et vous aurez raison : je partage cette idée mais je sais aussi que parfois, la chance favorise particulièrement un projet ou une personne. Pourquoi n'y a-t-il pas un second Gates ? Et si certains avaient plus de chance que d'autres ? Si l'on regarde encore plus en détail, on voit aussi que ces réussites ne sont totalement pas hasardeuses : ce n'est la chance seule qui a mis en place, d'un coup de baguette magique, l'ensemble des conditions nécessaires à leur réussite. Ils avaient réunis l'ensemble de ces conditions auparavant. L'histoire de Bill Gates est étonnante, on y apprend par exemple que sa mère avait un réseau de connaissances qui lui a permis de rencontrer de nombreux dirigeants dont notamment ceux d'IBM, les premiers clients qui, par l'une des plus coûteuses erreurs de jugement sur l'intérêt commercial du logiciel, participa à la création de Microsoft. Il a donc bénéficié d’un contexte favorable : l’accès à l’informatique à une époque où une salle se louait à l’heure, un cursus scolaire dans l’une des meilleures écoles du monde… Gates n’a pas parié sa vie en prenant un risque inconsidéré. Ainsi je rencontre régulièrement des gens qui attendent d'avoir une idée géniale à la hauteur des success story que l'on connait : ils essaient d'écrire, avec un certain romantisme, leur success story à l'avance. Nous avons tendance à vouloir ressembler à ceux qu'on admire en oubliant que la possibilité de réussir que l'on possède est intimement liée à ce que nous sommes au plus profond de nous même et pas à ce qu’on essaie de copier chez les autres. Le « mythe du Gates » crée cette illusion écrasante qui détourne de nombreuses personnes de leurs envies de projet. Le mythe du Gates est d'ailleurs parfois illustré quelqu'un de plus local, proche de soi comme un collègue, un parent ou un ami mais dans tous les cas ce que vous êtes est votre meilleur atout pour créer votre recette du succès et ce n’est pas en voulant ressembler à un autre que l’on peut exploiter ses talents. Alors que cela soit dans la préparation du projet ou durant son exécution, n'oubliez pas que les formidables histoires qu'aime particulièrement la presse ne doivent pas vous désarmer mais vous inspirer. Elles sont là pour nous montrer que nous pouvons aller beaucoup plus loin que prévu. Elles sont aussi là pour nous rappeler que nous devons être suffisamment intelligents pour reconnaitre lorsque nous avons de chance. Provoquez la chance et profitez-en mais n'attendez pas d'être une bonne histoire pour agir.

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Vous n’êtes pas Bill Gates et vous ne le serez jamais

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