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Le Comité exécutif du Fonds pour les Technologies Propres (FTP) a adopté, mardi au siège de la Banque Mondiale à Washington, le Plan d’investissement présenté par le Maroc pour le développement à grande échelle des projets à faible teneur en carbone. L’enveloppe accordée au Maroc, dans ce cadre, s’élève à 150 millions de dollars, indique, mercredi, un communiqué du ministère délégué chargé des Affaires économiques et générales. Accordé à des conditions concessionnelles, cette enveloppe vise à soutenir le Fonds de Développement de l’Energie (FDE) mis en place par le gouvernement marocain pour développer plus particulièrement les énergies renouvelables et les programmes d’efficacité énergétique. A travers ce Fonds, le FTP apportera un appui financier, particulièrement pour la production de l’électricité, le transport de phosphate par pipeline et le transport urbain à Casablanca, ajoute la même source. Le Plan d’investissement marocain a été fortement salué par le Comité exécutif du Fonds pour les technologies propres, compte tenu de l’approche novatrice adoptée par le Maroc combinant le FDE et le FTP, le grand potentiel des énergies renouvelables et d’efficacité énergétique du Royaume et son expérience réussie dans ces domaines. Ce programme s’inscrit dans le cadre de la politique du gouvernement visant à assurer la préservation et la protection de l’environnement. Dans ce cadre et en application des Directives Royales, une charte nationale de l’environnement et de développement durable, permettant la sauvegarde des espaces, des réserves et des ressources naturelles dans le cadre du processus de développement durable, est en cours de préparation par le gouvernement, précise le ministère. Dans ce domaine, et parallèlement à l’approbation du Plan d’investissement du Maroc, la Banque Mondiale avait procédé, en marge des Assemblées annuelles tenues au début du mois d’octobre à Istanbul, à la signature avec le Fonds d’Equipement Communal (FEC) d’un accord de partenariat en matière de gestion environnementale du secteur des déchets solides portant sur la mise en place d’un dispositif incitatif pour la promotion du développement propre au niveau des décharges publiques. MAP

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Le Fonds pour les Technologies Propres adopte le plan marocain pour le développement des projets à faible teneur en carbone

Le butane va augmenter de 1 à 2 DH, selon le projet de budget. Les prix à la pompe de 20 centimes par litre. La hausse de la TVA va-t-elle être répercutée sur le consommateur? D’après les premières simulations, les prix à la pompe devraient augmenter de 20 centimes par litre et la bonbonne de gaz butane de 1 à 2 DH dès le 1er janvier 2010. La partie n’est cependant pas complètement jouée, puisque les syndicats vont chercher à infléchir les choix du gouvernement. Et la décision finale reviendra au législateur, qui aura la lourde tâche de cautionner cette décision que certains qualifient de bombe sociale. Ce n’était certes pas le schéma initialement prévu, mais la réforme de la TVA laissait déjà envisager des répercussions. Les premiers concernés, qui tombent «sous le sens», selon Moulay Abdellah Alaoui, président de la Fédération de l’énergie, sont les produits subventionnés, notamment la farine de blé tendre et les produits pétroliers. Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la réforme de la TVA dont l’objectif du gouvernement consiste à en mettre en place une à deux taux, ce sur quoi travaillent déjà le département des Finances et la Direction générale des impôts. Un premier à 10% et un second compris entre 15 et 18%, selon le niveau de développement des recettes fiscales. Voilà qui justifie la hausse de 7 à 10% du taux sur certains produits, mais «le gouvernement verra comment répercuter de manière progressive cette augmentation fiscale». Pour Nizar Baraka, ministre des Affaires économiques et générales, la réforme de la compensation entamée au début de l’année commence à donner ses fruits: «L’optimisation du système de compensation a permis dans le cadre de la restructuration de la Caisse d’enlever le mou et le gras pour faire en sorte que les prix qui sont compensés correspondent aux prix et coûts réels de ces produits». Grâce à la mise en place d’un système de contrôle externalisé, confié à deux cabinets d’audits dont un étranger, qui devront produire un rapport de conformité des prix tous les 3 mois. Le ciblage (l’essence même de cette réforme), destiné aux populations les plus démunies, est également lancé. Il concerne le transfert monétaire direct conditionnel au profit des populations pauvres pour combattre l’abandon scolaire, qui touche chaque année 300.000 enfants. L’objectif assigné au programme Tissir, qui a déjà bénéficié à 80.000 élèves, va être étendu à 280.000 dès l’année prochaine. La Caisse de compensation leur accorde entre 60 et 100 DH pour les maintenir sur les bancs de l’école. leconomiste.com

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Gaz et carburants : Hausse des prix à partir de janvier 2010?

27 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under Gestion d'entreprise, News

Confrontées à la crise économique, les entreprises, qui veulent avancer et rester compétitives, se retrouvent contraintes de revisiter leur mode d’organisation. De nombreux consultants s’accordent à dire que la mise à niveau de notre tissu productif est d’abord affaire d’état d’esprit. Pour Abdellah Chenguiti, directeur des ressources humaines de Nexans Maroc et vice-président de l’AGEF : « Il est aujourd’hui indéniable que, pour gagner la bataille de la compétitivité, l’entreprise marocaine a, d’abord, besoin d’une reconfiguration complète de son style de management. Car comme l’a si éloquemment dit feu Fikry El Kaouachi, la vraie mise à niveau passe par les têtes de nos managers et le reste n’est que réformes d’accompagnement ». Et d’ajouter : « C’est dire que nos dirigeants doivent abandonner leur style de management affectif et paternaliste, de trancher avec la culture de l’obéissance aveugle et de l’autorité rigide, en faveur d’une nouvelle façon de diriger, fondée sur la performance, l’équité et la confiance». Des conseils à prendre au sérieux, car pour réussir il faut changer le mode de gouvernance afin de mieux préparer l’avenir. Maintenir ou restaurer le climat social, travailler en équipe, déléguer, revoir la politique de rémunération… sont autant de préoccupations auxquelles les directeurs des Ressources Humaines doivent faire face pour doter l’entreprise d’une bonne politique RH. En d’autres termes, il faut sortir des sentiers battus et changer même la relation patron-collaborateur, telle qu’elle est pratiquée dans la plupart de nos PME. «Le dirigeant est omniscient. Il sait tout, dicte la loi, répond à toutes les questions et n’écoute personne. Soucieux de protéger son statut de patron devant ses collaborateurs, il contrôle tout, ne laisse rien au hasard et ne sort de sa tour d’ivoire que pour donner des ordres», nous explique Abdellah Chenguiti. En fait la relation de ce genre de patron avec ses employés est de type paternaliste. Résultat : Le manager est plus préoccupé par la loyauté de ses employés que par leur compétence. «Un bon collaborateur est un « ould’nnass » , qui respecte la discipline et se conforme aux bons comportements. Cantonné dans des rôles infantilisants, il s’attend à se faire indiquer quoi faire, à être surveillé étroitement et exclu de toute participation à la prise de décision», précise le consultant. Une chose est sûre, les collaborateurs téléguidés et les patrons tyrans n’ont plus leur place dans un contexte économique changeant ou les compétences des collaborateurs deviennent la clé du succès. La rude concurrence à laquelle sont confrontées les entreprises aujourd’hui et la guerre des compétences qui est déclenchée sont autant de contraintes à prendre en compte. Le manager d’aujourd’hui doit faire le deuil de ce système archaïque de management et chercher à développer et à conserver les talents capables de leadership. Faire de la politique de rémunération un levier décisif pour fidéliser les collaborateurs et s’appuyer sur une bonne politique RH de proximité pour fédérer les équipes sont des pistes à explorer pour se démarquer. lematin.ma

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Revisiter les modes de gestion RH

La IIIème Semaine Méditerranéenne des leaders économiques se tient du 2 au 6 novembre prochain à Barcelone avec la participation de responsables gouvernementaux et d’institutions économiques de plusieurs pays des deux rives de la Méditerranée dont le Maroc, apprend-on mardi auprès des organisateurs. Initiée par l’Association des Chambres de Commerce et d’Industrie de la Méditerranée (ASCAME) et la Chambre de Commerce de Barcelone, la IIIème Semaine Méditerranéenne des leaders économiques se fixe comme objectif de “consolider le pilier économique de l’Union pour la Méditerranée (UPM) et son Secrétariat Permanent basé à Barcelone”, soulignent les organisateurs dans un communiqué parvenu à la MAP. Plusieurs rencontres d’envergure à caractère économique se tiendront parallèlement à ce rendez-vous annuel des leaders économiques de la région Méditerranéenne. Il s’agit de la 6ème édition du Forum de Développement économique de l’Afrique du Nord (NABDF, 2-3 novembre), du Forum économique de la Ville Méditerranéenne (MEDA CITY FORUM, 3-4 novembre), du Forum Euromed de Barcelone (5 novembre) et du Forum des Femmes Entrepreneurs de la Méditerranée (5-6 novembre). Des rencontres Business-to-business entre opérateurs économiques des deux rives de la Méditerranée sont également programmées dans le cadre de cette IIIème Semaine Méditerranéenne des Leaders Economiques. Elles sont destinées à renforcer la coopération économique dans la région méditerranéenne et à faciliter les échanges commerciaux et les opportunités spécifiques d’association entre les deux régions de la Méditerranée. Selon ses initiateurs, cette IIIème semaine Méditerranéenne des Leaders économiques se tient dans “un contexte particulier caractérisé par une crise mondiale sans précédent dans l’histoire contemporaine, qui laisse augurer une baisse significative de l’activité économique mondiale”. “L’actuel contexte impose plus que jamais une coopération plus étroite entre les deux rives de la Méditerranée pour faire face aux défis de la globalisation”, relèvent les organisateurs tout en affirmant que “la solution à ces nouveaux défis peut uniquement venir d’une réponse globale, rassemblant les différents acteurs qui composent notre société, ainsi qu’à travers l’Union”. “C’est le moment de travailler sérieusement pour l’Union pour la Méditerranée”, estime-t-on de même source, ajoutant que ce genre de rencontres contribuera à renforcer l’Union à travers la coopération économique régionale dans des secteurs clés pour le développement économique de la région MED comme l’industrie automobile, le textile, les banques, la santé et les TIC, afin de favoriser les liens commerciaux et les accords de partenariat entre les deux régions. MAP

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Le Maroc participe à Barcelone la IIIème Semaine Méditerranéenne des leaders économiques

26 Oct, 2009  |  Written by admin  |  under Gestion d'entreprise, News

Le e-commerce fait ses premiers pas au Maroc. Quoique quelques sites marchands aient vu le jour au Royaume depuis plusieurs années, tel celui développé par l’OMPIC en 2003. Un portail qui offre déjà le paiement en ligne de certaines prestations de services, comme la consultation des états financiers des entreprises. Mais «il aura fallu attendre le début 2008, pour qu’une vraie dynamique ne se crée, suite, entre outre, à l’apparition de nombreux sites marchands», fait savoir Samira Gourroum, directeur Business Developpement de Maroc Telecommerce. À fin 2008, le nombre de transactions confirmées et payées par cartes bancaires a dépassé 9.000 opérations, pour un montant total de 31 millions de DH. Ces chiffres sont réalisés uniquement par 10 e-marchands. Bien évidemment, si l’on intègre les opérateurs qui ne font pas appel à la plateforme de paiement en ligne de Maroc Telecommerce et qui préfèrent se faire payer par versement, virement ou en espèce, les chiffres prennent certainement de l’ampleur. Et ce, malgré le fait que «le paiement en ligne par carte bancaire représente environ 80 à 85%», estime-t-on auprès de l’Association marocaine pour le e-commerce et les services en ligne (AMECSEL). Par activité, c’est le e-tourisme qui a la cote. En effet, agences de voyages, compagnies aériennes, agences de location de voitures, hôtels…, réalisent une bonne partie de leur chiffre d’affaires grâce à Internet. En deuxième lieu se trouve le paiement de factures et de taxes (Lydec, Maroc Telecom, Meditel, la Trésorerie Générale du Royaume…) via le net. Si on se réfère au nombre de transactions, c’est le shopping qui se réserve la tête du podium. Pour 2009, l’optimisme est de mise. Maroc Telecommerce table sur 20.000 opérations pour un chiffre d’affaires de 100 MDH, qui seront réalisées par 60 marchands. Malgré cette tendance haussière, les sites marchands pourront faire mieux, à condition de «faire sauter plus d’un verrou», laisse entendre Kawthar Bouachrine, porte-parole de l’AMECSEL. Outre l’aspect culturel privilégiant «toucher avant d’acheter», le plus important reste le vide juridique. En effet, «la réglementation marocaine sur l’échange électronique des données juridiques est de caractère restrictif. Elle s’applique aux données juridiques échangées par voie électronique et à l’équivalence des documents établis sur support papier et sur support électronique et à la signature électronique», explique Tawfik El Idrissi, promoteur du premier hypermarché en ligne. C’est dire «qu’il n’y a pas une réelle réglementation du e-commerce au Maroc». En outre, en l’absence d’une loi protégeant le consommateur, en particulier l’OPC (offre préalable de crédit), difficile de proposer le crédit en ligne au Maroc (avec zéro papier); même chose pour souscrire des contrats d’assurance sur Internet. Et en cas de fraude ou non livraison, il n’y a aucune assurance pour protéger les e-marchands ainsi que les cyberconsommateurs. Conséquence, les internautes marocains se montrent méfiants vis-à-vis du commerce en ligne. Le préalable est d’établir la confiance entre les vendeurs et les acheteurs en ligne. Et c’est ce que compte faire l’AMECSEL. «Nous allons prochainement mettre en place un label garantissant un environnement de confiance et de sécurité pour les transactions et les échanges électroniques», déclare Yahya Qachach, président fondateur de l’AMECSEL. Ce certificat délivré par l’association, ajoute-t-il, assure l’authentification et le professionnalisme des sites marchands et garantit la qualité du produit proposé, notamment en ce qui concerne les prestataires techniques… Côté Etat, plusieurs chantiers sont ouverts, mais jusqu’à maintenant rien de concret. En attendant que tout soit mis en ordre, «les professionnels essayent de faire avec». Maroc Telecommerce vs e-marchand Plusieurs promoteurs de sites web marchands trouvent que les contrats qu’ils doivent signer avec Maroc Telecommerce pour intégrer la plate-forme de paiement électronique par carte bancaire sont contraignants. D’autant plus qu’ils ne sont pas négociables. Auprès de Maroc Telecommerce, on souligne que ces contrats ne sont pas du tout pénalisants et que leur élaboration est faite sur la base des best practices. Côté tarification, elle ne dépend que du volume. Autrement dit, avec l’essor que connaîtra le e-commerce dans les prochaines années, les tarifs seront revus à la baisse. Cela ne veut pas dire, indique-t-on toujours auprès de Maroc Telecommerce, que les tarifs actuels sont exorbitants ; «ils sont même comparables à ceux praticables dans plusieurs pays».

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E-commerce : Émergence dans la douleur

La diplomatie commerciale marocaine semble avoir gagné en maturité. Des opérations que l’on doit au marketing intelligent donnent incontestablement leurs fruits. Et voilà qu’après la réussite, après moult tractations, de la Logan made in Morocco, la consolidation de son image de marque prend des allures. Mardi prochain, Abdellatif Maâzouz, ministre du Commerce extérieur sera en visite officielle en Egypte pour l’inauguration d’un showroom qui sera consacré à l’exposition de la Logan au Caire. Il s’agit là d’un aboutissement dans un pays qui au tout début des négociations avait montré une farouche résistance à ce véhicule low cost fabriqué par la Somaca à Casablanca. Une récalcitrance qui ne seyait pourtant ni à l’esprit des accords Quadra entre le Maroc, l’Egypte, la Tunisie et la Jordanie, ni à celui de l’ALE d’Agadir entré en vigueur depuis avril 2007. Il a fallu faire un maximum de communication sur un certain nombre de critères principalement l’agrément technique et les règles d’origine. Certes, la Somaca et depuis le début de la production a donné toutes les garanties possibles, mais c’était sans compter sur d’autres poches de résistances qui ne dépendaient pas forcément de la qualité avérée du produit. D’autant plus qu’il se commercialisait sans encombre en Europe. Finalement, ces faux problèmes ont été dépassés et selon Maâzouz, le Maroc a pu écouler plus de 4000 Logan dans le marché égyptien. Elle est vendue à un prix variant entre 56.000 et 67.000 livres égyptiennes (84.000 et 100.000 DH). En plus, vu qu’il s’agit d’un accord de libre-échange et que par conséquent il n’y a pas de quota à imposer, le Maroc peut en exporter des quantités illimitées. L’on en conclut qu’il ne s’agit plus d’un problème de marché mais de production. La Somaca produit aujourd’hui à flux tendu, quelque 1.000 véhicules par mois et les ambitions sont ouvertes à toutes les perspectives. Mais l’usine a compris dès le départ qu’il faut être prudent avec des marchés dont le comportement peut être imprévisible. En y allant à petite dose, l’on a au moins la garantie de ne pas irriter certaines susceptibilités commerciales ou autres. En tout cas, le prochain déplacement du ministre au Caire comme tant d’autres visent à effectuer un travail de marketing préparatoire pour une prochaine production de l’usine Renault à Tanger. Durant ce déplacement au Caire, Maâzouz participera, également, à la conférence des ministres du groupe africain de l’OMC. Cette réunion s’inscrit dans le cadre de la préparation à la 7ème conférence ministérielle de l’Organisation prévue à Genève du 29 novembre au 2 décembre prochains. lematin.ma

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Inauguration mardi prochain au Caire d’un show room , consacré à l’exposition de la Logan

Les difficultés financières de l’opérateur de textile Legler Maroc continuent de passionner l’opinion économique et médiatique. En soulevant le lièvre sur la crise de la filière du jean surtout dédié à l’export, L’Economiste avait lancé un pavé dans la mare (cf. L’Economiste du 8 octobre, rubrique De Bonnes Sources). Le deal d’un investissement global de 1,8 milliard de DH, conclu en 2006 entre l’italien Legler SPA et le marocain Atlantic Group, pourrait être remis en cause, bien que dans le secteur du textile, l’on appelle à plus de discernement. Il n’empêche que la rumeur a déjà fait des dégâts, notamment sur la place boursière. A la clôture de la séance du 21 octobre, les indices se sont affolés sous l’effet de la rumeur sur la faillite de Legler Maroc. Le Masi a cédé 1,82% et le Madex 1,89%. Selon les analystes, cette contre-performance, la plus importante depuis au moins 3 mois, est imputable à la présence de trois banques cotées dans le financement de ce projet. Des contributions bancaires qui se monteraient à 1,1 milliard de DH et seraient réparties à hauteur de 700 à 800 millions de DH pour la BMCE, 300 millions pour la BCP et 100 millions pour Attijariwafa bank. Les questionnements portent sur le provisionnement ou pas de ces créances. Ce qui a, selon le marché, impacté le cours des trois banques. C’est ainsi qu’à la clôture de la séance d’hier, le titre de BMCE, réservé à la baisse, a cédé 6% à 239,80 DH. De leur côté, les valeurs BCP et Attijariwafa bank se sont toutes les deux dépréciées respectivement de 2,99% à 260 DH et de 2,94% à 262 DH. En dehors de sa dimension boursière, l’affaire Legler représente un véritable électrochoc pour une filière pourtant porteuse. En effet, le jean reste une valeur sûre du textile marocain. A l’échelle régionale, la filière revendique une production de 40 millions de mètres par an. A cela s’ajoute une demande mondiale pour ce tissu en pleine effervescence. Pour Mostapha Sajid, président de l’Amith, il est encore tôt pour mesurer l’impact. «Redressement judiciaire ne veut pas dire liquidation», a confié le président du groupement à L’Economiste. Quant à parler d’escroquerie, au motif que le projet a bénéficié d’incitations dans le cadre de convention d’investissement sous l’ère Jettou, c’est aller vite en besogne, poursuit-il. Pour le patron des textiliens marocains, «cette joint-venture est un fleuron du secteur, un porte drapeau qu’il ne faut pas jeter en pâture». Pour la petite histoire, Legler devait, de son projet au Maroc, faire une plateforme d’exportation vers les Etats-Unis. La rumeur sur son retrait définitif du marché laisserait beaucoup de monde sur le carreau. Et la menace du chômage pèserait sur pas moins de 6.000 emplois. leconomiste.com

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Bourse : Le redressement judiciaire de Legler Maroc affole le marché

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