Energie éolienne : Le Maroc mise 31,5 milliards de DH
Un programme intégré dédié. Objectif: passer d’une puissance de 280 MW actuellement à 2.000. Porter à 42% la part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité en 2020. C’est presque aussi énorme que le Plan solaire marocain (9 milliards de dollars d’investissement), reconnu «de taille à positionner le Royaume comme le leader de la région» dans les énergies propres. La convention cadre pour le nouveau programme intégré de l’énergie éolienne qui sera doté d’une enveloppe estimée à 31,5 milliards de DH, signée par le Souverain, lundi dernier, à Tanger, consolide ce leadership. Occasion pour donner le coup d’envoi de la centrale éolienne de Tanger Dhar Saadane, d’un investissement de 2,75 milliards de DH, installée sur une crête face aux vents dominants à 22 kilomètres au sud-est de Tanger. Le choix du site, dit-on, répond à un souci de préservation des routes migratoires des oiseaux qui survolent la région et du bien-être des populations rurales environnantes. D’ailleurs, les pales et les aérogénérateurs choisis sont du type à faible niveau sonore de manière à limiter les nuisances. La puissance installée de 140 MW du parc, couvrant une superficie de 410 ha, devrait fournir près de 526 GWh, soit 2,5% de la consommation électrique actuelle du Maroc. Le parc est composé de 165 aérogénérateurs et de 550 kilomètres de câbles de connexion.Selon l’ONE, sa mise en service permettra d’économiser l’équivalent de près de 126.000 tonnes de fuel chaque année. En plus d’éviter le rejet dans l’air de 368.000 tonnes de gaz polluants. En passant Tanger consolide son capital vent, car la région accueille déjà un premier parc éolien, celui de Koudia Al Baida, installé le long d’une crête éponyme, sur plus d’une dizaine de kilomètres. Il dispose de 84 turbines réparties sur trois sites dispersés. Le début de sa production d’électricité remonte déjà à septembre 2000 avec une puissance de 50,4 MW. Le tout nouveau parc que vient d’inaugurer le Souverain est lui cofinancé par l’espagnol ICO (Instituto de Credito Oficial) à hauteur de 100 millions d’euros, la Banque européenne d’investissement (80 millions d’euros), la banque allemande KfW (50 millions d’euros) et 20 millions d’euros à titre de participation de l’ONE. Pour rappel, c’est l’espagnol Gamesa qui avait décroché le contrat de réalisation de ce parc dont l’appel d’offres remonte à février 2006. A terme, le programme intégré de l’énergie éolienne, qui comporte outre la production de l’électricité, une intégration industrielle de la filière ainsi que la promotion de la recherche-développement et formation, portera sur l’édification de parcs éoliens. L’objectif est de porter la puissance électrique installée d’origine éolienne actuellement de 280 MW à 2.000 d’ici 2020. En attendant, la puissance totale installée devrait attendre 1.440 MW en 2012. La réalisation de ce programme intégré de l’énergie éolienne, combinée au plan solaire, permettra de réduire les importations d’énergies fossiles (notamment le pétrole) et d’économiser 2,5 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole) en combustible. De même, c’est près de 9 millions de tonnes de dioxyde de carbone à éviter chaque année. A noter que le plan solaire, inscrit aux projets bancables de l’Union pour la Méditerranée (UPM), s’inscrit dans un vaste programme en faveur des énergies renouvelables. Il ambitionne une capacité installée de 2.000 MW à l’horizon 2020, sur 10.000 hectares d’installations solaires réparties sur 5 sites dont 500 MW à Ouarzazate, qui deviendrait l’un des plus gros projets au monde. L’intérêt grandissant des Allemands pour les projets initiés par le Maroc dans les énergies renouvelables se confirme chaque jour davantage. La dernière preuve en date, le Forum sur le programme EMPower organisé par KfW à Casablanca. En tout cas plus rien ne semble se mettre au travers de l’ambition de l’Etat de porter à 42% la part d’énergies renouvelables dans la production d’électricité en 2020, à parts égales entre l’éolien, le solaire et l’hydroélectrique. Situation privilégiée Le nord est un lieu idéal pour l’installation d’éoliennes. Il se caractérise par des vents réguliers avec des vitesses moyennes de 10 mètres par seconde avec des pics enregistrés allant jusqu’à 20 mètres par seconde. Ces vitesses permettent une meilleure exploitation des aérogénérateurs qui pour la plupart ont besoin d’une vitesse minimum de 4 mètres par seconde pour commencer à produire de l’électricité. Les Espagnols semblent l’avoir compris. A quelques kilomètres de là, du côté de Tarifa, s’étend le plus grand parc éolien européen. Des centaines d’éoliennes brassent le vent pour produire de l’électricité à moindres frais, ce qui fait de ce pays l’un des plus compétents en la matière. leconomiste.com

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Abdelkrim Bsili, Entrepreneur, consultant indépendant en développement des Petite et Moyenne Entreprises (PME), accompagnateur de porteurs de projet, Formateur spécialiste dans le domaine de l’auto emploi, blogging & SEO.
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